SALUT A VOUS...SALUT A NOUS

 

 Bonjour


  Nous sommes une quinzaine de copains du Conseil Général du TARN. Entourés aussi de quelques potes du privé  et de quelques  retraités éclairés et épicuriens.

Nos sorties sont diverses.Petites routes tarnaises ,Albigeoise, Mont Ventoux 2004,  Cols Basques 2005, Pâques en  Quercy etTranspyrénéenne 2006…FINIELS et sources du Tarn et du Lot en 2007.   Bordeaux-Paris et l'Autour du TARN en 2008...
 
2009 nous a fait renouer avec le Mont Ventoux et un départ en vélo depuis Albi
.2010  nous a permis d'écrire une nouvelle page de la Grande Traversée des ALPES. 
2011 vient de nous emmener en Auvergne, dans le Cantal.Notre Bouclier Arverne!

Michel, "l'écrivain public"
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ARVERNE2011M.jpg
                        création artistique de Jean Philippe DOUMERC
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FIN ETE ET AUTOMNE 2006

Lundi 11 décembre 2006 1 11 /12 /Déc /2006 17:37

   9 et 10 décembre .Albi , en fin d’œillade cinématographique , pense maintenant  à Noël et à Mercure, le dieu du commerce . Les illuminations et  leurs  ampoules de faible consommation se sont  durablement mises à l’œuvre.

Place de la Cathédrale,  Mairie et  Dépêche du Midi installent les Chalets des Marchés de Noël .Le maire annonce aussi l’ouverture momentanée d’un niveau du futur parking à voitures du Marché couvert.

 Cette fin de semaine française connaît pas mal d’animations  et des plus variées. Leur coexistence laisse d’ailleurs pantois. Animations et collecte du  téléthon   ,élection spectacle  de Miss France,  réunion ultime des « gauches de la gauche » en mal de candidature présidentielle consensuelle , matches de coupe d’Europe de rugby…dont un certain Castres-Usap !  Albi joue en Challenge Européen mais pense surtout à ses prochains matches de maintien en Top 14.

 Françis m’a prévenu qu’il participerait à des animations lescuriennes liées au Téléthon et , peut être,l’après midi, en cas de météo favorable, à la rando Circuit d’Albi. D’autres copains font certainement de même .Le Président André est en voyage d’étude sur l’état de la neige Saint Lary.

 Jacques, Sébastien et Jean Louis se réservent pour le dimanche .Bref, en traversant la ville encore endormie – sauf à hauteur du marché Lapérouse et de la foire à la brocante- j’imagine ne pas rejoindre un nombre important de copains.

 On se retrouve à trois, Alain, Walter et moi, samedi à 8H30.Un trio quasi familIal. Rendez vous  devant le stadium et son parking devenu aire de stationnement pour les voitures d’un célébrissime concessionnaire albigeois sponsor du SCA. On les reconnaît toutes à quelques malicieux logos et parfois à des numéros sur les portières ou le coffre arrière.

 Le ciel hésite entre gris et noir. Prudent, Alain a appelé Walter avant 8 heures pour être certain du maintien de la sortie. Le nouveau quinqua le lui a d’autant plus confirmé que , la veille, j’avais pris la précaution  de le « chauffer «  suffisamment afin de ne pas l’entendre  céder devant quelques menaces d’averses intermittentes. Les KWAY remplissent les poches arrières  des maillots de ceux qui s’entêtent à ne pas porter pas de sac à dos.

Ni pluie, ni froid. Un ciel maussade vers Fréjairolles et Teillet. On décide de rouler  vers le Gaillacois. Fayssac et Cahuzac.

Alain prend la direction des opérations et de l’itinéraire. Contournement de la rocade par la voie parallèle bien connue des amateurs de la Rue des Bains. Court emprunt de la route de Castres pour rejoindre  le chemin dit des Hauts de Veyrrières.

 Visite quasi intégrale des lotissements du Séquestre . On échappe finalement à la côte de la Gardié mais l’histoire ne dit pas si Captain Linlin n’avait pas formulé le secret projet de nous la faire escalader.

Lagrave. Devant l’école, de jeunes parents s’affairent et transportent des colis pour la journée Téléthon. Au centre du village, Alain et moi improvisons un remake de «  risque de chute quand deux copains roulant l’un à côté de l’autre décident contradictoirement de changer de direction sans prévenir l’autre » .Les roues ont failli se frôler..

Alain reprend la tête de rando . Après nous avoir fait passer à Albi  devant la boîte de nuit La Rue des Bains, il nous entraîne maintenant devant celle de Lagrave . Le Rio. Il a dû la fréquenter , comme beaucoup,  du temps de sa splendeur et de son appellation  exotique d’Amazone.

On rejoint Marssac par des tronçons de la Véloroute. Pas forcément  les plus directs. Timex s’en rend compte et manifeste quelques inquiétudes.

 Labastide. La côte de la Cave Coopérative donne des ailes aux deux beaux frères. Je les observe de loin.  Alain pédale facile. Comme d’hab, sur les premiers 8O kilomètres de toute sortie .  Le Diable Rouge joue les danseuses. Je ne reconnais pas forcément les pas de madison et de country qu’il maîtrise impérialement en d’autres circonstances.

Fayssac.  Barre énergétique à l’arrêt devant l’église et les tours de place d’un conducteur de vrai faux 4*4 .Lui n’a pas dépensé la même énergie que nous dans le dernier virage « montant », celui  du pigeonnier, juste avant la pancarte  communale.

 Reprise du périple sous une douce température. La pluie ne nous menace plus du tout .Alain dessine des arabesques avec ses roues en se dodelinant sur  la route des vignes jusqu’à Cahuzac.

 Tour de village , lui aussi animé pour cause de téléthon. Comme chaque année, les pompiers nettoient les voitures des particuliers. Comme chaque année, on leur demande de penser aussi à nos vélos. Comme chaque année, ils se proposent  de nous asperger vigoureusement. Comme chaque année, sans nous arrêter, on se marre tous..

Question vélo, j’aurais bien fait de m’arrêter. Surtout  pour la chaîne et le dérailleur en mal de dégrippant. Ils manifesteront leur agacement un peu plus tard. Je les amadouerai en restant sur la grande plaque et un pignon arrière de mileu.

 Gaillac téléthone aussi. On traverse le centre au milieu d’un mini convoi de motards mobilisés pour la cause.

Retour amical par Brens et la véloroute .Le barrage de Rivières,  l’autre rive d’Aiguelèze, le vignoble de Touny les Roses. De belles demeures « bien sécurisées »comme on dit  , des bovins curieux de notre passage, des pneus entourant de jeunes pousses d’arbres pour que des lapins ne viennent pas s’en délecter.

Au Séquestre, on aperçoit quelques cyclos  tournant sur le circuit  pour le téléthon.

En rentrant rue Lamartine, je repense à notre  rando  à trois , symbole des joies du sport entre copains et à ces diverses animations téléthon rencontrées à Lagrave, Cahuzac, Gaillac et au Séquestre.

Elles prouvent – outre l’aspect financier de la collecte et son incessante et harassante médiatisation audiovisuelle sur 24 heures - combien le combat contre la maladie et ses injustices imprègne à des moments donnés le cœur des valides.

Il y avait , ce jour, au pays de Petit Paul et de  bien d’autres, eux aussi malades, comme un air  de téléthon à humer de village en village !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Lundi 4 décembre 2006 1 04 /12 /Déc /2006 18:09

 

 

Une fois n’est pas coutume, je décide cette fin de semaine de rouler avec l’équipe du samedi matin.

 

 

Sans forcément savoir à l’avance qui j’y retrouverais mais, quelle importance, tous les copains… sont des copains. Sauf  qu’à priori, ceux-ci pédalent plus vite que notre actuelle équipe dominicale.

