SALUT A VOUS...SALUT A NOUS

 

 Bonjour


  Nous sommes une quinzaine de copains du Conseil Général du TARN. Entourés aussi de quelques potes du privé  et de quelques  retraités éclairés et épicuriens.

Nos sorties sont diverses.Petites routes tarnaises ,Albigeoise, Mont Ventoux 2004,  Cols Basques 2005, Pâques en  Quercy etTranspyrénéenne 2006…FINIELS et sources du Tarn et du Lot en 2007.   Bordeaux-Paris et l'Autour du TARN en 2008...
 
2009 nous a fait renouer avec le Mont Ventoux et un départ en vélo depuis Albi
.2010  nous a permis d'écrire une nouvelle page de la Grande Traversée des ALPES. 
2011 vient de nous emmener en Auvergne, dans le Cantal.Notre Bouclier Arverne!

Michel, "l'écrivain public"
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ARVERNE2011M.jpg
                        création artistique de Jean Philippe DOUMERC
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DEBUT 2007

Lundi 27 octobre 2008 1 27 /10 /Oct /2008 12:04

 

Sortie «  au train »…. et chemin «  de fer » !

 

Samedi matin 25 octobre .8h30 au Stadium . On se compte. Sourires : nous voici  50% de plus d'effectifs que la semaine dernière!

 

Bernard est venu se joindre à notre petit groupe avec un rayon neuf pour la dernière sortie avant le changement d'heure!

 

Dés le départ sortie au "train". Le premier signe ne trompe pas. La Micheline Albi Carmaux s'arrête à notre passage vers le restaurant inter administratif !

 

Passage à Terssac puis à Marssac où les panneaux restent un petit jeu de groupe  puis direction Fayssac et fugitive découverte d’ une cave à vin "Jouvert" semblant  fermée! 

 

Sur la RD6 en direction de  Cahuzac j'indique à mes coéquipiers du jour que nous passons sur le tunnel ferroviaire uniquement repérable par sa petite cheminée d'aération plantée au milieu d'un champs.

 

Cette information nous emmène donc à contourner la gare pour passer sous le viaduc de Cahuzac ouvrage en brique qui permet au train de franchir la vallée de la Vère.

 

Nous montons sur Arzac hameau connu par les vélocipèdes du CG pour sa cave visitée  lors des journées Gaillac  primeur de 2007 et d’avant! 

 

Nous nous arrêtons  sous un ouvrage SCNCF pour libérer nos vessies avant de  croiser un peu plus loin un TER!

 

Notre sortie nous emmène à Donnazac , Frausseille , Vindrac . On s’en retourne  par la mythique vallée du Cérou . On s’y entraîne à réaliser des rouleaux suite à un petit vent qui se lève.

 

Monesties , halte buvette mais pas de présence de Scénic vert! Peut être Walter se réserve t’il pour d’autres festins d’anniversaire le dimanche soir sur Albi.

 

Retour sur Albi vers 12 heures après un chemin «  de fer » de 90 kilomètres de bitume avalés à un train................

 

DIDIER MANDIRAC
Équipements et dépendances
Tél. : 05 67 89 62 88


 

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Lundi 14 mai 2007 1 14 /05 /Mai /2007 14:26

(photo des gorges de GALAMUS)

       Monter et vaincre le col de Pailhères par Mijanès ! L’idée a dû émerger en juin dernier, lors de la fabuleuse randonnée transpyrénéenne, entre Saint Jean de Luz et Cerbère. Celle dont un CD rom souvenir sera bientôt ( ?) transmis au Duc de Chevreuse  par «  notre dévoué secrétaire ».Lequel en profitera aussi par rajouter Jean Louis sur toutes ses  listes de diffusion ( !!!).

 

En ce temps là,  le col de Pailhères, +haut col routier ariégeois, était au programme de la journée de retrouvailles entre les stars du groupe et nous, leurs copains  accompagnateurs. Nous étions désireux de les soutenir, de  pédaler un peu et de connaître le camping d’Aulus, la maison  de la Cabanasse, le dortoir du gîte de  Port Vendres et la paella  Zéro Tracas de Kamel et de ses potes à Rosas.

L’ascension de Pailhères depuis Ax les Thermes (18 kms) et sa descente vers  avaient laissé des traces, des souvenirs et des  idées nouvelles.

 

J’avais achevé la montée  dans le fourgon de l’ami René. Didier avait aussi peiné dans les derniers lacets et s’était juré de prendre sa revanche un jour. En récupérant au sommet, parmi les chevaux lécheurs de roues de vélo, on avait pu admirer quelques gars grimpant avec application les  lacets, parfois étroits, de l’autre versant. Ce décor naturel si alléchant nous invitait à prendre rendez vous avec lui. Comme un irrésistible appel .

« On se refera Pailhères mais par ce versant ! »

Et nous y voici !

L’idée s’est concrétisée en avril, lors de nos réunions de préparation de Finiels, grâce à Francis et, comme dirait l’un d’entre nous, grâce à sa « Belle Maman ».

Notre ami nous a dressé une panoplie d’itinéraires concernant Pailhères, d’autres cols et les célébrissimes gorges de Galamus. Il propose aussi  une base de départ idéale : la maison de « Belle Maman » à neuf kilomètres d’Axat.

 

 

 

Samedi 12 mai, on se retrouve donc sept à 6 heures (du matin !) devant le Stadium. Fletcha (Jean Marc) et el Fanfaronissimo sont venus me chercher à domicile. Didier, Alain, Anne et Bernard nous rejoignent. La veille, les vélos ont été chargés dans deux remorques… Francis et Dany nous attendent à Axat.

Hervé et André jouent toujours aux maquisards corses et nul ne devine si le résultat des dernières élections présidentielles va les inciter à reprendre la vie continentale. On devrait en savoir plus début de semaine prochaine. Xave, Pascal, Thierry(s), Sébastien, Jean Louis et Denis – qui a donné récemment de ses nouvelles, merci à lui- vaquent à d’autres occupations tarnaises

Bernard, fin connaisseur des routes futées du Tarn, prend le capitanat du convoi automobile. On délaisse Toulouse ou Castres en empruntant  de bucoliques chemins de traverse menant à Lautrec, Sémalens, Cambounet sur le Sor,   Soual, Revel et Castelnaudary avant de réintégrer la civilisation des quatre roues vers Limoux et Quillan.

