Récits de quelques escapades cyclo d'une équipe de copains du Conseil Général du TARN et de leurs potes...
Salut à tous
Vous l'attendiez...je l'avais annoncé...André a tenu parole...ou plutôt plume et Labra a fourni les photos. Le résultat
n'attend que...vos commentaires! A vos souris!
MICHEL
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Le Tour du Tarn 2008
Sortie de la section ASPCG Cyclo des 30, 31 mai et 1° juin.
Vendredi 30 mai, 3H00 : le prologue.
3H00 ou presque. Albi dort paisiblement. Cinq copains cyclo s’apprêtent à rejoindre de nuit –of course- Lisle sur Tarn. Oui, bien sûr, il s’agit de Bernard, Denis, Jean-Pierre, Hervé et Xavier.
Ils auraient dû être six. André, en délicatesse depuis quelques jours avec un genou, va les suivre en …éclaireur depuis l’arrière en voiture.
C’est beau et utile un Président Phare !
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En cet instant, trois des copains se souviennent de l’expérience du périple nocturne de juin 2005 entre Albi et Saint Etienne de Baïgorry .Les deux autres vont vivre leur première sortie de nuit en préparation de Bordeaux – Paris.
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Vitesse et tchatche. Albi-Terssac -Gaillac par l’ex RN88, 30 kms / heure, tout en bavardant. Au point d’en oublier presque le menu du jour, environ 300 kms . Arrêt à Lisle, puis Montans avec un passage sans suiveur et retour sur Albi au lever du jour.
Vendredi 30 mai. Départ, parking du Stadium à 6 heures. Albi – Saint Pons 220 kms.
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Jean-Marc et Guy se joignent au quintet des lève-tôt pour la première étape Albi – Saint Pons par l’est du Département.
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Le principe du Tour du Tarn 2008 se veut permissif. André, Didier, Francis, Jacques, Pascal, Sébastien, Walter ont choisi d’adapter leur périple à leur forme physique ou leur envie : ils partiront d’ Aspire au bout de la côte de Lacapelle (Brasc).
Notre Italien en profite d’ailleurs pour narguer les Stars en franchissant le sommet en tête après être descendu quelques mètres à leur rencontre. Certainement une Coco Ricco d’avant Tour de France, souvenez vous du vainqueur de l’étape Toulouse - Bagnères!
Voici maintenant le groupe au complet, 14 en route vers Saint Cernin sur Rance .Les pâtes de Sylvie y sont appréciées par les lève –tôt. Montée vers Pousthomis, Saint Maurice, Combret, Belmont, Mounes, la haute vallée du Rance.
L’absence de circulation nous permet d’occuper toute la route. Walter prend naturellement ses aises et s’en va frôler de peu le casque du seul et unique cycliste croisé.
Un panneau « Route barrée à x kms » nous fait hésiter sur notre itinéraire mais nos collègues du CG 12 nous mettent sur la bonne voie .
Côte de Saint Méen, lieu de pèlerinage du Sud Aveyron ...
Méen est né vers l'an 540 en grande Bretagne dans la région de la Cornouaille. C'est en se rendant à Rome pour vénérer les tombeaux de Saint Pierre et de Saint Paul, que Méen, en empruntant les voies romaines, passe dans cette région du Merdélou. Les habitants de cette contrée sont atteints par la lèpre. Il les guérit et fait jaillir l'eau, qu'on nomme eau de la source de Saint Méen. Saint Méen à la "spécialité" si l'on peut dire, de guérir les maladies de la peau des personnes et des animaux.
… et au sommet (alt 964 m), hésitation routière entre la droite et la gauche ? Les automobilistes de passage sont aussi perdus que nous. Nous nous fions à notre sens de l’orientation.
Sur ce plateau, le Plo du Merdelou , la voie, étroite , est en mauvais état. Nous doutons de notre direction. Un panneau « Carbonières » rassure le Président . Quelques côtes et une belle descente avec un magnifique point de vue la vallée du ruisseau de Sanctus, un affluent du Dourdou.
Nous hésitons à nous arrêter pour déjeuner et l’attrait d’une belle descente vers Brusque demeure plus fort. L’Eglise, l’école, la mairie…joli village Brusque.
Nous engloutissons sur la place les dernières pâtes, le taboulé et la saucisse sèche. Les premières gouttes de pluie précédant l’averse nous attendent pour la montée vers la Croix de Mounis par les cols de l’Hopital (883 m) et de Coustel (883 m également).
Sous une magnifique hêtraie, Francis nous impose la première pause crevaison du jour. Dans ce sous bois, Jacques, le crapahuteur, hume le champignon. Les kways sont de sortie pour une heure et le peloton « Tarn à vélo » devient multicolore.