 

 

Pourquoi une telle décision ? Peut être l’intuition que ma soirée du samedi ne permettrait pas vraiment une sortie en pleine possession de mes moyens le lendemain matin. Pour cause de …nuit relativement courte.

 

 

Samedi 2 décembre , donc. 8h30 devant le stadium. « Comme d’hab » nous a mailé Walter, inhabituellement retenu, ce matin, par quelques préparatifs festifs « impériaux ». Il a dû entraîner Alain dans cette œuvre.

 

 

Je retrouve le Président (André), Lolo (Bernard) Flecha ( Jean Marc),Michel M , Thierry M et Jacques, tous trois  encore dépourvus de surnom mais…ils ne perdent rien pour attendre.

 

 

Les tenues sont très variées. Bernard , bras nus,  semble partir à la plage, ou presque. Jean Marc et son survêtement jouent au Diable Noir. Il adore cette tenue d’autant plus qu’il a connu la chute avec, nous dit ’il.Thierry M arbore de magnifiques  protège chaussures.

 

 

Je suis affublé de jambettes , de  manchettes et du bonnet me permettant de stabiliser mon casque, maintenant bien fatigué. Il a commencé à décliner en fin de printemps, sur une certaine ex RN 88, en sortie de Marssac. N’est ce pas Alain ?

 

 

 L’itinéraire ne se discute pas. Il a été conçu par André. Sympa , juste «  un peu bosselé » ( l’itinéraire, pas André !).

 

 

Albi, le Séquestre , Carlus, Aussac, Cadalen, les alentours de Graulhet, Labessières-Candeil, Mondragon, Laboutarié, Lombers, Saliès, Albi .Parcours « teignous » autour de 75 kilomètres

 

 

On démarre .Gentiment. Grâce soit rendue à la sagesse des plus affûtés.  En traversant mon quartier de Veyrières, au milieu des copains,  je me marre intérieurement devant le magasin d’Emile, mon marchand de journaux …de tous les jours à 7H10 environ. Jacques a dû faire pareil en passant devant son actuel domicile.

 

 

Comme d’hab, on discute de tout et de rien en pédalant. Jean Marc m’apprend qu’Alain Rey et notre ancien boucher, Jean Pierre Carayon,  ont quasiment photographié tous les spectateurs du match Albi-Toulouse de l’autre vendredi. Il suffit de consulter le site du Sporting Club Albigeois pour s’y retrouver. Pierre mon parrain graulhétois, son filleul, Walter, Labra, son père, Jean Marc et Andrée .

 

 

On parle aussi, Jacques et moi, de mon nouveau blog professionnel INFOLIBRE  et des réflexions à mener pour que chacun prenne l’habitude de consulter ce genre d’outil de communication électronique…au même titre que le « papier ».

 

 

Assez vite, lui  et moi nous rendons compte que nos vélos se sont levés du pied gauche. Le sien déraille. Ma chaîne veut jouer les valseuses de temps à autre. Et ne s’en privera pas tout au long de la rando.

 

 

Aurais je, en un peu plus de 5200 kilomètres, trop forcer sur les pédales ? Les avis diffèrent.

 

 

En quittant le Séquestre pour Carlus, Jean Marc  semble se  disputer avec sa veste noire  et provoque deux ( courts) arrêts …que je me plais à souligner( !!!) tant il n’est pas coutumier du fait.

 

 

Mal m’en prend. Ce sera bientôt mon tour de me faire remarquer. Pour une bêtise. En voulant «  faire le beau » , à l’entrée montante de Cadalen, juste devant la maison de retraite, je ressens soudainement une douleur au mollet.

 

 

 Crampe ou contracture ? Optimiste, j’opte pour la première hypothèse, boit et mange en conséquence. Mais cette petite douleur handicapante ne me quittera pas de la matinée. Même pas sous la douche, de retour à la maison!

 

 

Je me sens furax et pense avec déférence à  l’Albigeois Sébastien Pagès , seul capable  de réussir un match entier de rugby sans rien laisser paraître de ses bobos musculaires.

 

 

Aux alentours de Graulhet, la douleur me retitille un peu plus fortement  mais je m’applique à continuer le même itinéraire que les copains. Tant pis pour eux , ils seront assez souvent contraints de m’attendre ou de revenir me chercher. Ce qu’ils feront avec sourire et confraternité.

 

 

Le moment «  fort » du périple sera la découverte, à proximité de Labessières Candeil, du site du bioréacteur de  Tréfyl consacré aux énergies renouvelables. A la  valorisation  de 90 000 tonnes de déchets non  recyclés ou compostés.

 

                                              

 

En longeant son périmètre, ses locaux techniques et ses bureaux, je pense  à quelques  discours politiquement corrects sur le développement durable, entendus ou lus, parfois en peine de réalisation.

 

 

Je pense aussi à l’Agenda 21 du Conseil Général , à ses objectifs et aux « piétinements  répétés » de la démarche concernant  les correspondants.

 

 

 Ici, devant ce site,  on a l’impression de rencontrer en marche le Tarn « durable » du  21 ème siécle.

 

 

Je lirai plus tard tout l’intérêt de la concrétisation d’une telle initiative : « …Les avantages du bioréacteur sont divers : les déchets se dégradent deux fois plus vite, les effluents, lixiviats et biogaz sont récupérés et réinjectés dans les déchets, pour maintenir l’humidité et favoriser la fermentation. La production de biogaz constitue une véritable source d’énergie pour la production d’électricité ou de chaleur. Par rapport aux incinérateurs, thermolyse ou méthanisation classique, ce procédé est d’un coût raisonnable. Le bioréacteur supprime les désagréments olfactifs. Au niveau de la protection de l’environnement, toutes les précautions ont été prises, au niveau de l’étanchéité des cellules, la récupération des effluents et leur valorisation pour qu’il n’y ait aucun problème..

 

 

Avec cet équipement, ses 17 déchetteries et ses deux plateformes de valorisation, Trifyl assure le traitement des déchets ménagers de 80 % de la population tarnaise. Trifyl regroupe 287 communes sur le Tarn et la Haute-Garonne »...

 

 

Retour sur Albi. Trois côtes et un sourire une fois Saliès atteint. J’ai conscience d’avoir copieusement ralenti la moyenne générale du groupe.

 

 

Malgré sa dureté, ce parcours, souvent axé sur des voies communales, m’a plu. Paysages et découvertes énergétiques. La biomasse m’en a fait oublier la contracture…pendant l’effort. Depuis…

 

 

Biomasse et contracture, toutes deux, à des degrés divers, auront marqué cette sortie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Lundi 27 novembre 2006 1 27 /11 /Nov /2006 12:07

                                     A chaque semaine son actualité.Après le Gaillac primeur de dimanche dernier,  le rugby reprend les rênes.

 

 

Vendredi soir 24 novembre, Albi se paye  le (demi) luxe de faire match nul avec Toulouse. Un stade Toulousain privé de douze de ses titulaires et internationaux mais alignant quand même  Garbajosa et Poitrenaud. Un Sporting Albigeois ignorant que les plus mal classés gagneraient, eux, leur match. Et les points correspondants du classement au Top 14.

 

 

 On se retrouve  au moins trois cyclo du CG dans les tribunes albigeoises, Jean Marc, Walter, et moi, parmi 9000 spectateurs .Deux d’entre nous sont accompagnés  de proches, le paternel , l’épouse, le parrain  de Graulhet fin connaisseur du rugby depuis plus de soixante ans .Pierre,le Graulhétois, lui, connaît  Stankovitch et nous prédit  sa très bonne prestation. 

 

 

Copains, famille, rugby…Ambiance chatoyante, loin des excès maintenant mortels autour du Paris Saint Germain. Ici, Toulousains et Albigeois égayent ensemble les tribunes. Joli mélange !

 

 

Tout le monde ou presque, s’interroge en fin de première mi temps sur l’aggravation possible  du score à la reprise. Albi est alors mené 13 à 3. Après deux essais dus aux  deux seules attaques   des trois quarts stadistes.

