SALUT A VOUS...SALUT A NOUS

 

 Bonjour


  Nous sommes une quinzaine de copains du Conseil Général du TARN. Entourés aussi de quelques potes du privé  et de quelques  retraités éclairés et épicuriens.

Nos sorties sont diverses.Petites routes tarnaises ,Albigeoise, Mont Ventoux 2004,  Cols Basques 2005, Pâques en  Quercy etTranspyrénéenne 2006…FINIELS et sources du Tarn et du Lot en 2007.   Bordeaux-Paris et l'Autour du TARN en 2008...
 
2009 nous a fait renouer avec le Mont Ventoux et un départ en vélo depuis Albi
.2010  nous a permis d'écrire une nouvelle page de la Grande Traversée des ALPES. 
2011 vient de nous emmener en Auvergne, dans le Cantal.Notre Bouclier Arverne!

Michel, "l'écrivain public"
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ARVERNE2011M.jpg
                        création artistique de Jean Philippe DOUMERC
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Bouclier Arverne

 

Lundi 10 avril 2006 1 10 /04 /Avr /2006 11:59

Sortie du 8 avril 2006

 

Saint Martin, le gouverneur et son ami l’entrepreneur

 

 

Le mail d’André le précisait. « … Deux sorties sont programmées pour cette escapade en Ségala aveyronnais du samedi 8 avril 2006.

 

Sortie de 100 kms cornaquée  par Walter avec départ à 8h depuis le stadium vers Cagnac, Monestiés  (20 kms), puis Trévien, Montirat, S'André de Najac (44 kms), descente vers Laguépie et retour par Cordes (66kms), Vindrac, Loubers, Frausseilles, Albi (100 kms).

 

Sortie de 130 kms avec départ à 13h30 depuis le Stadium. Même circuit que le matin jusqu'à St André de Najac puis direction Lescure Jaoul et la Salvetat Peyralès (75 kms), Mirandol, Monestiès et Albi. Total 130 kms et 2300 m de denivelé » ...

 

Juste appréciation des envies des uns et des autres. Similaires dans l’amour du vélo et du partage de « bons moments » en groupe, plurielles dans la définition des « grands objectifs sportifs »  et dans les conditions de leur préparation. A part çà, on est tous potes et on entend bien le rester.  

 

8 heures … stadium. Le Cyclo Randonneurs  Albigeois accueille de nombreux  cyclo extérieurs pour une  journée spéciale. Le  parking regorge de tenues chatoyantes. Joli présage.

 

 Devant la cabine téléphonique, lieu de notre rendez vous, je retrouve Walter et Alain et fais connaissance d’un nouveau complice Jean Marc.

 

 On récupère Dany devant le Leclerc de Lescure . C’est parti vers Cagnac via  l’ex centrale thermique de Pélissier et la côte dite de la Mouline ( ?) ou de Milhiars et de la Gorsse.  De quoi déjà fournir quelques efforts.

 

On rejoint Monestiés par Taïx et Blaye en empruntant en sens inverse une portion de l’itinéraire de la fameuse étape contre la montre du Tour 2004 .Déception, Françoise , autre collègue sportive, ne se trouve pas finalement au rendez vous escompté en la cité de Bajen.

 

On passe devant l’Hostellerie des Lauriers – souvenir d’un dîner annuel avec  conjoints et conjointes- puis devant  la chapelle et sa piéta – autre émotion culturelle de mes années Tourisme - avant d’entamer plusieurs escalades vers Trévien et Montirat.  Intéressantes et exigeantes..

 

La récompense après l’effort ne tarde pas. La portion ( environ 13 kilomètres) entre un carrefour routier sur un des plateaux d’avant  Montirat et Saint Martin de Laguépie demeure  un régal !

 

 J’ai toujours aimé le Viaur, l’ai parfois parcouru à pied lors de notre époque « mirandolaise  » avec un autre Françis . Sans y trouver d’or mais des moments d‘amitié.

 

 Ce matin, on longe la vallée et, comme dit Alain,  ses «  faux plats descendants et parfois  ascendants  » en retrouvant les mêmes sensations que la fois précédente ,en compagnie notamment de Pierre C, Jacques R ,Jean Louis , Pascal et quelques autres collègues. On respire de plaisir .

