Récits de quelques escapades cyclo d'une équipe de copains du Conseil Général du TARN et de leurs potes...
Bienvenue au Ch’ti et à Jean Marc !
Dimanche 15 juin. 8 heures. Stadium. En cette fin de semaine pénalisante pour le rugby albigeois (la Ligue sanctionne le Sporting et le relègue en D2) je retrouve mes copains, les deux beauf -es qualité !- Alain et Walter.
Surprise de revoir Linlin. Cela fait plusieurs semaines que notre pote, l’artisan, nous fait d’inhabituelles infidélités en se débattant avec quelques problèmes de santé. Une histoire de gorge enflammée l’ayant obligé, lui le forçat du boulot, à déclarer forfait huit jours auprès de son patron chauffagiste. Et il avoue ne pas être au mieux de sa forme.
Sa nouvelle voiture- suite à une rencontre inopinée à un carrefour de Veyrières –Rayssac entre un automobiliste et sa chère Arlette au volant de leur désormais ex 207(les deux conducteurs pensent « être passés au vert ») le console modérément.
Walter parait moins pressé que d’habitude. Faut dire que son rituel déjeuner dominical de Monestiés, chez Paulette, est ajourné.
On patiente quelques instants devant le stade en discutant avec, me semble t’il, deux cyclo du CRA dont, bien sûr, mon ( ancien) coiffeur , jeune retraité des ciseaux.
On oublie d’évoquer l’interpellant message mailé de la Présidente du club intitulé « le brevet de la honte ». On en discutera plus tard entre nous en pensant notamment qu’amertume présidentielle collerait mieux à la situation vécue et relatée que brevet de la honte.
Il n’empêche, Nicole M a raison en posant la question d’un fonctionnement plus collectif, plus participatif ou réactif de son club. Moins consommateur d’opportunités à sens unique…sans le moindre effort de réponse de la base aux propositions de l’encadrement bénévole.
Grandeur et servitude des cadres bénévoles dans les associations en ces temps d’individualisme flamboyant de consommation individuelle forcenée des temps de loisirs ! A mon sens, la solution pourrait venir….des autres membres, de la base.
Confirmer ou infirmer sa présence devrait devenir la règle. Internet et les messages téléphoniques le permettent aisément.
Stadium. 8 heures et des broutilles. Surgit alors Didier M, le Puigouzonais surnommé aussi, en raison de son implication sportive au club de vélo concerné, Comte de Saint Juéry. Il s’y dépense sans compter. Il nous rejoint pour »… se dégourdir les jambes après sa sortie de la veille avec les stars en répétition de Bordeaux –Paris »…. A leur tableau, plus de 140 kilomètres vers Vaour et Rabastens ( bonjour les itinéraires de traverse !) entre 6 heures et 11h45 .
En attendant le rv de 9 heures au Pont d’Arthès, on s’en va flâner, à allure soutenue, vers les Avalats et les abords du premier tunnel de la route d’Ambialet. Celui de 979 mètres qu’on se garde bien de franchir. Les voitures de la Vallée y roulent trop vite et l’éclairage, en progrès, laisse quelques passages d’ombre peu engageante.
Ce premier retour vers Saint Juéry s’accomplit à allure encore plus soutenue. Didier M dirige facilement la manœuvre. Résultat, on arrive au Pont d’Arthès avec … dix minutes d’avance sur l’horaire.
Jacques le Grand Tarotteur nous y rejoint en provenance de Carmaux. Un Jacques est là..Le second, Jacques le Président des Présidents (de l’association sportive ) fera t’il bientôt son apparition ?
Tiens, le voilà, croit on le reconnaître de loin, tout habillé de jaune. Erreur, il s’agit d’un cyclo inconnu appelé… à ne pas le rester.
Notre homme stoppe à notre hauteur et nous tient ce discours. « …salut les gars, je suis en vacances aux Avalats pour quinze jours, je viens de Dunkerque, je fais partie d’un club cyclo ,là bas, où allez vous ? ( et sans attendre la réponse)..… si vous m’acceptez…je serais content de rouler avec vous ! »..