 

 

Surprenant  renversement et heureux  résultat final, 13 à13.Bravo les gars  d’Albi pour toute cette seconde mi temps .Dommage aussi qu’une pénalité ne soit pas passée entre les poteaux Et super félicitations au demi de mêlée, notre collègue du CG, Sébastien Pagès, qui, malgré quelques pépins physiques devant à priori l’empêcher de jouer a accompli un grand match.

 

 

Je ne suis pas persuadé qu’on puisse en dire autant de l’équipe de France, vainqueur samedi après midi 27 à 26 de l’Argentine après 55 minutes de domination et le reste de frayeur. La victoire en tremblant, ai-je lu dans le journal.

 

 

Vélo, maintenant.

 

 

Comme d’habitude, deux sorties sont proposées. L’une, le samedi, l’autre le dimanche. Le mail de Walter révèle une inhabituelle clarté.

 

 

 Il nous donne «…rendez vous, l’un ou l’autre matin, à 8H30, devant la cabine téléphonique du stadium, à un mètre de la chaussée et à trois mètres cinquante des barrières »…Seul, l’itinéraire n’est pas précisé. Mais quels progrès dans l’expression à l’approche de la cinquantaine ! Impérial fanfaronissimo !

 

 

Volontaire pour la sortie du dimanche, j’ai une petite idée sur la nature du parcours. Sébastien m’a appelé vendredi pour m’expliquer qu’il avait une obligation familiale et qu’il lui « faudrait rejoindre le Ségur pour 12 heures ».On s’adaptera , lui ai-je , aussitôt , répondu.

 

 

En retrouvant  Xave et Jean Louis dimanche matin, je leur fais part des desiderata de notre pote. Pas de problème. On est tous prêts à lui  faciliter un retour chez lui à Saint Juery le haut en temps utile. On vote tous à l’avance pour une rando « facile ».

 

 

On s’apprête d’ailleurs à le lui dire dès son arrivée .A lui proposer un périple type Ambialet, la Suque   lorsqu’il nous apprend qu’en fait il compte  rejoindre Le Ségur et pas Saint Juéry .Pour 12 heures .Et, précision, en vélo, pas en auto !

 

 

Concertation, concertation. Et hop, changement de programme.

 

 

 On va maintenant allier plat de la Vallée et faux plats du Ségala. En direction   d’ Arthès, Longouyrou, Saint Cirgue, Valence,Gaulène et Valdériés pour le trajet commun. Sébastien rejoindra ensuite Monestiés et le Ségur. Nous, on redescendra joyeusement vers Albi.

 

 

On démarre. La température avoisine les 16 degrés. Les couleurs de l’automne ont maintenant investi tous les paysages  en vallée du Tarn. Tout va bien. Rouler à quatre permet de nombreux échanges entre nous. On s’en gave.

 

 

 On tchatche, on tchatche de tout et de rien  tant que le relief le permet. Rugby, état des routes, salon des maires, Gaillac primeur, vélo, dernières élucubrations de Sarko puis  de la famille de Villiers, blog, sortie 2007 aux sources du Tarn et du Lot…

 

 

On nous entend  nettement moins  causer  sur le tronçon de la côte de Peygue.

 

Sur les 4 kilomètres de la côte menant de la vallée à Saint Cirgue .Puis par moments, sur les faux plats ascendants entre Saint Cirgue et Valence. Là, on nous entendrait plutôt souffler.

 

 

Pas tous. Xave témoignera constamment d’ une forme certaine   sur les 70 kilomètres du périple. Il n’hésitera pas à un moment à coller longuement aux basques d’une voiture sans permis. On les verra tous deux prendre de la vitesse avant que le vélo à quatre roues ne s’échappe vraiment.

 

 

On roule depuis plus d’une heure et demie. Je ne vais pas tarder à payer quelques fantaisies de sprints inutiles. « Nous sommes joueurs » affirme l’un d’entre nous.

 

 

Sur de nouvelles  parties montantes du parcours, entre deux halètements, j’en viendrais  presque intérieurement à maudire l’impérieuse contrainte de Sébastien.

 

 

Le devine t’il ? Tout à coup, spontanément, il nous dévoile la raison de nos   (relatives)  souffrances vélocipédiques  et de ce parcours plus ou moins imposé: sa tante du Ségur est aux fourneaux pour un fabuleux repas de famille et il ne saurait la faire attendre. Ni lui, ni aucun des heureux élus à participer aux agapes.

 

 

Jean Louis, Xave et moi ne  connaissons pas la tatie  Anne Marie mais on aimerait bien, tant Sébastien  parle de ses talents avec délectation et gourmandise.

 

 

 Elle fait apparemment  partie des grandes cuisinières « à la maison »de cette région du Tarn et de l’Aveyron attachée à d’authentiques traditions culinaires.

 

 

Claude Izard et mes copains restaurateurs des Cuisineries Gourmandes l’apprécieraient. On devrait la rencontrer pour le recueil de recettes par le Conservatoire des Traditions Culinaires Artisanales.

 

 

Alors, par envie, par solidarité pour Sébastien, par déférence envers sa tante du Ségur, on décide d’appuyer  bien fort sur les pédales. Notamment entre Valence et Gaulène.

 

 

 On se « fait tous un peu mal aux jambes » en prenant à tour de rôle des relais courts et rapides. Tout en pensant très fort au tour de main d’Anne Marie et aux « vrais » produits locaux. Le  veau fermier du Ségala et son label rouge, les pintades et poulets fermiers, les canards, les tripous, les rissoles, les châtaignes…

 

 

Rebelote entre Gaulène et Valdériès. Descente autour de 60 à l’heure. Puis halte au chef lieu de canton. Au carrefour des routes d’Albi et de Monestiés . Devant une maison dont la décoration extérieure regroupe une ancienne bicyclette et d’autres ustensiles liés au vélo. Tous repeints en bleu.

 

 

Ici, m’apprend Jean louis, un certain Frédéric Moncassin a du passer quelques jours ou semaines, au moment  où , nous disait on, il devait  bosser pour…Cap Découverte.

 

 

On discute un moment puis  Sébastien s’en va  rejoindre le Ségur et son alléchant programme familial.

 

 

 En rentrant tous trois à bonne allure sur Albi, on réalise l’originalité et le paradoxe de la sortie du jour.

 

 

On a finalement redoublé d’efforts physiques pour rendre hommage à un thème fort et patrimonial,  plutôt nourrissant et éloigné du monde du vélo . Celui de  la vraie cuisine de tradition.

 

 

 A cause et grâce à  Anne Marie, la Tatie  du Ségur . Merci à elle !

 

 

 Michel D

(26 novembre)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Lundi 20 novembre 2006 1 20 /11 /Nov /2006 12:15

 

Déjà, jeudi 16 novembre au soir, les rites de la dégustation du Gaillac Primeur m'ont fait rejoindre à la Madeleine la cave  de mon ami Michel C. Et retrouver un petit cénacle d'habitués amateurs de la cérémonie.  Dégustation à l'aveugle pour 8 rouges et mise en bouche avec un blanc. Toasts de boudin, de  saucissons et de pâtés du charcutier d'en face  pour assurer la transition  d'un rouge à l'autre, huîtres pour apprécier le blanc.

 

 

La soirée, agréable,  ne s'est pas éternisée. On en est ressortis sains de corps et d'esprit, apparemment. La dégustation et la possibilité de vider ensuite le reste du vin en verre...dans un seau approprié ne riment pas avec beuverie.

 

 

D'autres centres d'intérêt politique ont pris le relais. Il y aura été question d'une dame blanche distançant fortement deux hommes en noir et créant une situation à ce jour inédite: une candidature féminine à la présidence de la République, au nom du PS. Quant  au débat sur les idées...