 

On fait une courte halte (ravitaillement – soulagement)  à Saint Martin, le temps pour moi aussi d’admirer le pont et de faire comme Walter : enclencher le triple plateau en prévision de la montée immédiate sur la route de Cordes. Et  ses fameux virages à 180 degrés !!!

 

Le temps enfin de penser à un résident  célèbre de Saint Martin, un certain Chris Patten , chancelier de l'université d'Oxford après avoir été le dernier gouverneur de Grande Bretagne à Hong Kong. Et donc ultime « descendeur » du drapeau de sa Gracieuse Majesté  devant toutes les télés, ou presque, du monde des pays riches et historiques. Remember..

 

Ce brave homme vient d’être interviewé par le Monde daté du 8 avril. Et il y déclare sans ambages que  "le manque d'esprit d'aventure des Français est assez déprimant".J’en parle dans ma revue de presse électronique Info-Veille.

 

A la question « ...Que disent vos amis français ? » … il en rajoute une couche « ....L'un de mes meilleurs amis a une petite entreprise dans le Tarn. Il emploie huit personnes, mais il pourrait en employer douze ou treize. Il ne le fait pas par crainte du surcoût social. A cause de ce genre de problèmes, beaucoup d'enfants d'agriculteurs de la région sont au chômage. ... »

 

Si la côte et ses virages ne me faisaient tant grimacer, je sourirais en pensant que dans les types croisés il y a quelques minutes en traversant Saint Martin figure , peut être, l’ex gouverneur ou son ami . Le Monde, la mondialisation …et le  village ! Si loin et si près !

 

Nouvelle récompense, la descente vers Cordes nous ragaillardit. Surtout moi qui ai peiné précédemment. Serait ce la pizza « ès spécial » du Napoli d’hier soir qui me pèse ? A  en voir le résultat sur el Fanfaronissimo, l’entrecôte milanaise constituerait elle un meilleur principe de précaution alimentaire ?

 

Serait ce aussi une certaine gaucherie dans le choix de la tenue cyclo ce matin, après la douche ?. En tout cas, maintenant il fait chaud et mes habits collent à la peau. Je ne me sens pas vraiment à l’aise. Ou plutôt aussi engoncé que lors de la montée, l’année dernière, de la Hourquette. C’est peu dire !

 

Autre superbe souvenir malgré tout ,avant d’arriver vers  Cordes. L’irruption bondissante devant nous sur la route d’un jeune cerf sans bois ou d’un valeureux chevreuil , à  l’allure musclée, souple et  élégante .En traversant ainsi  ..le sacré bestiau aurait pu nous faire chuter, réalisons nous après la beauté de la scène.

 

On déchausse à Cordes pour franchir le marché et récupérer la direction de.. la Maison de Retraite. D’autres souvenirs me remontent  en la dépassant. On rejoint ensuite Albi par Virac, Labastide –Gabausse , Blaye , Cap Découverte et Cagnac. Si l’itinéraire initial  n’a pas été respecté, le kilométrage s’en est finalement rapproché ( 103 kilomètres ).

 

Je souffre un peu à l’assaut de Labastide-Gabausse.  Les copains m’attendent ou viennent me rechercher . On poursuit. Je discute un peu avec Dany du blog velossimo et du principe de  la création , de fait, de  deux groupes de niveau selon les festivités annoncées. Manifestement, on se comprend.

 

Alain et Walter font  demi tour à Blaye , à la recherche d’un K way tombé de la poche d’un  maillot. On termine à trois.  Dany et Jean Marc taillent la bavette tout en m’entraînant vers la fin du périple. Ca fait plaisir !

 

On se quitte ravis, après quelques dernières considérations avec Jean Marc sur l’art de vivre alimentaire et ses plaisirs. Après  une pensée pour le groupe cyclo de l’après midi et ses futures performances. A l’heure où plusieurs d’entre nous apprécieront le match de rugby  Stade Toulousain –Biarritz ! Et dire que vendredi après midi, nos copains les stars sont déjà sortis sur un parcours escarpé . Ils travaillent l’enchaînement des  efforts .

 

Notre moyenne horaire ne restera certainement pas dans les annales mais  , pour moi,  Saint Martin de Laguépie, l’ex gouverneur Patten et son ami l’entrepreneur auront  marqué d’une empreinte originale cette agréable sortie en Ségala , vallée du Viaur et pays cordais.