A Soual, à sept heures, les pêcheurs de truites se sont donnés rendez vous sur le pont. L’un d’entre eux sort une belle pièce à notre passage.

Je repense aussi à un de mes anciens  voyages de promotion du Tarn en Espagne  en compagnie de Francis Roussel. Le chef des Magnolias de Plaisance nous avait fait emprunter ce même itinéraire au petit matin. Quelques mois plus tard, il partait malgré lui pour un autre voyage.Définitif.

En voiture, Didier, Alain, Walter et moi nous recréons l’ambiance des déplacements inhabituels.

El fanfaronissimo confirme la qualité du foie gras récemment dégusté chez la maman de Sylvie tout en voulant nous convaincre de ses efforts actuels de préparation physique. « Quoique jeudi, avec Xave, sur le parcours de la Petite Albigeoise, c’était vraiment galère ».

Il est aussi intarissable sur la remise en forme de son vélo par Philippe Andouard. Parti pour de bénignes réparations, il s’en est revenu avec un nouveau plateau « garni ».

Didier, conducteur d’un Scénic du plus bel effet, explique  ses engagements associatifs au sein du  Racing Club Albigeois. Monsieur et Madame Duchamps s’impliquent fortement dans ce modèle de club …sur la route et dans le fonctionnement associatif.

Halte pipi. Ravitaillement café pour Anne. Notre amie si perfectionniste dans sa préparation avoue une courte  nuit  entrecoupée d’intempestifs réveils. Elle continue de faire durer un formidable suspens sur le choix de son parcours du jour.

Je devine qu’elle ralliera, au point d’en prendre la tête dans les ascensions, l’équipée des stars du jour.

Qui  sont elles, ces stars ? Réponse aisée. Tous les copains, sauf Francis et moi qui avons choisi non pas 2 cols de légende (Pailhères et Pradel) mais six cols mignonnets et….les gorges de Galamus.  Un parcours estimé, quand même, à 110 kilomètres par le copain de Crestoules devenu récemment semi marathonien albigeois.

L’ambiance change un peu dans la voiture dès qu’on aperçoit les montagnes. Du genre « …bon maintenant, on s’en approche… faut plus rigoler ». La météo parait être une alliée sure, c’est bon signe. Même si on a serré les sacs avec toutes les tenues possibles, on roulera en court ou en jambière avec ou sans manchons.

Axat. Un peu avant neuf heures, on retrouve Francis et Dany. Ils nous guident jusqu’à la maison familiale. A  Gesse, sur la commune de Bessède-de –Sault. On fait connaissance de notre hôtesse, de sa gentillesse et de son café.  L’accueil, chaleureux et sans chichi, nous fait plaisir.

On se change. On gonfle les chambres à air. Alain se distingue en faisant péter la sienne. Bernard me scotche le compteur –chrono sur le guidon. Je roulerai au cardio.

Photo de groupe. Distribution de la feuille de route. C’est parti. « …Allez, @+ …  » comme on maile de plus en plus.

Que saurai-je de la rando des stars ? Ils ont voulu voir (revoir) Pailhères et ils l’ont vu (revu) et même, tous, revaincu. Irrémédiablement.

Le tableau est éloquent. 10,6kms ,sauf erreur,  871 mètres de dénivelée et un pourcentage moyen de 8,2%.Avec, par ordre chronologique, les résultatssuivants : 4%,9,6%,7,8%,10,1%,9,5%,7,6%,6,2%,8,6%,9,3%,10,2%,5,8% .

 Faut il rappeler que Pailhères figure au programme du Tour de France 2007, dans le cadre de l’étape Mazamet-Plateau de Beille ?. Après deux autres passages, l’un, en 2003, remporté par Juan Miguel Mercado, l’autre en 2005 par Gorg Totschnig.

 

Anne a pris suffisamment d’avance pour s’octroyer, au sommet, à 2001mètres,  un bain de soleil reposant et revivifiant. Walter a fermé la marche, un quart d’heure après, mais il est arrivé au bout, le bougre.

Alain et Dany ont, une fois de plus, montré leur aisance quasi naturelle en ces grandes occasions. Fletcha s’est un peu battu avec ses plateaux, ayant manifestement du mal à se faire obéir de l’intermédiaire…peu sensible à ses anciens états de service à Matignon. Ses efforts n’en sont que plus remarquables.

Faut quand même que notre ami Fletcha , le tchi de Fontvialane,  prenne soin de son matériel en toute occasion. Qu’il n’oublie pas, par exemple, de serrer vis et manette lorsqu’il installe son si beau vélo dans la remorque de Bernard. Cela évitera à ses petits camarades de la voiture suivante de risquer leur vie pour le prévenir de décrochages imprévus…et de se faire engeuler !

Bernard, agrégé es cols pyrénéens, a de nouveau puissamment atteint son objectif. Didier a gagné sa revanche envers Pailhères. Et il en rayonne de plaisir.

Tous ont aimé cette montée par Mijanès…., la préférant même à celle de l’été dernier.

Sur la suite du périple et l’ascension du Pradel, j’ai recueilli moins de témoignages. Les écarts entre tous ont été moindres même si quelques courts passages de ces 7,5kms ont du atteindre 10% et, parfois, quasiment 11. Quelques automobilistes ont parfois gâché le plaisir à deux (roues) des copains.

L’effort global sur les deux cols  a du être aussi intense .A la hauteur du dénivelée. Les stars ont unanimement  décidé d’écourter la fin du parcours prévu en bifurquant, semble t’il, ver Axat par  Galinagues. Pendant ce temps là…

Pendant ce temps là, Francis me faisait apprécier  une grande et belle journée de vélo d’un autre genre. J’en conserve un fort souvenir personnel. Comme celui d’une leçon particulière « de terrain » non stop .L’amicale pédagogie y trouve immédiatement à s’appliquer en un décor naturel si beau que l’effort s’en trouve récompensé en permanence.