 

 

Dimanche matin 19 novembre. Comme d’habitude, en cette occasion, on s'en va randonner en primeur avec notre club « porteur », le CRA. Rendez vous à 8 heures place Pelloutier, pour ceux et celles qui sont arrivés à comprendre et à accepter les sibyllins messages de Walter. 8h30 pour les autres.

 

 

Il y a quelques jours,  El Fanfaronissimo a d'ailleurs eu lui même du mal à comprendre ses propres écrits. Anne, chère Anne, toi, notre experte en gestion électronique de courrier, ne pourrais-tu pas le conseiller ? Hopi, hopi...

 

 

Nicole, la présidente, nous accueille d'un amical sarcasme:"...Tiens, le Conseil Général, c'est le vin qui vous fait sortir avec nous!" Faut dire que la dynamique présidente et nouvelle retraitée de l'éducation nationale consacre beaucoup de temps à pratiquer sa passion et à animer son club.

 

 

On quitte Albi à une petite vingtaine de cyclos dont André, Alain, Sébastien, Walter et moi. Ca roule "aimablement". Les conversations portent sur le match de rugby de la veille. Les Bleus, tout de blanc vêtus, ont courageusement perdu leur match revanche contre les Blacks. 23 à 11. Quelques lueurs bleues...Albi a perdu contre Bayonne mais ramène un point de bonus. Castres a vaincu l'USAP 19 à 13. On apprécie aussi de temps à autre de nouveaux revêtements sur les routes empruntées.

 

 

Sébastien teste ou peaufine ses tests du vélo, de ses cales et de ses chaussures. On discute cyclo  et...logiciels libres. Je m'engage à l'abonner aux blogs velossimo et infolibre. Alain arbore son engin à deux roues  spécial primeur dont il se sert certainement pour aller au marché. Ne manque que le panier sur le porte bagages pour donner une parfaite  illusion. Walter joue déjà les timex car il lui " faudra rentrer de bonne heure". 11h15 m'avait-il dit durant la semaine avant de repousser les délais " autour de midi"...André discute de récit pour le CRA avec Nicole.

 

 

On rejoint Gaillac et la salle municipale Bouzinac. Elle grouille de cyclos dans tous les sens. Le club gaillacois maîtrise avec aisance l'organisation. Inscriptions, documentation sur des choix de circuits, fouasse et autres ravitaillements, réservation de repas en fin de parcours. Tout est parfait, hormis les pissotières qui lavent à grandes eaux les pieds de leurs utilisateurs.

 

 

Nous voici partis sur la rando primeur. On commence par emprunter une sacrée petite route - vraisemblablement la D4- nous menant après quelques efforts renouvelés sur l'itinéraire Castelnau de Montmiral-Gaillac et ses plateaux . Histoire de redescendre quelque peu jusqu'au Domaine de Vayssette.

 

 

Le jeune patron   nous accueille avec sourire et gentillesse. On l'a vu grandir d'année en année et prendre de l'assurance et des responsabilités. Je lui parle de la photo de la Dépêche et il s'en amuse.

 

 

On déguste blanc et rouge,  toast de charcuteries à la main, tout en jetant un oeil aux autres producteurs présents. Un trio de safraniers de Sieurac  me parle du côté manuel et naturel de leur métier. Je récupère aussi la carte d'un producteur de plantes médicinales et aromatiques. André s'autorise son  même plaisir annuel, l'achat de chocolats noir et blanc. Et magnanime, les partage avec les copains.

 

 

On retrouve Anne, Michel M, Hervé, Bernard, Thierry, tous partis d'Albi à 8H30 pour arriver ici par des chemins plus directs.

 

 

La seconde étape se situe, comme l'année dernière, à Arzac, au domaine  Salvy. Une maison ancestrale de vignerons indépendants. "Depuis cinq générations, est-il écrit sur les dépliants, Michèle Marc et sa famille ont hérité du précieux savoir de l'aïeul au prénom de Salvy, d'où le nom de la propriété".

 

 

On la rejoint via Broze et  Cahuzac. A voir le nombre de voitures garées sur les trottoirs, le point de départ  des rando pédestres  du jour a connu une super fréquentation.

 

 

En retrouvant la route des vignes,   je repense à Robert Plageolles qui m'a initié, lui aussi, au Gaillac, au sens des cépages, des terroirs et de ces chemins de traverse. Je me souviens l'avoir suivi sur cette route qu'il me présentait comme  un chemin quasiment spirituel. 

 

 

On déguste le blanc primeur de Salvy avec...des huîtres. Autour de 10 heures et avant de ré enfourcher nos machines. Elle est pas belle, la vie?

 

 

En sortie de salle, la palette des produits Salvy nous ferait presque regretter de partir. Cuvée Léonie en  blanc doux, cuvée Naïs en rouge, Mauzac sec..La maison propose même sur Albi des vinibags de 10 litres en AOC Gaillac rouge.

 

 

Il fait beau. On allège les tenues. Le groupe initial se scinde en plusieurs groupuscules selon les itinéraires de retour. Albi ou Gaillac.  André m’explique l’avancée de ses réflexions pour la sortie 2007 Aux sources du Tarn et du Lot. Un plan B complémentaire du projet présenté en septembre. On est , là aussi, sur le bon chemin…

 

 

On  rejoint Cestayrols avec une dizaine de comparses et , pour ma part, après quelques difficultés épisodiques  avant de mettre pied à terre  au célébrissime  Domaine de Labarthe de la famille Albert.

 

 

 Un hélicoptère décolle d'un champ voisin. On l'avait déjà remarqué lors de notre périple sans savoir qu'on le retrouverait ici. Peut être est ce une nouvelle forme de tourisme oenologique haut de gamme. De domaine en domaine...

 

 

Dès l'entrée du grand hangar du Domaine de Labarthe, je tombe sur le patron des lieux, Jean Albert en conversation avec Philippe Derrieux ( Domaine de Lacroux) . On se reconnaît tous les trois malgré les années passées   et on parle..vignoble et vélo.

 

 

J'ai un peu traîné. Je déguste et apprécie- trop rapidement -un verre de gamay rouge  de la maison avant de rejoindre ce qu'il reste du groupe. La plupart des copains du CG ont déjà dû repartir. Walter s’est il surpassé pour  rentrer à l’heure dite et demandée par Sylvie ? Il faudrait un André pour le raconter..

 

 

Je décide de rentrer  avec le CRA. Cruel dilemme. Par où repartir pour rejoindre Castanet, Sainte Croix et le domaine d'Escausses? Solution raisonnable axée essentiellement sur du plat  ou courte mais folâtre ascension vers Castanet avant de retrouver le plat. Enthousiaste, je choisis la seconde en compagnie de trois types aguerris.

 

 

On se la monte, lentement mais sûrement, sans mettre pied à terre.. Bien calé sur le petit plateau  et l'avant dernier pignon,  je pense intérieurement   à quelques portions de la côte de Saint Géraud. Ici, on garde  facilement le moral car on visualise   la courte et sinueuse distance nous séparant de l'arrivée au village.

 

 

Le domaine d'Escausses, à midi, connaît une animation exceptionnelle. Des dizaines de voitures, ou plus encore, attestent de la présence de très nombreuses personnes. Beaucoup , dont Francis et sa femme, se sont inscrits au déjeuner proposé par Jean Marc Balaran.

 

 

Le pauvre ne risque pas de courir de table en table. Il s'est récemment cassé la figure d'une échelle et se déplace en fauteuil roulant avec la jambe gauche tendue et maintenue à mi hauteur. Il me raconte son accident en souriant mais j'imagine les complications en tout genre auxquelles il va devoir momentanément faire face.

 

 

Il y a aussi foule devant les tables de dégustation. Je me débrouille avec un complice "maison" pour goûter un verre de gamay rouge  avant de regarder une expo signée...Donatien Rousseau.