 

 

 

 

 

 

 

 

                  

 

 

 

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Lundi 3 avril 2006 1 03 /04 /Avr /2006 12:30

 Ier avril 2006. 

 

 Le vélo, le CPE et la sortie de crise.

 

Cette semaine, entre mon rhume persistant (merci Walter) et les désirs des stars de durcir chaque fois un peu plus leurs sorties d’entraînement…j’ai volontairement rompu momentanément avec le peloton du samedi matin...

 

Malgré quelques sollicitations familiales prévenantes pour ma santé – ne prends pas de risque…tu n’as plus vingt ans…commence par guérir ta toux…- j’avais pourtant promulgué et maintenu le projet de la  rando cyclo de fin de semaine.

 

J’y ai pensé au boulot en réfléchissant, dans le cadre de l’Agenda 21, à d’éventuelles  propositions relatives aux déplacements en tout genre des agents du CG  et à la  désormais sur occupation du parking central. Et si le vélo pouvait contribuer à changer «  durablement » les pratiques actuelles ?

 

J’y ai aussi pensé  lors de la grandiose manif de 16 000 Tarnais pour le retrait du  CPE. En incitant  mon pote Robert le banquier sudiste à venir nous rejoindre…Lequel m’a aussitôt répliqué « Oui, mais , faut pas rêver, c’est ni possible ni souhaitable, avec le rythme que vous avez maintenant, que pourrai je faire ? .J’suis pas maso… »

 

Ca m’a fait marrer un peu et plutôt   réfléchir, moi qui n’arrive plus à suivre les stars sur l’ensemble d’un parcours. Et si le maso, c’était moi alors que je recherche plutôt le plaisir du partage ?

 

Cette manif , ses mots d’ordre d’équité et les simagrées télévisées du vieil homme de l’Elysée ont dû me souffler quelques  idées. Dans l’air du temps.

 

 Samedi, à six heures trente, en toussant et en écoutant la météo, j’ai de fait suspendu unilatéralement ma participation à la sortie du jour des        « stars » et, s’il en reste,  des éventuels « nazes ». Pas assez en forme par rapport au rythme d’ensemble ;

 

Tant pis pour Vaour et la cour de l’école si symbolique des débuts et des grandes heures de l’Eté de Vaour. Souvenirs, souvenirs…

 

Ce  retrait a été suivi  d’une auto proposition alternative pour…le lendemain.  Une escapade de substitution en somme, auto acceptée,  plus conforme à mes attentes  et  capacités et à mon programme  de préparation de «  l’étape », une et unique,   des  Pyrénées. Quitte à me retrouver solitaire ...pour l’instant.

 

Résultat , même après une délicieuse Soirée Couscous au Poisson la veille, près de 100 kilomètres de plaisir et d’efforts conjoints , de 8h50 à 13H35 , à 22 km/h environ de moyenne, entre Albi, Florentin le bas, Labessières Candeil, Cadalen, Brens, Senouillac, Cahuzac, Noaïlles, Saint Sernin de Mailhoc, Cagnac , Albi et…ses environs immédiats pour voir apparaître en arrivant rue Lamartine le chiffre cent sur le compteur.

 

J’en retire une certaine satisfaction (ah, le faisan !, ah le perdreau !) même si, bien évidemment , le vélo en solitaire  est moins marrant et plus dangereux qu’à plusieurs. Donc pas vraiment souhaitable. Ce n’est pas vraiment ce que l’on cherche. Aucun d’entre nous.  Notre association nous a permis de partager beaucoup d’émotions et de forger le groupe. On en redemande, bien sûr.

 

Comment ? Tout est dans la question. On a raison de la poser. Aujourd’hui, que devient il   ce groupe  du point de vue de la cohésion et de l’équité? Les niveaux de forme et les capacités physiques ne segmentent ils pas de plus en plus les affinités ? Et les objectifs de réussite sur l’Albigeoise et sur  la  traversée des Pyrénées sur plusieurs jours peuvent ils réellement concerner uniformément tous les copains et faire déterminer les itinéraires de sortie et leur rythme d’hiver et de printemps?

 

N’y a-t-il pas quelques propositions ou formules complémentaires à inventer ? Entre tous. Aussi bien pour le grand objectif que pour les sorties classiques ? Différentes, par exemple, de celles d’un départ «  pleine bourre » avec bon de sortie des stars au bout d’un certain nombre de kilomètres.