On rejoint Axat par les gorges de Saint Georges avant de se frotter sans grand mérite au col Campérié vers Lapradelle  et Caudiès de Fenouillèdes. Ici, en moins de 500 mètres, chacun crève une fois. Francis s’active avec célérité avec l’appui spontané, la première fois, de la garagiste locale.

Vient ensuite l’ascension du col de Saint Louis sur 6, 5kms et ses deux premiers kilomètres à 9%. La leçon est magistrale car «  je me les maîtrise sans essoufflement, apprenant à faire retomber le rythme cardiaque et à en suivre l’évolution sur le cardio ». Sous la conduite de Coach Francis, je m’applique à jouer des pignons et de la position en danseuse.

On enchaîne par les montées de la Vialasse , de la Sallée , par les cols  de la Fage   et  de la Redoulade   et par un léger petit col inconnu à l’allure de faux plat ascendant , dirait Alain. Il  nous mène  aux gorges de Galamus. Avant de lers atteindre, on double un couple de cyclos randonneurs britanniques ayant mis pied à terre.

Les villages approchés ou traversés s’appellent Bugarach, Sougraigne et sa fontaine des Amours, Fourtou, Savignan, Auriac, Soulatgé, Cubières sur Cinoble.

Tous ces cols restent des sommets de moyenne montagne, entre 600 et 700 mètres. Leurs montées et leurs descentes étalées à chaque fois sur quelques kilomètres, constituent pour moi un précieux entraînement à notre future épopée vers les gorges et les sources du Tarn. 

Francis se teste aussi, usant de temps à autre  de «  la grosse plaque » là où j’utilise au minimum le plateau intermédiaire. Elève appliqué, je m’efforce de mettre en pratique les enseignements de mon coach personnel.

0n rencontre de temps à autre quelques habitants ,  promeneurs ou animaux  tous aimables à notre égard. A Fourtou, la voiture d’un » dentiste équin » attire nos regards fugitifs.  La couleur des vaches aussi un peu plus loin …ni blanches , ni grises… « on les dirait emballées dans du papier kraft , me dit mon pote »…

Vient enfin ma récompense. La découverte des gorges de Galamus.

Site naturel classé et protégé, ces célébrissimes gorges furent sans doute le premier  refuge des habitants de Saint Paul de Fenouillet. Ils y apprécièrent  les grottes calcaires perceuses  de vertigineuses parois.

La rivière coule, quelque cent mètres sous une route sinueuse et étroite, appréciée par quelques escouades de motards.  . On s’arrête souvent pour tout admirer….les chaos de roches grises et blanches, les ressauts, vasques et cascadelles, et les reflets verts de l’eau.

 

 

Dans une profonde faille, l'Agly bouillonne et  quelques adeptes de descente de canyoning y sautent  en combinaison. ..

Je prends un maximum de photos ..avec les yeux. Fixe ces  flancs abrupts sur lesquels s'accrochent même quelques  chênes verts,  genévriers et, apprendrai -je plus tard,  la sabine et le cyclamen des Baléares . Les gens d’ici savent aussi y reconnaître de temps à autre  l'aigle de Bonellimais nous ne l’apercevrons pas.

Francis me parle de l'ermitage de Saint-Antoine. Occupé par des moines solitaires dès le VIIIème siècle, il masque une chapelle aménagée dans le renfoncement d'une grotte naturelle. 

 On s’arrête de nouveau.  La chapelle de l'Ermitage est perchée à 376 mètres d'altitude dans les gorges, accrochée au rocher. Incroyable!

 

En cet instant, je me dis que l’objectif de la journée a été atteint. Et brillamment. Le reste du parcours ne saurait être qu’une aimable péripétie. 35 kilomètres environ de retrouvailles avec Caudiès de Fenouillèdes, Axat et la maison de Belle Maman.

Erreur…j’ai accompli les derniers  20 derniers kilomètres à l’arrache et sous les encouragements de Francis. Ce Saint Homme sera prochainement canonisé de son vivant pour son extrême patience.

Dans le dernier kilomètre, on croise une voiture immatriculée 81 nous faisant des appels de phare. Il s’agit de Bernard et Dany. Les copains s’offrent un demi tour et nous prennent la photo de l’arrivée.

 

Tous en ont terminé depuis pas mal de temps. Fiers et heureux de leurs propres exploits en altitude.

Voilà. On y est. Nous aussi. 130 kilomètres ( mais oui !) et 6 cols dans les jambes, de belles sensations d’amitié et d’efforts physiques dans le cœur, de somptueuses images dans la tête.

Belle Maman m’offre une double rasade de Banga et un droit de tirage sur l’eau de la salle de bains. Tout en me désaltérant, je l’écoute relater  avec émotion la disparition de son mari, à l’orée d’une retraite où la pêche, les champignons et les respunchous devaient conforter leur art de vivre commun depuis Gesse.  

 

Les copains ont chargé mon vélo . Je suis enfin prêt. On s’en repart comme on était venus. A deux voitures et cinq vélos en remorque dont quatre sérieusement attachés. N’est ce pas JM ?

J’aime ces retours d’après « exploit » où chacun parle assez spontanément  et où on apprend à mieux se connaître.   En se quittant vers 19H30 sur le parking du stadium, on partage tous un sacré sentiment de plaisir. Celui d’avoir réussi notre journée et d’avoir décroché une nouvelle référence.

 

Désormais, nous sommes aussi de «  ceux de Pailhères ou de Galamus » !

...   (Michel, 13 mai 2007)

PS: toute photo prise par tout membre des vainqueurs du Pailhères serait la bienvenue! A vos souris!

 

 

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Mercredi 2 mai 2007 3 02 /05 /Mai /2007 09:00

Le coiffeur de Sylvie

 

Comment ? Vous ne le connaissez pas ? Moi non plus. Je devine simplement que cet artiste albigeois, très prisé  par ces dames, accorde ses rendez vous capillaires sans forcément en  préciser la durée…au point de laisser à quelque mari le bénéfice de pouvoir autogérer totalement son propre emploi du temps du samedi.