 

 

Le copain photographe du Conseil Général est là. On se salue, on discute un peu, tout comme avec Michèle Carcenac , son mari et Christian Jouve. En cet instant, tous trois paraissent visiteurs parmi d’autres. L’heure n’est pas au protocole mais à la visite d’estime et de plaisir. Eux aussi ont droit à un (relatif) anonymat.

 

 

Je souris. C’est la première fois que je rencontre un architecte devenu.. secrétaire général de Préfecture. Le cas n’est manifestement  pas courant.

 

 

L’heure est au retour sur Albi. Une  dizaine de kilomètres avant de rejoindre la rue Lamartine. Je l’accomplis en solitaire mais heureux de cette rando si particulière. Unique dans l’année. Joliment composée. La preuve : et de quatre…primeurs !

 

 

 Michel D (19 novembre 2006)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Lundi 6 novembre 2006 1 06 /11 /Nov /2006 11:49

 

 

 

                              En rejoignant dimanche matin les copains, je repense aux jours précédents de la semaine. Ils s’annonçaient à priori agréables et au minimum sereins en ces temps de Toussaint.. Congés, moments d’amitié et de recueillement, travaux albigeois d’isolation thermique puis de tonte végétale autour de la maison de Sauzet.   Ils se sont avérés dramatiques.

 

 

Le vélo m’avait accompagné en voiture pour le déplacement dans le Lot. Il n’a pas quitté la remise. Nous en sommes revenus  plus vite que prévu. Pour cause ultime. Un décès. Familial et graulhétois. Un enterrement et ses moments forts  partagés entre peine commune pour une personne aimée et rassemblement exceptionnel de toutes les générations d’une famille géographiquement éclatée.

 

 

Dimanche donc. Walter, de sortie le samedi après midi, m’avait dit la veille au téléphone…tu verras, vous serez  nombreux mais couvrez vous…ça va cailler !

 

 

Il avait en partie raison, le bougre. En partie…

 

 

Froid, il fait froid mais ç’aurait pu être pire. Les thermomètres  affichent 5 degrés au moment (8h30) de notre rassemblement. Le soleil laisse deviner de prochains réchauffements.

 

 

Nombreux.. là, el Fanfaronissimo s’est largement planté puisque les groupes d’environ dix complices de ces dernières semaines ont cette fois ci fait place à un trio. Bernard, Jean Louis et moi.  Peut être étaient ils plus nombreux le samedi après midi. Quatre au lieu de trois ?

 

 

On porte tous les équipements d’hiver. Cuissards longs, casques, gants, manchettes ou vestes. Bernard a même sorti les protège chaussures. Jean Louis porte un maillot Battik.

 

 

On attend quelques instants de plus avant de décider d’un périple vers Le Séquestre, le bas de Florentin, Lagrave, le stade de Brens Olympique,  Montans, Lisle sur Tarn, Saurs, Gaillac,Labastide de Lévis, Marssac et Albi.

 

 

Un itinéraire connu, apprécié et dénué de côtes méchantes. On se le fera d’ailleurs (même moi) à 24,1kms/h de moyenne. 24,2 même si, comme d’autres, on arrondit au chiffre supérieur.  Notre moyenne  devrait recueillir de la part de nos autres petits camarades une appréciation plus flatteuse que compatissante. Isn’it ?

 

 

En quittant Albi, devant le domicile supposé de l’ami Jacques, on lui lance quelques invitations verbales à nous rejoindre. Sans succès. On n’insiste pas Pour le voisinage.

 

 

J’apprends au hasard de nos conversations une des dernières nouvelles du groupe : Anne en a fini avec ses cervicales mais , lors d’un trail nantais en compagnie d’Hervé et de Denis,  s’est  maintenant  fâchée avec une de ses chevilles.

 

 

Autour de Florentin et Lagrave, en bord de route ou dans les rangs de vignes,  on rencontre quelques joggers solitaires et des duo de chasseurs promenant pacifiquement, semble t’il, chiens et fusils.

 

 

Point de gibier pour eux, ni pour nous ou plutôt nos yeux durant toute la rando. Je parle à Lolo des deux biches entrevues jeudi entre Sauzet et Saint Vincent Rive d’Olt.

 

 

J’oblige amicalement mes deux potes à rejoindre la route de Gaillac  en passant par le centre de Lagrave. J’aime depuis longtemps ce village, son école de briques et de bâtiments modernes, sa place en demi cercle, ses allées maintenant en l’état. Son petit resto, ses commerces regroupés, son église à l’horloge longtemps défaillante et sa crypte  dédiée à Sigolène… la Sainte  ! Sans faute de frappe en début de prénom.

 

 

Bernard en profite pour me rafraîchir la mémoire : une autre fois j’ai entraîné la troupe des cyclos en ce même village .On en est ressortis par une rue transformée ce jour là en un chantier non carrossable. Une crevaison, minimum, s’en est suivie.

 

 

On évite Brens en rejoignant Montans par une route chère à André. Le temps d’un arrêt ravitaillement près d’un des pigeonniers atypiques du Gaillacois. Relativement haut et finalement étroit.

 

 

On longe les installations sportives du Brens Olympique XV. Symbole du stade rural multisports. Rugby et foot, enseignes publicitaires des entreprises locales sponsors de toute taille, verdure extrême des terrains, vestiaires récents, grand filet pour que les ballons ovales ou ronds évitent de retomber sur la route départementale voisine.

 

 

On discute à deux ou trois de tout et de rien : la grande sortie cyclo 2007, la campagne électorale interne ( !) aux candidats PS, les derniers sondages positionnant Le Pen à 17%. L’incendie maîtrisé non sans dommage d’un des hôtels de Luchon, les quelques  voitures brûlées à Albi et aux Cammazes, la meilleure manière d’isoler les combles d’un grenier.

 

 

Jean Louis évoque aussi les éventuelles escroqueries à l’assurance et la sortie du Gaillac Primeur.Le Président du foyer multi activités de Saliès a été invité par la Cave de Labastide de Lévis à déguster son gamay.

 

 

En continuant à parler Gaillac, on se trouve quelques copains communs, notamment les Cérier père et fils. Le plus jeune a quitté la mécanique – et son collègue Jean Louis à l’époque- pour la Cave de la Madeleine.

 

 

Notre trio fait sa halte habituelle sur la grand place de Lisle sur Tarn. On semble apprécier cette bastide tous trois de la même manière. On y découvre un marché (inhabituel ?) de producteurs.  Même notre productrice de Marennes d’Oléron du marché couvert d’Albi y a amené son fourgon et ses huîtres.

 

 

On admire aussi un triporteur doté d’une sonnette de collection et de freins à tambours. Un petit chef d’œuvre de la marque  Confortable.  Tout ceci a un petit air de  britannique francophile…

 

 

Bernard – l’un de nos deux copains de l’association sportive bossant à la bibliothèque départementale- s’enquit naturellement du fonctionnement de la bibliothèque de Lisle .Il constate avec dépit sa fermeture imprévue, le privant d’un bonjour amical à une collègue «  de terrain ».

 

 

Jean Louis nous parle des fêtes de Lisle du 15 août  juste au moment où une ancienne affiche nous en rappelle la tenue. En repartant, on croise quelques papys eux aussi en manque de …bibliothèque.

 

 

Le retour s’effectue à rythme soutenu. Les craintes sur le vent contraire s’estompent. Entre Saurs, La Bastide de Lévis, Marssac et Albi, on frôle parfois les 30 à l’heure sans vraiment souffrir.

 

 

 On roule en harmonie en profitant de la roue du plus costaud. J’apprécie tout particulièrement cette fin d’étape  à  trois. Le rythme général et régulier de la sortie me permet d’y tenir ma place.

 

 

La Cathédrale d’Albi grossit au fur et à mesure de nos derniers coups de pédale.  On se quitte devant le stade de la Grèze, autour de midi. Contents de ces moments et de leur  rythme. Des temps de parole et des temps de  silence pareillement partagés.