 

Parmi les copains, les minoritaires, les individuels, les « qui s’y remettent gentiment »,   les non assidus ou les jamais présents  aux sorties bi ou tri hebdomadaires, voteraient certainement   pour des  sorties  dynamiques new look.  Impliquant naturellement toujours un certain  dépassement  de soi même, différent de l’un à l’autre. Et nous  procurant    en contre partie des moments de plaisir, de dialogue, de franche rigolade, d’observation du  patrimoine. La où y’a du plaisir, y’a de l’oxygène.

 

Et si on en causait ? Ensemble ?

 

Du CPE au vélo…tout passe par la concertation avant la prise de décision. Vivement  …la sortie en groupe de samedi prochain et ses préparatifs!

 

 

 

 

 

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Lundi 27 mars 2006 1 27 /03 /Mars /2006 16:08

      

Peu avant sept heures, ce samedi 25 mars,  le téléphone sonne. Walter a entendu la pluie tomber au petit matin .Au moment où il me demande si on prend le risque de sortir, quitte à jouer   jouer «  cycling in  the rain  », elle semble continuer –modérément- de tomber dans son quartier. L’indécision le turlupine..

 

Pas trop longtemps. J’y remédie. « …Yes, man…on y va… on verra bien .Les copains vont venir.  Et mon sac à dos- porte –bonheur peut  transporter les K way … Just do it… » ….

 

On se retrouve pour 7H30 devant le stadium. Bernard, Alain, Walter,Xavier, André et moi. Les tenues diffèrent , tant la douceur de la température et les menaces de pluie occupent les esprits. Lolo a sorti les gambettes, il porte le cuissard court. André a casé son K way dans son faux bidon. El Fanfaronissimo me confie le sien à peine arrivé au rendez vous.

 

En attendant l’Ange Blanc- mais il ne viendra pas-on admire le nouveau vélo carbone d’Alain. Made in Andouard, notre nouvelle quasi référence. Jolie machine, profilée et tout et tout. Avec un tel joyau, l’Artisan du Séoux va pouvoir nous en faire voir  de toutes les couleurs.

 

On quitte Albi pour Roquecourbe via deux itinéraires de départ convergeant en vain vers les terres de Denis avant de rejoindre les environs de Fauch, Ronel, Réalmont, Finotes, les Fournials.

 

Réalmont la charmante somnole encore quand nous la traversons. Et pourtant. La bastide  va connaître une journée exceptionnelle…à marquer d’une croix rouge et d’un sculptural minois médiatique, espérons, toujours bénévole. L’un étant lié à l’autre. La Croix Rouge Française et réalmontaise à la venue ce jour d’Adriana Karembeu sans son mari footballeur .  Mum, ma fille, secouriste diplômée  ( et plus encore) a failli être de la photo de famille sous la halle centrale !

 

Finotes. Les vaches s’en souviennent encore. Admiratives et ruminantes. Fier et heureux, el Fanfaronissimo nous y a mis près de cent mètres dans la vue…Avec la complicité de tous puisque on l’a autant incité à attaquer dans le «  faux plat ascendant » qu’on a fait preuve d’application collective à laisser volontairement l’écart se creuser. Même moi,je trouvais notre rythme peu soutenu !

 

 

En arrivant à Roquecourbe, je repense à cette récente soirée gastronomique des Cuisineries Gourmandes.  En la Chaumière d’Albret et sous le signe de la production et de la cuisine artisanale du  cochon . Un régal mais une autre histoire..

 

Entre Roquecourbe et les environs de Vabre, la route de la vallée de l’Agout, faussement plate,   sait user un peu nos organismes .Un hors d’œuvre avant un premier plat de résistance , l’éreintante montée vers Montredon Labessonnié. Belle et serpentée, évoquant aussi pour moi d’autres souvenirs touristiques. Plusieurs copains viennent gentiment me rechercher autour du Pradel. Je suis monté..à mon rythme. Et ce n’est, ce ne sera,  manifestement pas le leur.

 

L’effort passé, la forme revient. On s’amuse un peu, à tour de rôle, sur les plateaux de Montredon Labessonnié. On y sprinte  quelques instants à plus de 5O kms/heure.

 

Arrêt ravitaillement en eau et descente vers de proches et nouvelles aventures.  Autre plat de résistance à digérer, la côte entre la vallée du Dadou – La Roque des Sudre- et Saint Antonin de Lacalm.