Nous traversons le massif de l’Espinouse, source de l’Agout, par la RD 53 (souvenirs 2002 … bien qu’il s’agisse de son homonyme de l’Hérault). Le long de la rivière, en direction de Cambon, l’allure reste soutenue. Cela pourrait être « la ballade des gens heureux » tant la sérénité et la joie de l’instant imprègnent le groupe.
Sortie de Cambon, direction le col de Fontfroide. Un revêtement parfait, de grandes courbes, une pente soutenue… enfin…un col pour Bernard. L’allure est rapide, plaisir et souffrance se mélangent ( !).
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La descente vers Olargues, entrecoupée par la deuxième crevaison (Hervé), ravit les yeux : les flancs des coteaux ont revêtu la tunique jaune fournie par les massifs de genêts.
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L’arrêt bus de la vallée du Jaur nous protège de longues minutes de l’orage mais devant le ciel toujours aussi menaçant nous repartons pour les 30 derniers kilomètres. Francis nous quitte pour rejoindre des êtres chers en bord de mer (son étape sera de 200 kms)….
Les cieux, peu conciliants, redoublent finalement de caprices. De Saint Pons au gîte des Thérondels à Sainte Colombe, on roule sous le déluge. Pressé d’en terminer, le groupe se scinde en deux mini groupes pour la montée.
Quelques kilomètres avant le sommet, au carrefour des Thérondels, le compteur des lève-tôt affiche 283 Kms. Denis, perfectionniste, s’en va chercher les 300 Kms.
Surprise à l’arrivée. La voie d’accès au gîte date vraiment d’une autre époque. D’avant celle de la pierre et du goudron. Les vélos sont chargés dans les fourgons pour rejoindre la fermette tenue par des hollandais venus ici dans les années 60 – 70.
Leur accueil s’avère simple et souriant. Seul le bouc s’en prend au postérieur de Sébastien : peut être était ce sa façon de recevoir ?
Nos vélos remisés sous le hangar avec paille, matériel et volailles, nous nous répartissons dans les trois gîtes. Douches et vêtements secs sont appréciés. Il est temps de rassurer nos épouses mais pas de relais pour nos portables. Alors retour vers St Pons pour capter Orange, SFR ou Bouygues.
Malgré le crachin d’après orage, le repas est pris sous la terrasse. La cuisinière nous sert gracieusement un potage ; ouf du chaud ! Notre hôtelier, à qui nous proposons un verre de Gaillac, s’installe en bout de table pour converser. Il en ira même à aller chercher son (habituel, nous l’avons tous pensé) carafon de vin pour atteindre son quota journalier (AOC oblige). Dommage que Michel ne soit là …il aurait apprécié le personnage !
André, Jacques, Pascal et Sébastien ont décidé de différer leur départ.
Le groupe quitte le gîte sous un temps couvert et débute la journée par la fin de l’ascension de la côte des Verreries de Moussans. Traversée de Moussans, du hameau de Galinier, le col de Serières (681 m)…
Guy, le local de l’étape, a prévenu « ce ne sera pas facile ». Et que dire du mur de Castan ?
Nous croisons plusieurs groupes de cyclos qui nous lancent des « salut Guy ». Avait- il averti ses amis du club Mazamétain de son passage ? Ou est ce le fruit d’une popularité bien ancrée ? Ou les deux ?
Nous cheminons le long du Candesoubre,… col de Salettes,… le mur de Castans. Encore spectateurs André, Jacques, Pascal, Sébastien attendent au sommet et en estiment le pourcentage aux divers rictus de leurs collègues.
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« Eh bè camarades » |
Nous cheminons le long du Candesoubre,… col de Salettes,… le mur de Castans. Encore spectateurs André, Jacques, Pascal, Sébastien attendent au sommet et en estiment le pourcentage aux divers rictus de leurs collègues.
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André profite de l’arrêt pour prendre son départ et descendre le mur dont il a déjà gravi l’autre versant lors d’une sortie avec le CRA.
A Pradelles-Cabardès, la variante Pic de Nore n’est plus d’actualité. Pascal et Sébastien y commencent leur étape.
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Labastide Cabardès. Arrêt photo sur le magnifique pont. A Cuxac Cabardès, nous saluons nos amis du CRA au moment de leur repas, venus en Montagne Noire préparer les cyclos montagnardes.
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Nous approchons de St Denis, localité cochée sur le road book de l’Ange Blanc. Nous repensons à Noailles 2007 et à son fameux gag du lièvre et de la tortue magnifiquement mis en scène par André avec la complicité de Hervé et Bernard. Lolo n’a pu résister à transcrire la fable. On s’en souvient encore.
A la régulière, St Denis est promis à …Denis. Alors, à nouveau la permanente complicité va mettre en route le complot du jour. Pas forcément pour la victoire mais, à tout jamais, pour la mémoire.