 

 

 

On se souviendra donc  de cette sortie. Une  sortie complicité à trois. Celle de Lisle au trio.

 

 

Michel D

 

Dimanche 5 novembre 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Lundi 30 octobre 2006 1 30 /10 /Oct /2006 10:30

 

 

 

                                       Samedi  28 octobre. Avant même d’enfourcher nos vélos, on a connu quelques joies sportives  durant la semaine.  

 

 

Jeudi, la rumeur sportive  colportée par la Dépêche et quelques initiés est devenue info officielle. Le Tour de France 2007  s’ancrera  dans le Tarn en trois occasions. Arrivée d’étape à Castres, contre la montre de 54 kilomètres autour d’Albi, de Villefranche d’Albigeois et d’Ambialet  et départ d’étape depuis Mazamet.

 

 

Du jamais vu  au pays d’Esclassan, des Jalabert, de Basson, Salvetat, Andouard, Espérou, Souyris, Laur, Trémolières, Gaut, Rieuneau et de quelques autres !

 

 

La région Midi Pyrénées est , sans allusion aux campagnes politiques du moment, « royalement »  gâtée. Cahors, Castelsarrasin et les Pyrénées, hautes et ariégeoises, l’Aubisque et  le plateau de Beille notamment sont de la fête.

 

 

 Je pense aux six copains  de notre association ayant dompté l’intégralité de leur Transpyrénéenne.  Dans la souffrance, dans le plaisir et dans le mélange des deux. Les pros vont mettre leur pneu dans leur traces.

 

 

Jeudi toujours. Mail de Walter à tous, concis et prévenant. Tout en nous rappelant le changement d’heure de dimanche matin, il nous annonce une rebelote cette fin de semaine pour les choix de sortie.

 

 

 Bernard, André, Walter, Alain, Hervé et Jean Marc, sauf erreur, optent pour le samedi matin. Le dimanche, je retrouve Jean Louis, Sébastien, Jacques et Dany. Un groupe intéressant. Trois jeunes pousses et deux  plantes consistantes, l’une longiligne, l’autre plus multiformes…

 

 

Le parking du stadium vibre des arrivées multiples des équipes de cadets venues disputer un tournoi international de rugby. On assiste à l’arrivée d’un car roumain et d’un autre , semble t’il, de Lithuanie.  Les véhicules se garent au petit bonheur la chance. Je connais un certain agent de sécurité – un autre Didier-  qui aurait régenté tout ceci avec méthode. 

 

 

Jacques arbore son sourire habituel et… un nouveau vélo. Bleu, rutilant, plus adapté à la route que son habituel engin mais nous rappelant quelques compagnonnages.

 

 

Et oui, il s’agit de l’ancienne monture  d’Alain. Le génie du chauffage artisanal l’ a  délaissée et remplacée depuis quelques mois après en  avoir cassé la chaîne aux alentours de Miolles. Ceci a déjà été raconté et rappelé à plusieurs reprises .

 

 

Dimanche dernier, Linlin a proposé à Jacques de lui vendre cette merveille expérimentée et sa nouvelle chaîne. A un prix d’ami.  L’ami Jacques n’a pas dit non. Et compte sur la sortie d’aujourd’hui pour la tester.

 

 

La tester …sur route  suite à ses péripéties indoor des derniers jours. Elles n’ont pas manqué. Il nous raconte ses efforts vains pour régler tout seul la bonne hauteur de selle.  Le vélo n’a voulu obéir qu’à son ancien proprio, l’artisan «  bien assis  depuis quelques années».

 

 

Les autres copains ont vagabondé hier vers Castelnau de Montmirail. A  une vitesse moyenne, semble t’il, d’environ 27 kilomètres à l’heure. Pauvre el Fanfaronissimo. Peut être n’as-tu pas rigolé tout le temps ! D’autant plus qu’à chaque fois que tu as dû te retourner  pour voir qui était derrière toi, il n’y avait  vraisemblablement personne. Cette fois ci !

 

 

On décide de rouler en Vallée du Tarn. Albi, Saint Juéry, Arthès, Longouyrou, Ambialet et retour sur Albi ou resucée vers Villeneuve sur Tarn, Trébas, Ambialet, côte vers Fontcouverte et rentrée définitive sur Albi par Bellegarde et Cambon.

 

 

Le rythme de notre quintet s’avère soutenu tout en restant   propice au dialogue.  A cinq, on change souvent  de partenaire tchatcheur. Hormis au moment d’emprunter le début de la côte de Peygue où le court effort solitaire reste  de mise. Avant le regroupement.

 

 

Didier me raconte quelques souvenirs de ses dernières vacances. Ses trois montées du Ventoux, ses achats de muscat  et de gigondas notamment.  Depuis, il enhaîne par  des matinées bricolage et des  sorties –pêche avec un bon copain . Il vient de  prendre un sandre.…

 

 

Il me parle aussi du projet de grande sortie 2007. Aux sources du Tarn et du Lot. Où en sommes nous ? Bonne question ! Une  prochaine réunion semble opportune pour connaître officiellement l’avis de chacun. Et avancer clairement dans la préparation.

 

 

 Sébastien m’explique son statut de Saint Juérien d’en Haut puisqu’il habite  sur la route du même nom menant vers celle de Villefranche. Je lui confie une belle et ancienne tranche  de notre vie nous ayant fait habiter, Andrée, Xav, Mum et moi   ..en bas, aux Bordes saint juériennes. Des amitiés y perdurent.

 

 

Jean Louis  s’enorgueillit du titre de champion du monde des constructeurs de F1 acquis par Renault, son employeur. Et nous dit que les répercussions en seront certainement positives dans la boite. Peut être, rajoute t’il, les employés seront-ils tous gratifiés d’un …tee shirt ou d’une casquette Renault The Best ? On se marre.

 

 

On écarquille aussi les yeux tout en pédalant. Cette petite route vers Cahuzaguet, Longouyrou et Ambialet  est toujours superbe. On la parcourt en souhaitant que le brouillard entrevu en levant les yeux ne nous tombe pas dessus. On sera exaucés.

 

 

A  Saint Cirgue, avant de passer le pont vers Ambialet, en longeant  l’Hôtel du Pont  de mon ami Jean Pierre, je repense à ses parents et à leur accueil lors  de mes premiers pas professionnels dans le tourisme tarnais. En 1984 …Déjà ? Déjà !

 

 

Tout va bien. On rejoint  Villeneuve  sur Tarn en pédalant  allégrement. Halte générale devant un autre lieu  fréquenté en groupe, lors de notre rando du RD 53 : l’Hostellerie des Lauriers. Une initiative appréciée émanant des poètes de la voirie. Là, ce devait être en …2003 .Déjà ? Déjà !

 

 

Retour sans fait notable si ce n’est la bonne entente du groupe. On ne musarde pas mais on roule assez vite en prenant le temps d’apercevoir quelques cormorans   perchés sur de petits rochers émergeant du Tarn.

 

 

 On croise de temps à autre  des cyclos , un coureur à pied , des chercheurs  de châtaignes ..On s’emplit les yeux des couleurs des paysages . On sent que l’automne et ses frimas sont entrain de  leur imposer leur loi. Même si les après midi demeurent chaudes.

 

 

Sébastien fait connaissance avec la côte de Fontcouverte et se l’apprivoise méthodiquement. Habitués à la descendre de temps à autre, on se la monte sans appréhension ni essoufflement. Chacun à son rythme mais avec les mêmes repères.

 

 

 En rejoignant le carrefour avec la route Villefranche –Albi, on retrouve  la civilisation des automobilistes du dimanche  et les risques de brouillard. La conjonction des deux nous incite à rentrer prudemment sur Albi par les chemins de traverse. Bellegarde  et Cambon. Bien connus eux aussi en sens inverse. On découvre une nouvelle signalétique indiquant un domaine d’expérimentation du lycée agricole de Fontlabour.