 

A son sommet, je retrouverais Walter et Alain. Les « stars » ont bénéficié d’un bon de sortie pour corser le retour vers Albi. Nous , on se contente de rentrer par Fauch.

 

Les jambes sont parfois lourdes, notamment sur les côtes pourtant approchées avec précaution . En utilisant le triple plateau.  «  Le petit » , comme on dit.

 

C’est alors que j’apprends  les  exploits de la semaine des copains les plus aguerris. Mardi ou mercredi, Denis, André , Xavier  ont, sauf erreur,  repéré le parcours de la petite Albigeoise. Apparemment, Denis a accompli la totalité du périple sur «  la grande plaque ».

 

Quant à  Bernard et Hervé, ils sont  sortis vendredi après midi sous la pluie jusqu’à Vaour.

 

Hervé très certainement à la base du phénoménal projet de traversée des Pyrénées d’ouest en est de juin prochain, a sincèrement confessé que , dans ses sorties tarnaises , pour bien se préparer, jamais il n’utiliserait le petit plateau. Question d’honneur et de volonté.

 

Bon courage , ami Hervé , car on te connaît suffisamment pour savoir  que tu respectes toujours tes engagements. Et chapeau … « el volontarissimo » !

 

 

 

 

 

      

 

 

 

 

      

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Lundi 20 mars 2006 1 20 /03 /Mars /2006 09:47

 A pied…et  en vélo !

 

D’habitude, le samedi matin, vers 8h15, on se retrouve entre six et dix comparses devant le stadium albigeois. Ambiance vélo et copains.

 

Ce samedi 18 mars, à 10 heures, place du Vigan, changement de situation : nous voici soudain beaucoup plus nombreux. 7000 selon les organisateurs, 3000 selon la police. Ambiance manif et marcheurs de tout âge et de tout horizon .

 

L’objet du rendez vous n’est évidemment pas le même. Ici et maintenant, il s’agit d’exprimer à pied à Galouzeau de Villepin que son CPE et sa manière de l’imposer ne sauraient être acceptés.

 

Ce refus ouvre la porte à bien d’autres questions « fortes » sur l’insertion professionnelle de chacun – et notamment de chaque jeune - durant sa vie .Sur  un partage plus équitable  des moyens et des richesses. Afin de donner à chacun la chance de vivre durablement.  Des questions pleines de sens méritant autre chose qu’entêtement et  orgueil de la part du Premier Ministre . Des idées à débattre entre toutes les générations, pas uniquement au Parlement.

 

C’est rare que je fasse ainsi «  grève de vélo ».Bernard (Lolo) aussi, vraisemblablement.  Parfois , ça  a même été l’inverse .La pleine  journée de grêve  s’est quelques fois décomposée en matinée cyclo et après midi manif.

 

Aujourd’hui, ce n’est pas possible. Les stars et autres irréductibles ont presque tous maintenu la sortie matinale. Le tournoi des six nations présente… 3 matches télévisés l’après midi dont Galles –France. Excusez du peu !

 

Je me suis promis, compte tenu de ces évènements exceptionnels et de quelques dysfonctionnements informatiques au boulot perturbant INFO VEILLE, de m’organiser en conséquence.

 

Sortie solitaire jeudi après midi et récidive éventuelle dimanche matin. Histoire d’emmagasiner des kilomètres faisant défaut et de travailler   , à mon rythme, souffle, position et résistance au vent. Ce sera, dans les deux cas, vers la vallée du Tarn, St Sernin sur Rance , les Monts d’Alban, les Quatre Chemins . Sur l’itinéraire des Stars…si je me souviens de leur tracé.

 

Je retrouve tellement de copains et connaissances durant la manif – notamment l’ancien chauffeur de Jacques Durand P’tit Louis -que j’en oublie de penser aux cyclo. Et pourtant, j’imagine, y aurait de quoi raconter.

 

Comment Alain, l’artisan du Séoux accessoirement briseur de chaîne, a-t-il dévoilé son nouveau magnifique vélo de chez Philippe Andouard ?  A-t-il expliqué aux copains le résultat de ses négociations avec Arlette ? De source proche, j’ai appris qu’il est «  bon » pour retapisser assez rapidement la salle à manger et  quelques pièces du domicile.