 

C’est ainsi que Fanfaronissimo, notre Timex des grandes occasions, nous a rejoint ce samedi 28 avril, à 7 heures, sur le parking du Stadium. Porteur d’une info « …eh les gars, je suis d’accord pour une grande rando. Pas d’horaire pour moi aujourd’hui …Sylvie est chez le  coiffeur ! » . 

 

Tous les copains acquiescent et prennent conscience de l’importance de la nouvelle.

 

André, le Président, avant de prendre le maquis (corse) pour une semaine de congés, y décèle une forte justification du choix de l’itinéraire du jour. Un Albi- Curvalle-Saint Sernin sur Rance- Belmont-Le Lacaunais- Teillet –Albi.

 

Ce périple dépasse les 150 kilomètres. Il constitue un début d’entraînement pour les futurs fast- pèlerins de Finiels, tous les copains costauds qui, portés par leur foi, se font fort de remonter les sources du Tarn et du Lot et d’en revenir jusqu’à Albi en avalant 700 kilomètres de vélo en 3 jours. Ce que je compte bien accomplir et apprécier en …six journées.

 

Le groupe du jour se compose de Jean Marc, Dany, Hervé, Thierry, Alain, Xavier, Walter, André et moi. On démarre solidement mais raisonnablement. J’y tiens ma place sauf à l’abord de la moindre côte.

 

La première s’annonce rapidement : Bellegarde. Alain vient gentiment me rechercher .Je me comporte mieux dans les descentes mais leur rareté et un léger vent contraire épicent fortement le reste du parcours.

 

On retrouve les sensations du groupe en roulant, les uns derrière les autres, à bonne allure entre Marssal, Ambialet et Curvalle. Le franchissement du Pont du Tarn nous entraîne vers la vallée du Rance et ses coteaux parfois rétifs à mes coups de pédale un peu lourdauds.

 

Je traînasse involontairement. J’impose ainsi d’involontaires pauses d’attente ou de récupération aux autres copains. Les veinards…. malgré eux !!!!  car ils se qualifient certainement pas ainsi eux même  en m’attendant.

 

Je retrouve les copains au carrefour de notre route et de celle reliant Saint Sernin sur Rance et Alban. Pour les quitter volontairement, en empruntant, comme prévu depuis quelques jours, un chemin de traverse personnel.

 

Je les laisse partir vers Saint Sernin, Poushtomy, Belmont, Saint Sever les Moustiers et ses accueillantes jumelles. Ils  retrouveront ensuite  le Lacaunais et s’en reviendront  vers Albi par un itinéraire rappelant la cyclo –sportive l’Albigeoise et les côtes de Saint Pierre de Trévisy et de Teillet.

 

A ce moment, je suis loin d’imaginer que l’artisanat y perdra quelque vigueur…Linlin rattrapé par Thierry et Walter sur une côte de 4 ou 5 kilomètres.

Idem pour une (mini) déroute de l’armée.  Jean Marc fatigué  marmonnant des « …c’est dur ! ».

 

Nous faire ça, Messieurs,  en plein débat présidentiel sur les forces vives du pays !

 

Question forces vives, André arbore   comme chaque année dès fin avril, une forme impériale. Hervé  n’est pas en reste et le lui prouve à plusieurs reprises. Dany maintient la bonne allure. Xave impressionne par sa fraîcheur.

 

Je gravis mes 4 kilomètres de côte vers les plateaux albanais  à mon rythme, sans essoufflements. Et me remémore  d’anciennes grimpettes sous la houlette de l’Ange Blanc.

 

 Denis, l’Ange Blanc, notre copain absent cette saison pour des raisons de formation professionnelle. Vous vous souvenez ? Donnera t’il de nouvelles nouvelles ? Les paris sont ouverts.

 

Un léger vent favorable me rend le retour sur Albi par Terre Clapier, les Quatre Chemins et Fréjairolles, très  agréable. Améliorateur  de ma moyenne horaire (22 kms/h finalement).

 

Je croise des motards en rallye, doucettement encadrés par des gendarmes en moto.

 Quelques instants plus tard, n’en déplaise à François Bayrou conversant  au même moment à Paris autour d’une table avec Ségolène Royal,   je dépasse même un peu plus loin un puis deux tracteurs.

 

11H30. Me voici devant le stadium. Le compteur annonce 97 kilomètres. Je m’autorise un rajout champêtre  de 23 kilomètres afin d’atteindre, comme prévu, mon objectif des 120 bornes. Là aussi en prévision de Finiels.

 

De retour à la maison, je retrouve Xav (Doumerc) .Nous honorons un rendez vous sollicité en commun. Avec Philippe Rieunau, le frère aîné de Xave . Philippe a été  un de ses  maîtres de stage estival  du temps où, de mairie en (cap) découverte ou transmontagne, le futur chef de produits de Basile Boli  peaufinait ses premières expériences professionnelles.

 

Xav a besoin d’un vélo à l’ancienne .Sans cale pour les pédales. Philippe lui prête

l’exemplaire familial. Les deux anciens collègues évoquent d’anciennes animations razissiennes. On parle aussi rugby, Croisés, marathon, étapes du Tour de France sur Albi et le Tarn.

 

C’est drôle,  le fiston – ex footeux- se met au vélo. Exceptionnellement, ce week- end à rallonge  avec ses potes de l’IUP  Sport et Management. La promo se retrouve en Ariège..pour de sacrées ripailles et quelques sueurs à vélo. A priori, les secondes précèderont les premières.

 

On charge le vélo bleu dans la voiture. Direction…le déjeuner familial et une après midi de farniente. De récupération pour moi, de précaution  pour le frère de Mumu , de tout cela et d’un peu de lèche vitrine pour Andrée.

 

 Cette femme extraordinaire a même déniché chez son boucher une place en tribune pour le prochain Albi-Castres. Et elle l’a offerte à son mari. Elle est pas belle , la vie ?

 

Bref, tout va bien. Question vélo et …le reste. Ultime preuve, aux dernières nouvelles, Sylvie est sortie de chez son coiffeur vers 14H30. Ne manque ici que la photo !