 

 

J’interroge Jacques sur  son état et celui du vélo de Linlin. Le premier se porte bien mais connaît quelques souffrances tenaces côté fesses. Une histoire de selle non encore  façonnée à l’anatomie de l’intéressé …à moins que ce ne soit l’inverse.

 

 

Le beau vélo bleu parait agréable et obéissant. Seul souci, quelques pignons arrière semblent fatigués et ne  maintiennent pas  les maillons de la chaîne quand il leur demande d’entrer en action.  

 

 

Il lui faudra rappeler Alain – notre Linlin – pour élucider la chose. Je suis doublement intéressé : il m’arrive la même chose depuis que j’ai changé de chaîne et je ne doute pas de l’écoute  du seul représentant authentique ( dans notre groupe) des artisans . Et vues les pub sur ces héros modernes  restés humains….

 

 

Allo …Linlin ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Lundi 23 octobre 2006 1 23 /10 /Oct /2006 14:56

 

Fin de semaine …pour ne pas dire fin de week end des  21 et 22 octobre. Cette fois ci, on a droit à un double choix de rendez vous ( samedi ou dimanche ?) pour un même itinéraire entre  Albi,Saint Quintin, Saint Sernin les Maihoc, Virac ou ses environs , Cordes, Salles, Monesties,côte de la Vayssière, Cap  Découverte, Cagnac, descente de la Drêche et Albi.

 

 

Allez savoir pourquoi, je choisis de rouler dimanche plutôt que samedi. Comme un pressentiment sur le samedi de risque de double crevaison ( arrière et avant) ou de chute après ennui de dérailleur. Bizarre, bizarre , sœur Anne  ne vois tu rien venir ?....

 

 

La première sortie regroupe André, Michel M, Anne, Hervé, Bernard , Thierry et Jean Marc. La Top team … ou presque  puisque l’Ange Blanc fait  défaut pour  cause , dit la rumeur, de  stage d’horloger à Besançon.

 

 

La notre  , dédiée à Sylvie en raison de son squat involontaire d’une chambre de Claude Bernard, rassemble Walter, Alain, Didier, Francis et son copain Christian, Jacques, Jean Louis,  Sébastien et moi. La Smiles team…

 

 

Retrouver -enfin -Didier, notre Duc de Chevreuse, nous fait plaisir. Il sort  de temps à autre le mercredi après midi avec le CRA et nous honore aujourd’hui de sa présence. Emmailloté Philippe Andouard  et toujours aussi dispo pour accompagner et encourager dans les côtes les plus retardataires  d’entre nous.

 

 

 Depuis la récente sortie ouverte à tous, notre groupe de cyclos de l’ASPCG s’étoffe. Se renforce, s’ouvre même à la société civile : compagnon de collègue femme , copain de collègue, collègue trentenaire ( ou presque).. On s’enrichit d’un mécano auto , d’un agent EDF  de la centrale Pélissier. On est sur la bonne voie !

 

 

Avant de partir du stadium, on discute quelques instants avec deux gars d’un autre groupe de rouleurs .J’y reconnais  mon ancien coiffeur. Depuis sa retraite, le galopin doit bouffer et rouler. Il a pris un peu de poids et roule de plus en plus vite. Il nous raconte avec enthousiasme sa cyclo Didier Rouss de la semaine dernière à Montauban. « … Allez y les gars, ça vaut vraiment le coup : »…

 

 

 Francis prend la tête du peloton constitué définitivement depuis le parking du Leclerc de Lescure. Et nous fait visiter le quartier du Breuil avant de rejoindre la côte de Saint Quintin. On se la mange, chacun à son rythme.

 

 

Au fil des pédalées, on hume   les sensations et couleurs de début d’automne. Pour mieux les partager.

 

La température s’avèree au fil des minutes  digne d’un léger été indien. Ciel optimiste et dégagé, feuilles de vignes dépouillées de raisins et de plus en plus enroussies…

 

 

On cultive le plaisir de rouler de front en duo sur ces  petites routes de plateaux. Et d’apercevoir  tel ou tel  village ou une chapelle isolée ou une ferme de belle architecture. Je pense spontanément à la parution , la veille, du nouveau numéro de la revue des Vieilles Maisons Françaises  consacré au Tarn.

 

 

L’arrivée –descente vers Cordes par Virac mériterait d’être  connue de tous les touristes amateurs de «  la perle des bastides ». Avant de la rejoindre, on fait d’ailleurs une pause à l’embranchement d’un chemin de terre conduisant aux fameuses sculptures contestatrices, si ma mémoire reste bonne, de Jean Marc. Souvenirs, souvenirs…

 

 

Cordes, Salles, Monestiés…la route du Cérou si appréciée des cyclos. On se la déguste ensemble. Goulûment et sereinement…jusqu’à la crevaison de Christian.

 

 

Le copain de Françis réquisitionne  la chambre à air de l’un et la pompe de l’autre pour repartir d’attaque. Il se fait aussi un peu…chambrer car ses propres munitions se sont avérées défaillantes. Chambre de secours déjà hors d’usage, pompe absente. Et dire que le slogan d’EDF, son employeur,ou ce qu’il en reste, est de faire face à toute situation en «  apportant à tous plus que la lumière » !.Manque pas d’air !...

 

 

Passé le pont de Monestiés, voici maintenant  la côte de La Vayssière en direction de Blaye et de Cap Découverte. Et sa série de larges virages peu avenants. 

 

 

Malgré la perspective de l’effort à accomplir, on sourit. On repense tous  à cette  fameuse étape de contre la montre  du Tour  . Amstrong , Ullrich et les autres s’en souviennent certainement encore, eux aussi .

 

 

Je  monte la côte à ma main, près de Jacques   , prenant soin de respirer dans les règles . Le Duc de Chevreuse nous supporte et nous réconforte. Ca me rappelle la matinée de notre sortie ariégeoise d’avant les Pyrénées.

 

 

 Plusieurs copains viendront aussi nous rechercher. Walter, le célibataire involontaire, semble en forme. L’histoire ne dit pas cependant quel a été son dîner de la veille.

 

 

Francis nous guide  ensuite sur les chemins goudronnés de Cap Découverte. On y croise quelques  coureurs , marcheurs à pied ou vttistes familiaux .  Le parking livre, à l’heure où l’on passe ( autour de 11 heures) un verdict impitoyablement décevant : très très peu de voitures !

 

 

En traversant Cagnac, j’apprends de la bouche de Jean Louis qu’il a passé quelques instants de son enfance à la Cité des Homps. Alain fait des offres de service à Jacques et tente de le convaincre de lui racheter son ancien vélo. Remis à neuf après la fracture de sa chaîne. « Tu verras, il est à ta taille ! »…

 

 

Jacques me parle de sa récente cueillette de champignons sur le sentier lacaunais du Montalet.  Je repense aux myrtilles cueillies en ce même lieu il y a quelques années avec Claudie et appréciées le soir en tarte  avec Andrée et Jean –Pierre.

 

 

On descend la côte de la Drêche avec vigueur. Mon compteur affiche 64 kms/h . Les copains «  devant » ont du flirter avec les 70kms/h. Sébastien aussi car il m’a dépassé avec facilité et assurance.

 

 

On fait d’ailleurs le point avant de nous séparer devant le parking Leclerc. Il est à peu près 11H30 et nos compteurs affichent environ  70 kilomètres .Chacun semble ravi. Du circuit, de la compagnie,de la météo et  de l’heure.

 

 

 Walter a le temps de s’organiser pour  rendre visite à sa chère femme avant de goûter la cuisine d’Arlette. Jean louis pense à sa rando pédestre de l’après midi. Jacques au match de rugby européen de Biarritz. Pour ma part, je décide de rejoindre Albi par…Lagrave , histoire d’accrocher les cent kilomètres pour cette sortie.