 

Comment « El Fanfaronissimo » a-t-il assumé mon absence le transformant de fait sur l’ensemble du périple  en traînard du groupe ? S’est il fait respecter à sa manière ?... en montrant  à tous   son exceptionnelle pointe de vitesse sur  les premiers mètres de la sortie ?

 

Et Françis, comment a t’il pu retrouver le bon niveau d’endurance si, dès le départ, le rythme s’est  fait « costaud –costaud »?

 

Et Denis, Hervé,  André ,  Xav? Où en sont ils de leur double préparation de l’Albigeoise et des Pyrénées ? L’itinéraire du jour et ses variantes pour le retour – crochet par Montfranc et Saint Jean de Jehannes- laisse supposer qu’ils veulent « durcir » leur seconde portion tout en laissant à d‘autres la possibilité de rentrer plus facilement. Et Dany, Didier, quel choix ont-ils fait ?

 

Les copains  ont du causer maillot aussi puisque la proposition du designer circule entre nous par messagerie. Et que son Tarn ressemble quelque peu aux Hautes Alpes.

 

Week end conséquent. Laporte, Pelous et les gars du XV de France    ont ( avec chance ?) gagné le match contre le Pays de Galles et remporté le Tournoi des Six Nations. Galouzeau le Héron Cendré résiste «  à la rue »mais il a dû perdre de sa superbe devant toutes les manifs. Chacun en convient, la semaine s’annonce «  chaude ».Joan Bez est venue chanter à Albi.

 

Les copains ont dû bien rouler. Et même, pour plusieurs, économiser le triple plateau destiné aux exploits extérieurs au Tarn .  J’en saurais plus lundi. Quant à moi, en trois jours, j’affiche sereinement 225 kilomètres supplémentaires. A pied ( 5 kms ) et en vélo ( le reste en deux sorties ! ).

 

Je rattrape un peu mon déficit kilométrique , allonge les sorties et m’aguerris contre le vent d’autan. Notamment cette fois ci entre Montfranc et Saint Jean de Jehannes. Sacré souvenir. Denis vient de passer les 2000 kilomètres, j’atteins maintenant les 1100 ...Presque le niveau d’El fanfaronissimo .

 

 

La route est longue et la pente est raide , disait un philosophe contemporain du Marais Poitevin, créateur de raffarinades. C’est toujours vrai mais , à pied et à vélo, ce week end a été pour moi…manifestement positif.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Lundi 13 mars 2006 1 13 /03 /Mars /2006 08:37

Briseur  de chaîne !

Longtemps, on s’est tous demandé si on allait pouvoir «  rouler  » ce samedi 11 mars.

La météo qu’ « el Fanfaronissimo » commence à consulter au boulot dès le lundi ou le mardi matin  (selon qu’il consomme  ou pas sa  RTT bimensuelle) ne promettait rien de bon pour Midi Pyrénées et pour  le Tarn.

 La veille, l’écoute des prévisions différenciées  de  France 3 Tarn, France 3 Région ou France 2 a amplifié notre doute. Pleuvra, pleuvra  pas ? A quelle heure ? Fortement ou pas ? Tout le temps ou par moments ?

La pluie a sévi en tout cas, fortement et longtemps vendredi après midi. Au point de priver Hervé et Bernard de leur habituelle rando en duo .C’est dire !

On se retrouve quand même ce samedi à 8H15 devant le stadium, à neuf copains. Denis, André, Hervé, Alain, Bernard, Francis, Didier, Walter et moi. Les protège-pluie ou K way occitans  sont de sortie, pliés au plus serré possible  dans une poche ou un faux bidon. On s’interroge encore sur la météo mais «  allez, on y va ».Denis emmène le groupe.

Direction la vallée du Tarn par Bellegarde, Ambialet et Curvalle , remontée vers les monts d’Alban par Miolles, retour par Alban, Teillet ( pour les stars), le carrefour des Quatre chemins ( pour les autres) ,Fréjairolles et Albi. Une centaine de kilomètres avec quelques difficultés ascendantes et un retour vers la maison plutôt « confortable ».

On démarre de bon cœur et de bon rythme. Sérieux et collectifs.  A Bellegarde, je pense à Manu, le métallier  installateur  de  fenêtre au bureau qui retape une ferme près du village.