 

 

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Lundi 23 avril 2007 1 23 /04 /Avr /2007 14:06

 

 

 

 

 

Jeudi 19 avril. Le mail d’André se veut on ne peu plus clair sur les sorties de fin de semaine  …. « Albi, Bruniquel, Saint Antonin Noble Val, Albi…Parcours plus long que d’habitude, environ 130 kilomètres, beaucoup de plat et une retrouvaille attendue avec l’ascension du Roc des Anglars »…

 

 

 Il comporte aussi cette belle phrase… «  dès le départ -7h30- rythme très soutenu afin de pouvoir respecter les contraintes d’horaire de l’un(e) d’entre nous »….

 

 

Ah, coquin de Président ! Il sait pourtant, d’expérience, que c’est tout ce que j’exècre  …un  départ à rythme très soutenu. Ca me casse irrémédiablement les jambes, Ca me fait presque aussi mal tout qu’un  un départ en côte. Après, je peine à respecter le rythme du groupe.

 

 

Aussi, en ces temps d’appel aux grandes décisions, aux grands choix  politiques, à quelques jours du premier tour de la Présidentielle , après les venues à Toulouse de José, Ségolène et Olivier, j’Ose, comme nous y invite  l’un d’entre eux, particulièrement moustachu.

 

 

Je me bâtis un programme « alliant l’initiative et l’efficacité », comme nous y engage, selon Zapatero et beaucoup d’autres, « la future gagnante,  la plus impétueuse de tous ». Mon programme se veut humain avant tout et respectueux  du  groupe. »Nos vies valent plus que leurs profits, répète avec vivacité un préposé au talent politique.

 

 

Réfutant le concept affirmé  de « départ très soutenu », je décide simplement de partir une demi - heure avant le groupe des copains costauds  . Et le  gratifie charitablement, mais momentanément- de l’aimable appellation de groupe des «  souteneurs »  .

 

 

Je demande au dévoué secrétaire de me fournir l’itinéraire. Walter aime rendre service. Il délaisse aussitôt son « travail de titan » et s’en va interviewer André. L’info recueillie, el Fanfaronissimo revient me voir.

 

 

Pour des raisons personnelles touchant au jumelage permanent de fin de semaine entre Monestiés et la rue du Capitaine Julia d’Albi, il adopte  ma proposition et pousse sa contribution  personnelle jusqu’à  me proposer  un amendement sur l’itinéraire. Foin du Roc des Anglars au profit de la côte de la Carrière   vers Fontbonne.  On établit notre consensus à deux voix aussitôt.

 

 

Et voilà comment, ce samedi 21 avril, quelques soient les programmes de la veille, on se retrouve, Alain, Walter et moi à 7 heures devant le Stadium.

 

 

 

 

 

 

Linlin rentre d’un séjour au Pays Basque. Apparemment, la confiture de cerises noires, le chocolat et la cire de parquet anti Arpic font toujours partie des atouts locaux.

 

 

Dès le début, on devine la réussite de  cette sortie. L’heure matinale, la température idéale, notre amitié,  la renaissance  de la végétation  créent l’ambiance  et l’envie de pédaler de concert.

 

 

On pense aussi au groupe des souteneurs .Eux aussi partiront du stadium et emprunterons le même itinéraire jusqu’à Bruniquel. Bien sûr, même avec 30 minutes d’handicap, « ils » nous rattraperont avant Bruniquel. Mais quand, mais où ?

 

 

Ca démarre bizarre. Walter, promu Capitaine de Route, nous fait visiter une partie de Rayssac avant de récupérer la route de Marssac. Alain et moi nous interrogeons. Y aurait il un accord secret destiné au regroupement le plus tôt possible ?

 

 

Notre idée malveillante s’en repart aussi vite qu’elle était venue. On roule, on se sent bien, on atteint Marssac, les alentours de Gaillac et le chemin de Toulze, la gentillette côte vers Castelnau de Montmiral, la champêtre départementale  menant sereinement et rapidement à Puycelsi, Larroque et…Bruniquel.

 

 

Incroyable. Les copains ne nous ont pas repris. Le groupe des souteneurs est il parti en goguette ? A-t-il connu quelque léger pépin mécanique ?  

 

 

Je peine à comprendre. J’imagine ce groupe plutôt composé d’une dizaine de gars costauds (le«  noyau dur » renforcé par quelques copains athlètes d’Hervé) roulant en rang serré façon Amstrong et les siens pour les contre la montre par équipe. Avec des pointes à 38 à l’heure en vallée.

 

 

Je les crois capable de boucler tout leur périple  à 30 km/h de moyenne, en arrivant à Albi pour midi pile sous une température de 25 degrés. Avec quelques attaques d’André dans la côte de Noaïlles contre un Hervé revenu très récemment d’une rando pédestre du côté du Montalet.

 

 

J’imagine aussi Xave en rouleur du jeudi après midi s’entraînant pour la sortie du samedi. Et Thierry s’acclimatant avec facilité à ce rythme diabolique.

 

 

On attend. Pause alimentaire et soulagement urinaire. On invente un message en rassemblant quelques pierres sur la balustrade du point d’arrêt. Nos potes s’apercevront ils des initiales CG ainsi composées ?

 

 

Les laissant à leur périple vers Saint Antonin et le Roc des Anglars, on repart vers Fontbonne et la stèle consacré à un cyclo montalbanais en bord de route, vers  Vaour, Tonnac, Frausseilles, Noaïlles, Donnazac et Albi.

 

 

 On se délecte du reste de notre balade. Ces hauteurs grésignoles et le ciel dégagé nous font apprécier chaque vision du paysage. … » On pédale les yeux grand ouverts »...

 

 

A Tonnac, perdus dans le village ( !!!!), on discute avec un collectionneur de camionnettes Goelettes Renault devenu amateur de Jeep à la coque des années 2007. Faut être un peu barjots pour se perdre dans ce charmant village , penseront certainement nos copains souteneurs.

 

 

On se quitte à Albi, sereins, au bout de 115 kms finalement accomplis à 25,3km/h. Sans nouvelles des copains mais qu’ils se rassurent, ils ont…notre soutien !