Lors de la montée vers ce hameau, l’allure demeure soutenue. De quoi occuper Denis à surveiller la troupe. Les deux fourgons suivent. André se cache derrière eux. Labra d’Or dépasse. Une fausse information est donnée à l’Ange Blanc : « André est dans le fourgon, Labra va le déposer plus haut ». Un coup d’œil à l’arrière lui confirme cette absence. La réaction est vive. S’’il avait eu des ailes, il les aurait déployées, à défaut ses cuisses compenseront.
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Le groupe arrive à St Denis où le premier arrivé est aussi souriant que ses lâchés du moment...
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Dernière escarmouche avant l’arrivée à St Ferréol. Montée des Cammazes avec André et Denis, descente vers St Fé avec une voiture mal à l’aise entre les deux cyclos bientôt rejoints par un troisième… Bernard.
La pause à St Fé permet un début de récupération. Guy en profite pour somnoler malgré les vociférations téléphoniques émanant d’une cabine.
Comme prévu, Didier rejoint Albi pour des raisons familiales. Jacques prend son départ pour sa première sortie de 100 kms.
La suite de l’étape devient plus facile. Dommage pour Walter, décidé à ne plus poursuivre (il le regrettera plus tard).
Revel, Garrevaques, le Faget…Nous prenons une voie communale vers Bannières. Un magnifique raidillon que Xavier s’empresse de gravir pour faire le panneau…qui n’y était pas (Frausseilles, même histoire).
Au Ramel, nous persuadons Jacques de terminer sa sortie à St Sulpice, challenge personnel qu’il gagne facilement avec 115 kms. Objectif dépassé.
Roquemaure, Tauriac, Montgaillard, ces villages nous voient arriver les mors aux dents.
A Montclar de Quercy, les plus valeureux s’en vont chercher les 500 kms en deux jours. Seul Denis, avec les 300 de la veille y était déjà parvenu.
En guise de gîte, nous avons droit à un wagon couchettes SNCF. Trois compartiments sont aménagés en cuisine, douches et toilettes. Les compartiments couchettes n’ont guère évolué. Ils ont l’empreinte de l’époque.
Denis a pris soin de la réservation du restaurant. Nous avons le choix entre trois menus : 15, 20 ou 25 euros. Après une attente interminable largement atténuée par un apéritif angélique pour fêter la réussite, apprise en cours de journée, de Lison au concours d’admission à l’école nationale supérieure d’architecture de Montpellier, nos sympathiques serveuses nous annoncent : « ces menus ne sont plus d’actualité ».
Il se fait tard. Le patron reste scotché devant son Clermont – Montauban. Làs, nous négocions un repas pâtes – confit. Que le groupe a su être patient et compréhensif envers ses serveuses (nous les plaignons, elles n’y était pour rien dans l’histoire) !!!
Dimanche 1° juin : Montclar de Quercy – Albi (190 kms)
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Joli spectacle ! Bonne nuit de récupération, un peu courte. Quelques réveils intempestifs dus à des accès toilettes périlleux depuis les couchettes du haut. Des mines déconfites. Un petit déj pris sur une terrasse entre deux wagons. |
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Direction Bruniquel. Jusqu’ à la Garde Viaur (70 kms) par les vallées de l’Aveyron et du Viaur l’allure est soutenue. Hervé pointe sa seconde crevaison du Tour du Tarn.
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Au passage à St Antonin Noble Val, nous abandonnons Jean Pierre réquisitionné pour des agapes familiales et Jean-Marc en mal de cathédrale Ste Cécile .
Après une explication musclée dans la cote de St André de Najac, le charmant village de Bor devient notre lieu de repas. Labra d’or replonge vers ses origines.
L’air du pays ravive les locaux de l’étape. Pascal et Sébastien sont chez eux, sur leurs routes. Ils nous évitent la cote de Ste Colombe pour rejoindre la Salvetat Peyralès.
Les montées sous les ruines de Castelmary, de Crespin, Tauriac nous fatiguent. Au carrefour avec la RN88, seuls comme prévu Bernard, Denis, Guy, Hervé et Xavier poursuivent le parcours en vallée du Viaur.
La cote de Castelpers à Lentin, le plateau de Courviala à Valence favorisent le théâtre d’un retour en Albigeois ultra rapide. Il en restait encore !!!
Bernard et Hervé s’en vont jusqu’à Fréjairolles pour afficher 700 kms.
Voilà. Le Tour du Tarn s’achève. Chacun semble l’avoir apprécié. Et , pour les stars concernées, Bordeaux – Paris dans vingt jours parait bien préparé. !
André ( texte), Labra ( photos) , avec les encouragements de Michel
09 septembre 2008