 

 

J’entends soudain Christian raconter avec amusement quelque chose à ses plus proches voisins.  Après sa crevaison, il vient de connaître  une nouvelle émotion. L’irruption d’une biche...en quête de traverser la route au moment où il descendait à grande vitesse. Francis le suivait de près. La Drêche les aurait elle tous protégés ?

 

 

Notre copain ne semble pas vraiment marqué par ce qui aurait pu devenir  une forte mésaventure et plus encore. Un drôle de symbole de fin de la semaine de la prévention routière. Il pense déjà plutôt aux bulles du  champagne de son  déjeuner de fête prévu  dans quelques minutes.

 

 

On se quitte sur le mot de la fin. Celui de Christian . Asséné de manière magnanime aux copains. De toute manière , nous dit il , magnanime «… les gars  ,en cas de boom, et si je m’en relevais,  je vous aurais  donné  quelques cuissots.

 

 

Nom d’une biche !»

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Lundi 16 octobre 2006 1 16 /10 /Oct /2006 09:17

Samedi 15 octobre. Journée historique pour le Tarn et tous les amateurs de rugby : en fin d’après midi Albi (« Le Sporting ») s’en va défier Castres (« Le CO ») chez lui. Au stade  Pierre Antoine.

 

 

Top 14, suprématie  départementale, clichés sur Tarn Nord et Tarn Sud, sur la cigale et la fourmi, sur  les mercenaires de Révol et Seigne  et sur les petits poucets à la Béchu…rien ne manque dans les colonnes de la Dépêche , du Tarn Libre et du Journal d’Ici. Et je connais un (autre) Michel, meilleur que moi pour les préparations sportives, que ça fait «  bisquer ».

 

 

Comme de très nombreux Albigeois, on n’a pu avoir de place.300 sur 9000 ont été attribuées, selon la rumeur, par les Castrais à «  ceux du nord ». Même Jean Marc, le tchi de Fontvialane, Flescha, ou double foyer – en raison des jumelles qui l’accompagnent systématiquement dans les tribunes-  selon les surnoms du jour, n’en a pas obtenu. C’est dire !

 

 

8H30. Stadium. Un soleil optimiste nous réchauffe quelque peu. Tant mieux. Chacun est parti de chez lui assez refroidi.

 

 

On se retrouve  à neuf. Hervé, Bernard, André, Dany, Thierry M, Walter et Alain, Jean Marc et moi. On récupère devant l’école Rochegude  Anne, Michel M et….Jacques nous rejoint un peu avant le carrefour de l’ancienne route de Graulhet. Nous voici donc  maintenant 13 en vadrouille vers Lisle sur Tarn. Seraient ce les premières retombées bénéfiques de notre sortie – invitation à tous les collègues  d’il y a quinze jours ?

 

 

Le rythme demeure raisonnable. Ca tchatche de partout. El Fanfaronissimo et Alain l’artisan  rentrent d’une étude de terrain de deux semaines sur les pâtes de leurs cousins italiens .Ils  nous font part de leurs découvertes et émotions en tout genre. Y’a qu’un certain picrate émoustillant qui ne leur a pas plu !

 

 

Avec d’autres copains, on évoque aussi, avec délectation, l’Ekiden albigeois de la semaine dernière. Notre équipe, surnommée pour l’occasion l’équipe « d’Anne et les garçons », s’est finalement classée 46ème  sur plus de 240 .Devant les copains- collègues du groupe des coureurs à pied de l’association sportive du CG.

 

 

Et si l’Ange Blanc avait aussitôt relayé Bernard, on aurait accroché la 45 ème ! En fait, sept jours après, on ne lui en veut pas du tout. On est même content que ce perfectionniste  soit lui même  descendu du ciel pour commettre sur terre albigeoise, une simple bévue, comme nous autres, les autres  humains pédalant.

 

 

Les trois dernières recrues s’intègrent au groupe avec facilité et (ou) enthousiasme. Thierry M prend confiance au fil des kilomètres et s’aperçoit qu’il tient largement la cadence et la distance. L’ex coureur à pieds a belle allure sur un vélo !

 

 

 Jean Louis roule souvent dans les premiers et, me confie t’il, ne redoute que les côtes.        Je souris. J’en suis ravi…ainsi dorénavant  serons nous peut être deux à grimacer devant quelques maudits «  faux plats ascendants ».Est ce bien sûr ? J’apprendrai plus tard que le compagnon de  Patricia est aussi un badmintonnien affûté.

 

 

Jacques nous donne à sa manière une leçon d’intégration immédiate au groupe. Son vélo ,  plus propice à la rando VTC qu’à nos sorties sur route, lui demande certainement pas mal d’efforts pour suivre le rythme  …n’empêche il tient sa place et porte avec élégance   sac à dos et K way du Conseil Général. Parti le visage souriant et mat, il reviendra, quelques fois  « ramené » par André, le visage souriant et plutôt coloré. Bon pour le service !...

 

 

Le périple se déroule sans histoire. Albi, Le Séquestre, Florentin le bas, Lagrave, Brens, Montans, Lisle, la rocade gaillacoise et retour par le bas de Senouillac, Labastide de Lévis et Marssac.

 

 

Bien sur, comme d’habitude, entre Marssac et Albi, les fauves sont lâchés. André, Hervé, Jean Marc, Bernard, Alain , Anne et Michel M s’en donnent à cœur joie et pédalées fougueuses. Je demeure trop loin derrière pour en suivre le déroulement.

 

 

Lors du regroupement d’avant entrée sur Albi, Hervé propose à la cantonade un arrêt apéritif chez lui. On accepte spontanément à la condition qu’il s’en aille devant prévenir Marie Christine.

 

 

En bon camarade, Hervé nous obéit. Et nous accueille donc à domicile avec sa femme – tout sourire- pour un apéro « familial » aux nectars de Miolles.

 

 

Apéro jus de fruits en terrasse. Doux moment de détente  et d’amitié. Les verres se tendent plusieurs fois.  Pour goûter et regoûter les délicieux jus de pomme et jus de poire de Gabriel Vieules . Le cousin d’Hervé, producteur à Miolles.

 

 

El fanfaronissimo signe sa rentrée parmi nous d’un trait d’humour personnel. Ravi  d’une telle conclusion apéritive pour la sortie du jour, il propose qu’on renouvelle le geste …à chaque sortie mais en variant les sites et comités d’accueil entre nos domiciles respectifs. On appellera ça … les tournantes, nous dit il , avant d’entraîner les éclats de rire.  

 

 

On prend le temps de déguster et d’ausculter les bouteilles.  Les deux jus de fruits sont étiquetés officiellement « production raisonnée ». Un label ou une certification, un quelque chose attestant d’un certain  sérieux dans  la démarche. Et s’appuyant sur la durable notoriété de Miolles pour la qualité de ses fruits.

 

 

Lui, Gabriel on l’a déjà aperçu un court instant l’hiver dernier  , grâce à Hervé et à cause d’ Alain.   Le digne représentant des artisans chauffagistes avait eu la bonne idée de casser sa chaîne de vélo entre la Vallée du Tarn et les coteaux de Miolles. On l’avait abandonné pour monter au village «  prévenir le cousin ». Et Gabriel , ou plutôt sa femme, s’en était  allé(e) le rechercher en voiture  !

 

 

Depuis, leurs  jus de fruits poursuivent aussi leur chemin. Et les Albigeois peuvent les découvrir, les apprécier et les acheter …le vendredi après midi au marché du Castelviel.

 

 

Miolles et ses deux nectars aux pieds de Saint Cécile ! Joli programme et vraie tentation de proximité.

 

 

Tiens, dès que je m’en procurerai , je trinquerai à …la victoire du Sporting sur le C.O .C’est fait. 19 à 16 ! Tournée générale  et vive, quand même, tout le rugby du Tarn !

 

 

 

 

Michel D

 

Albi. Dimanche 15 octobre 2006.

 

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