 

 

 

 

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Lundi 16 avril 2007 1 16 /04 /Avr /2007 08:44

Et pendant ce temps là, Stuart O ‘Grady gagne Paris Roubaix…

 

 

Pâques approche et chacun pense alors aux opportunités des congés familiaux. Notre groupe vélo se distend  momentanément de toute part.

 

 

Les vacances  n’occultent pas vraiment  l’actualité politique. Le sujet reste crucial, l’indécision supposée de 40 % des électeurs aussi. Quant aux sondages et à leur embarras à hiérarchiser les quatre premiers …

 

 

Les visites tarnaises des candidat(e)s à l’élection nationale   se poursuivent. Ségolène  Royal vient à Carmaux. Jacques Valax et Paul Quilès l’applaudissent de concert. Marie Georges Buffet rencontre des habitants de Cantepau  et fait la bise à Rolland Foissac.

 

 

François Bayrou est passé par Castres et Puylaurens. José Bové s’en est allé à Revel. Sarkozy s’est voulu Toulousain et « jaurésien ».Il cite 37 fois son nom dans son discours et s’attire en retour les foudres royales et hollandaises.

 

 

Retour au vélo . En prévision des 700 kilomètres du projet Finiels de fin mai, je teste  depuis le Tarn et Sauzet l’enchaînement de 9 sorties quotidiennes et matinales d’environ  80  kilomètres en moyenne.

 

 

Walter me rejoint pour les deux dernières .En terre lotoise. Je finis l’ensemble content et confiant. Etonné même de ma bonne récupération d’un jour à l’autre. Comme si l’organisme s’accoutumait sans rechigner.

 

 

J’en reste interloqué .Cette découverte risque d’amoindrir l’admiration innée que je portais aux copains vainqueurs de la Transpyrénéenne et à leur franchissement de 28 cols en cinq jours.

 

 

Samedi 14 Avril, donc. 7H55. Des barrières métalliques sont déjà installées sur le parking du Stadium. La journée se veut quasi historique. En fin d’après midi, Albi joue gros contre Paris. Une partie de sa survie dans le Top 14 du Championnat de France.          Albi perdra 21-16 mais arrachera le bonus du courage.

 

 

Dix mille spectateurs- dont l’ami Jean Marc- vont s’égosiller. Notre copain se prépare, se réserve pour le grand soir. Il sèche donc la sortie du matin.

 

 

Serait il le seul ? Non.  Le seul à être seul…c’est celui qui a décidé de rouler. Je …ou  moi…si vous préférez.

 

 

  Xave, Bernard et Hervé sortent dimanche, le premier copain en VTT pour la Cambonnaise, les deux autres compères en vélo pour la Cordaise.

 

 

Je soupçonne par contre Walter et Alain d’anxiété pluviale inopinée. La chaussée est  mouillée mais les gouttes de pluie ne rebuteraient pas le moindre encageur ( en existe-t-il encore ?) .Se rachèteront ils le lendemain ?

 

 

Profitant des avantages d’une telle homogénéité du groupe, je décide d’un parcours Albi-Lisle sur Tarn + quelques fantaisies vers Aiguelèze en phase avec mon objectif du jour : un peu plus de 100 bornes, sur du plat, à 22-23 de moyenne. Histoire d’allonger progressivement mais sûrement  le kilométrage.

 

 

Objectif atteint. La ballade me ravit. Sport, météo, paysages. Tout s’harmonise.  Ou presque. Le golf et le  port d’Aiguelèze paraissent à contrario  endormis pour ne pas dire défrichis, délaissés.

 

 

Tout au long de cette vadrouille solitaire, j’hume avec délectation les odeurs locales printanières. Les couleurs du  printemps, parfois mouillé, s’imposent tout au long du périple. Le colza pousse et jaunit carrément  les champs. Les arbres fruitiers accomplissent leur mue. Les animaux farnientent…

 

 

Je reviens de cette balade serein et content  Sans deviner que, le lendemain, ayant du annuler subrepticement le voyage à Sauzet, je remettrais finalement ça avec Alain, Walter et André. Sur un coup de téléphone.

 

 

Le rendez vous, presque tardif, ne nous incite pas à rejoindre la Cambonnaise ou la Cordaise. Walter et André inventent un parcours permettant au premier d’honorer son rituel rendez vous gastronomique dominical de Monesties.

 

 

On rayonne vers Saint Sernin de Mailhoc, Virac, Souel, Vindrac, Cordes, Monesties, Blaye et Albi. De quoi se coltiner avec diverses  côtes dès le début et régulièrement  .Appelons cette délicate attention …la touche présidentielle.

 

 

André, de retour d’une semaine d’oxygénation à,  Saint Lary,  montre à tout moment une forme  impériale. Il roule facile et cette facilité fait plaisir à voir à défaut de pouvoir être imitée par tous.

 

 

Alain, à la veille d’un séjour au Pays Basque et au lendemain d’une très courte nuit de sommeil, pédale aussi avec assurance et facilité. Tous deux s’en donnent à cœur joie entre Monesties et Albi, cotes et descentes réunies.

 

 

On se quitte heureux de cette matinée commune. L’après midi, en reposant un peu les jambes, je décide de jeter un œil aux programmes sportifs de la  TV. En pensant d’abord au match de rugby entre  Toulouse et Clermont.

 

 

Tiens, y ‘a du vélo. Je regarde un peu, beaucoup, longtemps. Bien m’en prend car pendant ce temps là, Stuart O’Grady gagne Paris Roubaix de magnifique manière. Et la joie ou les pleurs de tous ses équipiers laissent supposer que, parfois, même le vélo professionnel véhicule de sincères émotions partagées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mercredi 28 mars 2007 3 28 /03 /Mars /2007 08:57

Discrète artiste!

Salut à tous. L'évocation du village de Vieux dans mon dernier récit Royale Grésigne a rappelé d'attachants souvenirs à Christiane Laur. La femme de notre ami Lolo s'est même laissée aller à une bien  belle confidence!

Michel

La voici....

