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Récits de quelques escapades cyclo d'une équipe de copains du Conseil Général du TARN et de leurs potes...

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Histoire de flammes!

  Histoire de flammes !

 

        

               Pour le moins pagaillousse et plutôt tragi comique cette dernière semaine !  

 

Les aventures de la Flamme Olympique s’estompent. Le Grand David Douillet maugrée toujours contre le P’tit Garde Chinois qui, à Paris, lui a éteint par surprise – mais devant les télévisions- l’éclairant symbole permanent de l’éthique sportive mondiale.  Les images parlent d’elles même. Le Dalaï Lama a dû apprécier.

 

Notre  gouvernement  a aussi joué un psychodrame à trois voix d’un autre genre. « NKM », une belle et intelligente femme ministre sarkoziste de convictions écologistes a piqué devant le Monde une verte colère d’indignation ….à rendre définitivement inélégants et presque lâches les comportements habituels des sieurs Coppée et Borloo à son égard. La suite des évènements est devenue « fillonne », théâtrale, vaudevillesque. De jolis jeux de rôles.

 

Deux  nouvelles polémiques ont très vite pris le relais, l’une  sur le maintien ou pas  de la carte des familles nombreuses, l’autre sur les arriérés de  salaires d’anciennes attachées parlementaires d’une députée ayant royalement  servi la cause du Chabichou. La gouvernance politique n’en sort pas grandie

 

De son côté, Martin Hirsch a livré, semble t’il, un de ses derniers lourds combats politico médiatiques pour obtenir les budgets nécessaires à la mise en place du Revenu Solidarité Active. Laurence Ferrari a tenté de le canaliser mais il a crevé l’écran de sa chaîne. Et de son ardeur à convaincre.  Sera-t-il encore ministre  dans quelques semaines si les caisses soit disant vides n’ont pas été réalimentées ? «  J’y suis, j’y reste...tant que ça progresse ! ».

 

BRR, brrr. Si avec tout ça, avec  nos boulots peu ou prou « titanesques »et  avec  les dernières infos sur l’augmentation mondiale des productions alimentaires,  l’envie de faire du vélo ne nous assaille pas….c’est à désespérer de l’esprit sportif. 

 

Pas de souci,  l’envie  est bien là. Notre flamme vélocipédique ne s’éteint pas. Elle !….Elle brille même dans chacun des groupes.

 

La preuve. Les stars se comptent 11 ce samedi matin. Du moins après un départ partiel à 9 d’Albi Stadium,lorsque leur ramassage scolaire s’achève du côté de Cambon et de Bellegarde.

 

Faut bien ménager les purs- sangs de la périphérie ! Ce sont de belles mécaniques fragiles de haute précision. En préparation intensive de Bordeaux-Paris,  en prises de relais aussi courts que rapides, en sprints effrénés devant le moindre panneau d’entrée de village ! Quitte à se tromper d’itinéraire. »… Il y avait Willy Planckaert Il y a maintenant Xavier et Didier Plancarte les dégourdis de Trébas »…leur a d’ailleurs rétrospectivement dédié Walter.

 

Leur sortie a été magistralement racontée cette fois ci sur le blog par André. Ce Président possède à la fois une plume agréable  et une forme physique lui permettant apparemment de pédaler aussi vite que ses potes tout en déchiffrant le nom des lieux dits les plus méconnus par l’IGN  et tout en relevant l’altitude (605 mètres) du col du Capelou. Et les photos des paysages rencontrés, il se les transmet directement – sans appareil- dans le cerveau !

 

J’y ai aussi appris que Walter, l’ex Diable Rouge et le futur exFanfaronissimo, a été angéliquement surnommé Grégory. Grégory C …comme Gregory Coupet en référence à la nouvelle habitude waltérienne de « couper » les itinéraires théoriques par quelques bifurcations et raccourcis le rapprochant en toute circonstance de Monestiés et des paupiettes de Paulette.

 

 

Dimanche, 9 heures. J’aperçois de loin  Jacques, Jean Marc et Francis. Mes trois copains cyclo  discutent déjà avec un « civil », un VTTiste en jean et sac à dos s’apprêtant à se rendre au marché. Je reconnais bien vite André. Le nôtre…

 

On parle tous les cinq un peu rugby car la défaite de la veille d’Albi (20-13) semble prometteuse et permet au club de récupérer un point de bonus. Le sujet est loin d’être épuisé. Francis et Jean Marc passeront d’ailleurs les ¾ de notre rando à l’approfondir.

 

Le superbe soleil nous incite à abandonner le projet de balade en fraiche vallée ambialétoise à la rencontre de ses  maisons en bois. Notre quatuor préfère rejoindre Gaillac via Lagrave, Florentin et Brens. De quoi exorciser aussi pour l’un d’entre nous une  ancienne chute faisant partie de la légende du groupe. De quoi pour un autre s’amuser à refaire le coup du facteur de Port Vendres devant le panneau d’entrée de Brens.

 

Sous l’impulsion de Francis et de ses jambes rasées, on se dirige vers les coteaux du  Gaillacois . Chacun s’accommode  de la gentillette côte de Boissel . Jean Marc m’épaule en restant légèrement devant moi durant toute la montée.

 

Les kilos engrangés durant  quatre mois de privation forcée de vélo se rappellent très vite à mon bon souvenir. Le cardio atteste aussi de l’atteinte du seuil maximal théorique de fréquence cardiaque.  Je souffre gauchement sur le plateau intermédiaire .Le passage sur le petit plateau m’apaise et me permet de  « sortir facilement de la zone  rouge ». J’apprécie cette nouvelle sensation  encourageante spécial faux plat ascendant.

 

En haut de Boissel, Jean Marc se transforme en capitaine de route. Notre ch’ti nous fait alors découvrir une toute mignonne petite route menant à Vieux. Un havre de tranquillité comme on en trouverait sur les routes d’Autour du Tarn !

 

 Le retour s’effectue classiquement par Cestayrols, Lincarque, Castelnau de Lévis. Je sens Francis très motivé par son projet d’Etape du Tour et assidu à ses entraînements perso « indoor ». Sûr de lui, prêt pour la poussée amicale du copain en mal de récupération.

 

Le quatuor roule solidaire et complice. De temps à autre, Françis et Jean Marc s’en partent ranimer leur flamme de cyclo sportif en appuyant avec complicité un peu plus fort sur les pédales ou en roulant puissamment sur la grande plaque. Ils s’en reviennent souriants ensuite à notre rencontre.

 

Jacques et moi  avons cultivé la flamme vélo à notre manière. Quelques arrêts ravitaillement partageux et même , pieds à terre, un temps d’observation amusée des courses sautillantes d’un intrépide lapin.

 

Avant de se quitter, on écoute le verdict du chrono de Flécha. On a roulé à 22kms /heure de moyenne quand même sur 65 kilomètres. Peu de graisse fondue mais , pas de pluie, pas de chute et là aussi, l’envie de recommencer.

 

Histoire de flammes !

MICHEL
13 avril 2008

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