La route reste  très souvent  mouillée. On descend raisonnablement vers Fabas et Ambialet. En vallée, tout en roulant « costaud » on aperçoit le dos rond de la rivière .Quelques flaques et quelques branchages sur la chaussée.  Et des ruisseaux actifs dans les fossés. Le Tarn n’est pas au mieux de sa forme : mine marron et corpulence boursouflée.

A Curvalle, Francis et Didier préfèrent rejoindre Alban  directement et nous laissent nous coltiner avec nos chemins de traverse en direction de Plaisance et Miolles.

Ils ne savent pas, et nous non plus, qu’ils louperont un épisode inédit  de nos aventures cyclo. Dans le Lot, et pour cause de mise en scène, on l’aurait appelé Chaînon manquant. A la télé, le maillon faible.  Ici  ce sera différent.

C’est Alain, l’artisan du Séoux, qui l’écrira. Lui, à l’accoutumée,  si gentil, si discret,si doux – du moins le croyions nous jusqu’à aujourd’hui. Chouette copain .Bon compagnon  de virées à deux roues injustement privé de Pays Basque, en 2005, par une araignée du Ségala.

 

Je ne lui connais qu’un seul défaut, minime. Il ne supporte pas de voir un vélo mal en point et nous ( me) fait la leçon à chaque fois qu’un vélo couine,  qu’un cadre respire la saleté, qu’un pignon saute,  qu’une chaîne souffre …

 On a toujours accepté ses réflexions censées  car il prend naturellement soin de son vélo. Et de ceux du beau frère puisqu’il a prolongé la vie de «  l’ex  »  du Diable Rouge  de quelques mois. Le souvenir de ses propres ennuis de dérailleur, le 15 mars 2003, le long des talus de la Condomine , l’a d’ailleurs vraisemblablement incité à soigner encore plus sa monture.

Que nenni, les amis !.Que nenni ! L’artisan du Séoux vient de briser sa chaîne. En faisant le beau, m’a-t-on dit, avec Bernard, dans la côte vers Miolles. Quelques kilomètres avant le village si réputé pour ses fruits et ses menhirs.

Comme souvent, puisqu’il s’agit de côte, je n’ai rien vu de la scène. Trop loin par rapport au groupe et appliqué à monter à mon train tout en dégustant le paysage enneigé.

Je me souviens d’avoir finalement rattrapé en vélo tous les copains, pied à terre, en cercle autour d’ Alain . Le représentant de la  première entreprise de France semble contrarié et consterné.

En  dépassant ces piétons – l’Ange Blanc m’a sagement recommandé de ne pas m’arrêter en si bon chemin – je vois toutes leurs mains inertes,  impuissantes à renouer les maillons de la chaîne. Le maillon…faible.

Walter me rejoint et m’informe que l’incident n’est pas réparable.  Seul recours  de proximité avant d’appeler les  Albigeoises, les cousins d’Hervé habitant… Miolles

La prévision s’avère bonne. Hervé sait où trouver Mr et Mme VIEULES, ses cousins, réputés producteurs de fruits et légumes eux même réputés de ce village lui aussi réputé à plusieurs titres  .Fruits, menhirs et micro climat.

Il fait un peu frisquet – et l’un d’entre nous sait le faire remarquer- mais  la gentillesse des cousins d’Hervé fait chaud au cœur. Françoise, la cousine, se propose aussitôt pour  récupérer  notre copain avec son fourgon…Mercedes. En principe, Arlette viendra le rechercher …au chaud, chez eux. Producteur agricole et artisan briseur de chaîne – tous deux bricoleurs de génie- font front commun.

On repart soulagés…sans Alain.  Retour sans histoire, hormis quelques minutes de petits grêlons incisifs. Avant de nous rejoindre à Fréjairolles,  Denis, Hervé, Bernard et André  s’offrent une escapade supplémentaire vers Teillet alors que nous rentrons plus sagement, l’ex Diable Rouge et moi par les Quatre Chemins. Encore que…

 

Pour une fois, je termine la sortie plus en forme que Walter.  Et m’offre même un  court sprint lorsque Bernard, Hervé et  André nous rattrapent. Je finis donc largement devant Walter.

 Bernard,  avant nos séparations et après le giratoire de l’Ecole des Mines, me lance, amusé  « ... Michel,… le Fanfaronissimo...tu  lui a mis « un rond point  sur les i ».

Et sans briser ma chaîne, mon cher Alain !

 

 

 

 

 

 

 

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