Bonjour,
La lecture de votre compte-rendu de la dernière sortie-vélo m'a rappelé de forts bons souvenirs: j'ai effectivement passé plusieurs années à Vieux dans mon enfance, mais également, avec Bernard, sommes allés mensuellement  et pendant près de 30 ans dans ce coin avec le bibliobus, à Castelnau, Cahuzac, Cordes... etc, et avons cotoyé des lecteurs fort agréables et attachants que nous avons accompagnés dans leurs lectures pendant toutes ces années, un contact chaleureux qui me manque un peu à présent mais dont je garderai tjs un excellent souvenir.
Comme je n'avais pas répondu, il y a 2 mois, lors du repas de début d'année, à votre question concernant mes nouvelles occupations, je vous envoie 2 modestes dessins (peinture à l'huile/papier); ma CPA m'a permis en effet de réaliser une envie de toujours, "me mettre " à la peinture; pas du tout l'intention de réaliser des oeuvres d'art, mais une formidable fuite du quotidien, le presque bonheur dans une bulle de couleurs. Bonne semaine ,     Christiane Laur
 
 
 
 
 
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Lundi 26 mars 2007 1 26 /03 /Mars /2007 08:46

Royale Grésigne !

 

 

Samedi 24 mars. Lendemain de match de rugby Albi Biarritz. Et de défaite tarnaise. Dommage pour le point de bonus échappé, comme le ballon, dans les dernières secondes. Notre copain Jean Marc, supporter de tous les temps, n’a pas du s’en remettre…en tout cas, il n’est pas là.

 

 

Je retrouve Bernard, Didier le duc de Chevreuse, Alain, Walter et Thierry puis André inhabituellement en retard de …quelques dizaines de secondes. Serait allé s’échauffer avant notre rendez vous ?

 

 

Les tenues se sont acclimatées à la situation du jour : surchaussures, cuissard long  et veste protectrice, lunettes pour el Fanfaronissimo, k way dans les poches ou moitié de bidon .Faut dire que le ciel  ne  laisse pas augurer d’une sortie sans pluie.

 

 

L’itinéraire présidentiel nous convie vers Vaour. Albi, Marssac, Labastide de Lévis, Fayssac, Cahuzac, Vieux, Le Verdier, le bas de Castelnau de Montmiral, La Grésigne, Vaour, Tonnac, Frausseilles, Noaïlles, Sainte Croix et Albi. Sacré programme en prévision, pas toujours plat, avoisinant les 100 kilomètres.

 

 

On démarre donc sous un ciel assez sombre. Très vite, Bernard met le groupe à l’aise … »A chaque fois que je suis allé vers Vaour, souvent avec Hervé, je me suis chopé une pluie carabinée sur fond de Grésigne noire »…

 

 

 On enregistre  le témoignage susceptible de devenir prophétie.Walter, toujours optimiste, s’épanche « …eh bé Michel…qu’est ce qu’on va prendre ! ».Alain confesse « …je dirai à Arlette qu’il a presque fait beau tout le temps et qu’on s’est pris la pluie en rentrant » …

 

 

La pluie ne tarde pas. Elle nous accompagnera par intermittence sur la première moitié du périple. Pour éviter ses humides conséquences sur le vélo et ses accessoires, j’entoure mon compteur –chrono d’une chaussette ne passant pas inaperçue.

 

 

Walter s’attire aussi quelques sarcasmes car son protège pluie haut de corps tout  transparent fait penser à un gigantesque autre outil de préservation.

 

 

Le rythme s’avère soutenu tout en restant correct. « Y’a de la route à faire ! »…semblent avoir intériorisé quelques copains. On discute de rien et de tout .Un des lecteurs du blog Vélossimo  s’enquit même  de la santé de ma chère mère.

 

 

Dans chaque faux plat ascendant, je me malmène quelque peu. Quitte même à griller un arrêt commun afin de pouvoir rejoindre Fayssac sans retarder le groupe. En «  faisant le panneau » de ce village, et avant d’être très rapidement repris par Alain, je souris en repensant à ma victoire d’étape de Port Vendres lors de la fabuleuse Transpyrénéenne de juin 2006. Fusse t’elle celle d’un « facteur » !

 

 

Entre le Verdier et Cahuzac, Thierry crève discrètement de la roue arrière. On s’en revient à sa rencontre. Les plus expérimentés l’aident efficacement. Le changement de chambre du copain nous  sert aussi de temps de récupération.

 

 

 Walter et moi repartons un peu avant les autres jusqu’à Cahuzac. Le groupe s’y reforme. Bernard m’apprend les souvenirs familiaux de Christiane à Vieux. On rejoint le bas de Castelnau et l’un des plus célèbres pigeonniers du Tarn sans souci.

 

 

Les choses sérieuses commencent dès qu’on emprunte le RD 87,  route de  la Grésigne, en longeant le camping salvadorien de Rieutord .Puis en rejoignant   la Grande Baraque de l’Office National des Forêts et les RD 28 et RD 6 jusqu ‘à  Vaour. Alain puis Bernard et Didier se dévouent pour rester avec moi.  La belle et large route montante s’apprivoise difficilement. Mais s’apprécie forcément par l’absence quasi-totale de voiture.

 

 

Je souffre modérément, pas asphyxié mais mal à l’aise, engoncé de trop de vêtements .Tous les potes me paraissent en forme. J’enclenche finalement  le petit plateau tout en rigolant intérieurement à la pensée d’une déjà ancienne soirée en Grésigne à l’écoute du brame du cerf. On faisait partie d’un groupe silencieusement posté en attente de la nuit et de la venue des cervidés. A force d’attendre, mon copain Jean Pierre s’était endormi et notre groupe tentait, avec plus ou moins de succès, de renflouer ses rires en l’entendant ronfler. Quant aux cerfs, ils ne se sont pas vraiment dérangés.

 

 

L’heure tourne. On ne s’attarde pas à Vaour. Tant pis pour le mythique préau de l’école et le point de ravitaillement en eau en face de l’office de tourisme.

 

 

La récompense arrive enfin. Royale ? Grésignole, forestière, et surtout descendante. Et récupératrice  de moyenne horaire. Ah, ce tronçon du RD 91 Vaour-Cordes et son décrochage après Tonnac vers Frausseilles ! On connaîtrait presque quelques pincées de griserie dans ces moments où, sous l’impulsion d’Alain puis d’André, chacun se cale bien dans les roues du copain de devant et  contribue à l’harmonie d’ensemble. A vive allure et avec la forêt pour décor.