Avé plaisir…Et l’on démarre donc maintenant à six vers Longouyrou et Ambialet. On pédale et on tchatche. Notre groupe fait connaissance avec ce ch’ti tout aussi sympa que les personnages de Dany Boon.
Je lui rappelle la lutte féroce entre Montcuq, mon cher village du Lot, et Dunkerque pour convaincre la société du jeu Le Monopoly de s’intéresser à eux pour remplacer Paris et la rue de la Paix. Dunkerque a gagné mais, en consolation, Montcuq a droit à un tiré à part.
On parle aussi Carnaval, Delabarre, Chantier Naval, mines de charbon, Jaurès, …paysages, couleurs…
Première sévère côte avant de rejoindre la route de Longouyrou. Je traîne. Les copains ont tous dépassé un cyclo qui se retourne en m’entendant vociférer quelques jurons.
Tiens, encore une ( agréable) connaissance professionnelle et civile. Je reconnais Jean Marc C, marcheur ou coureur émérite reconverti depuis peu dans le vélo, déjà apprécié lors de soirées amicales chez des copains communs.
Je lui propose aussitôt de mutualiser socialement les talents en roulant avec nous. Et le tranquillise sur le rythme de nos équipées.
Nous voici donc maintenant sept dont, sur l’ensemble, quatre émérites salariés du Conseil Général. Elle est pas belle, l’ouverture de la fonction publique territoriale…cyclotouristique à la société civile ou socio-professionnelle ?
On s’octroie une halte sur le pont d’Ambialet afin d’expliquer à l’ami ch’ti le célèbre méandre et son prieuré. Il en connaît déjà le chemin de croix. Il ne nous a pas attendu en fait pour visiter intelligemment la région. « Le matin, je fais du vélo…mon épouse fait « son » ménage…après on visite ensemble votre belle région avec les dépliants des syndicats d’initiative! ».
Direction Villefranche par la côte de la Suque, en sens inverse des coureurs du Tour 2007 et de l’étape contre la montre autour d’Albi. Quelques inscriptions à la peinture demeurent plus ou moins lisibles.
Les écarts se creusent entre nous. Alain vient me rechercher. Je me fais pardonner de ce retard en suçant consenscieusement sa roue sur la route départementale menant jusqu’à Villefranche
Tout a une fin. Didier règle avec maestria toute velléité d’entrer dans la bourgade avant lui.
Retour sur Albi via Fréjairolles, hormis pour Jacques continuant sur la route d’Albi pour s’en retourner vers Carmaux. Didier décroche un peu plus tard pour rejoindre Puygouzon.
Je discute avec Jean Marc C et lui propose de l’abonner à notre blog Vélossimo afin qu’il soit informé des prochaines sorties et se joigne à nous quand il le souhaite. Ces sorties à plusieurs tranquillisent souvent les femmes et, apparemment, une certaine Elisabeth n’échappe pas à l’inquiétude féminine devant les projets de sorties solitaires des messieurs.
Entre Fréjairolles et Albi, on joue à qui franchit le premier les légers faux plats ascendants ou le panneau d’Albi. Alain y retrouve d’agréables sensations.
Nous voici au Stadium vers 11 heures . Jean Marc s’en repart content. Alain s’apprête à jouer les papys. Walter et moi raccompagnons notre ami nordiste vers Saint Juéry.
Il se confond spontanément en remerciements. On l’assure des bons moments passés en sa compagnie.
En descendant de vélo, rue Lamartine, je souris sereinement. Le cœur léger. Nos rencontres fortuites prouvent combien les relations entre les gens pourraient gagner en simplicité et en spontanéité.
Cette sortie « Bienvenue au Ch’ti et à Jean Marc » a vraiment apporté une saveur nouvelle à nos sorties dominicales. A la prochaine !