 

 

Bien sûr, de nouvelles petites côtes ressurgissent vers Noailles et Sainte Croix. Didier me coache amicalement, usant de pédagogie et de quelques poussettes me catapultant doucettement et efficacement  sur quelques mètres. Il m’arrive étrangement de freiner sur ces mêmes distances pour ne pas trop surprendre les autres potes ou m’empaler dans leurs roues. Surtout avec Alain, allez savoir pourquoi…

 

 

On s’octroie un dernier plaisir en descendant Fontvialane. Chacun a le sentiment d’avoir participé à une sortie « consistante ».100 kilomètres et des poussières .Avec quelques rincées et de jolis coups de pédale montants et descendants en Royale Grésigne ! Une semaine après  notre sortie en campagne présidentielle .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Lundi 19 mars 2007 1 19 /03 /Mars /2007 08:48

« Campagne présidentielle»

 

 

Dimanche 18 mars. 7h15 .France Info a beau nous servir de réveil et seriner ses nombreuses rubriques, je reste au lit. Délibérément. J’ai besoin de quelques moments supplémentaires de farniente.

 

 

Pas pour très longtemps mais quand même...De quoi louper le rv de 8h30 en compagnie vraisemblablement de Xave et Sébastien. Quant aux rv cyclo de la veille avec le noyau dur et les triathlètes, je n’aurais pu les honorer de toute façon …depuis Paris.

 

 

J’en devine qui m’imaginent déjà forcément spectateur au Stade de France de France Ecosse. Et fêtard de la victoire finale de la France dans le Tournoi des Six Nations.  Quelque part, à l’heure où l’heure n’a plus la moindre importance, dans les pub de Saint Germain des Près, du côté de la Rue de la Huchette et de la rue des Trois Canons.

 

 

Non, cette fois ci, j’ai choisi, avec Jean Philippe, mon frère, de fréquenter assidûment «l’immeuble  Turin «   près de la Gare Saint Lazare …plus exactement clinique d’accueil et d’examen pour quelques jours de notre  chère Maman et de son  grand cœur débordant. Ce qui ne m’a pas empêché de rencontrer Place Clichy quelques porteurs de kilt, amateurs de bière, joueurs de cornemuse et chanteurs d’occasion.

 

 

Je suis rentré en train de Paris par Toulouse .Et ai  consommé mes deux heures d’attente avant de récupérer le TER Toulouse Albi Carmaux au buffet de la Gare. Décor mi rétro, mi moderne…affiches jaunies, mobilier des années cinquante, entrecôte à la plancha et un serveur sympa…incapable de me donner les résultats des matches de l’après midi. Toulouse, Ôooooo Toulouse !!!!!!

 

 

Fin de flemme. J’enfourche le vélo, dimanche un peu avant 10 heures. En me voyant partir, un des voisins, jeune homme de 86 ans, ex grand crapahuteur et ramasseur de cèpes,  Paul Plazza, me souhaite bon courage… »Y’a du vent, ce matin ! »....

 

 

Je me dirige « gentiment » vers le Gaillacois, sur un itinéraire des plus habituels. Le Séquestre, les bas de Rouffiac et de Florentin, Lagrave, Brens , Gaillac. L’objectif ne saurait être le record de l’heure, plutôt un nécessaire décrassage physique et mental. Le vent devrait me freiner (un peu) à l’aller et m’aider (un peu plus) au retour.

 

 

Je croise et salue quelques joggers et cyclos. Entre Florentin et Lagrave, je rencontre Jacques et Patrick, de retour vers Albi. On s’arrête, aussi étonnés et contents les uns que les autres. Un chien «  bien proportionné » selon Jacques, quitte momentanément sa maison pour se  joindre à nous.

 

 

On discute, juste le temps de «  ne pas se refroidir ». Le Président (de l’ASPCG) bat la campagne. Lui aussi !...mais sur un territoire de proximité,  entre Albi et Marssac .Patrick, le gentil mari , porteur dominical  de croissants  matinaux  à sa chère femme, semble déterminé à (re)sortir régulièrement à vélo.

 

 

Tous deux me convainquent d’écrire qu’ils roulent  à 43 (ou 34 ?) de moyenne horaire, ce que je retranscris bien volontiers, persuadé que tous les autres copains sauront, à la lecture, apprécier le bien fondé de leurs propos.

 

 

Je traverse Gaillac avec, toujours, un même  sentiment de quiétude .Comme d’habitude, sur les allées,  en face du célèbre tonneau de la famille Rolland, le devant de la maison de la presse fourmille de mini rassemblements  de bonhommes. Tous discutent calmement  de tout et de rien. On s’imaginerait quelques siècles en arrière,  sur la grecque agora ou sur le forum  romain.

 

 

J’emprunte la route de Cahuzac jusqu’au  croisement vers Senouillac afin de rentrer par Labastide de Lévis. En me préparant à franchir  les rails du passage à niveau, en bas de Senouillac, je me retourne et découvre, quelques centimètres derrière, Xave et Sébastien. Nouvelle heureuse surprise.

 

 

Nos deux cyclos du dimanche ont déjà 80 kilomètres dans les jambes, résultat d’un  périple jusqu’aux Barrières. On rentre naturellement ensemble vers Albi via Bernac et Castelnau de Lévis.Le rythme change.

 

 

Xave , amateur de grande plaque, pète la forme . Suite à une  grippe familiale à domicile, il revient d’un   tout récent  séjour en montagne ayant privé d’école durant deux jours ses deux adorables chérubins bons élèves.

 

 

Sébastien s’accroche à nos basques. Le « Saint Juérien   d’en haut » n’en a pourtant pas fini avec les côtes. Ravitaillé en eau et en figues, il pédale gaillardement. Privilège de la jeunesse..

 

 

On se quitte au rond point du Leclerc de Lescure. Parti en solitaire, j’aurai finalement partagé plus ou moins longuement ma route avec deux duo de copains .Et, mais est ce bien original en ce moment,  la première rencontre s’est faite sur fond de campagne présidentielle !.

 

 

 

 

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