Récits de quelques escapades cyclo d'une équipe de copains du Conseil Général du TARN et de leurs potes...
Ch’tis, rugby et Ventardises à deux roues
Dimanche 1er février. Déjà une semaine et un jour que la bourrasque a sévi effrontément ( pire qu’en 1999 )dans les Landes, le Gers et,à un moindre degré, dans d’autres départements du Sud Ouest dont le Lot et le Tarn.
C’eût pu être pire ici. J’ai fait partie de ceux l’ayant imaginé ainsi en m’abstenant de sortir en vélo dimanche dernier. D’autres copains ont été plus inspirés et Jean Louis a relaté leur périple en assurant le texte et les photos.
Je croyais les petites routes du Gaillacois souvent inaccessibles. Jonchées d’arbres ou de branches et de feuillages torturés.. La réalité semble avoir été « globalement » moins sombre. Encore que…
La Grésigne a partiellement souffert. Les désagréments les plus massifs ont surtout concerné des coupures d’électricité. Des jardins particuliers ou publics ont aussi vu leurs arbres de toute génération s’arracher de terre et retomber là où il ne fallait pas. Sur des bâtiments, des maisons…Bonjour, l’assurance !!!
Ce dimanche, ma faim de vélo est donc forte même si les conditions de préparation durant la semaine laissent quelque peu à désirer : un peu de piscine, une marche albigeoise à 13 000 le jeudi après midi mais une soirée Rugby entre Cop(a)ins le samedi soir La veille !.
Belle soirée. Apéro d’avant match, , match victorieux du Sporting Club Albigeois contre Bourg en Bresse sans aucune baffe entre les joueurs ni « éructation » de Béchu contre l’arbitre, apéro d’après match’, dîner du traiteur Bernac et bière d’après dîner.
Conviviale soirée. J’y ai rencontré et apprécié quelques super représentants de l’Amicale des Ch’tis du Tarn. Sympas, accueillants , invitants et dynamiques ( et vive l’énergie photo voltaïque , l’architecture des tribunes et la maintenance des engins de travaux !). Et oui , cher Fletcha, tu n’es plus notre seul nordiste.
On a beaucoup discuté et le dîner s’est déroulé pour nous sans temps mort. On leur a aussi parlé de toi, tu penses bien. Tes compatriotes souhaitent d’ailleurs que tu les rejoignes au plus vite pour préparer l’animation Ch’tis du Carnaval d’Albi. Ils s’y présenteront en tête de cortège, déguisés et accompagnés d’un Géant. A toi de te déguiser, prépare la perruque, le collant noir et les bas résille blancs ! .
On a parlé rugby aussi avec eux , avec Walter et avec un gars de Sainte Croix se prétendant ex grand footeux de collectivité locale et grand connaisseur du rugby français des pays d’oc et des pays d’oil . Il se veut aussi, et ce doit être vrai, incollable sur la carrière des frères Rieuneau sous les couleurs d’Auch, de Beaumont et d’Albi..
Mon incontestable formidable carrière ( !!!) de jeune rugbyman du CASG d’il y a quelques ( belles) décennies a facilement résisté à ses nombreux et perfides sarcasmes..Mais il a de la constance, le bougre.
Ce bachibouzouk du ballon rond entiché de l’ovale confond facilement Stade Jean Bouin et Bois de Boulogne. Hil de Puc et hil de pute !!!!!
Dimanche. 9 heures et quelques minutes devant le Stadium. Le parking retrouve une animation matinale. De très jeunes coureurs cyclistes du club d’Albi (minimes ou cadets) se regroupent en prévision d’une épreuve, sans un regard pour notre quarteron de quadra actuels ou futurs et de quinqua confirmés.
L’automobiliste Walter, en instance de chantier familial chemin de Mazars vient nous saluer. Bizarrement, il me demande avec insistance si j’ai bien récupéré de la soirée d’hier. Comme toi, s’entend t ’il rétorquer. Et, tous deux, on se marre….
Allez, on démarre. A quatre. Jean Marc de la Madeleine, André de l’Ile, Jean Louis Euskastelssimo et moi . On décide aussi de composer notre itinéraire en fonction du vent.
S’il n’a rien de comparable avec celui de la semaine dernière, ce vent nous nargue avec vantardise. On veut lui rabattre son caquet. Lui faire sa fête.
On le combattra « de face » en vallée du
Tarn vers Ambialet et dans la côte de la Suque. Après l’effort, le réconfort : on rentrera sur Albi par Villefranche avec le vent…dans le dos. Histoire aussi de redonner du tonus à notre
moyenne horaire.
Justes prévisions. Il reste peu d’infos à y ajouter. Hormis deux crevaisons des roues arrière, une me concernant, l’autre mettant André à la peine . Je n’ai pas dû assez gonfler mes chambres à air une fois de plus. A moins que la rue des Agriculteurs ne concentre, en période de rénovation, trop de caillasses pointues plus ou moins bien
concassées, Oh, la voirie ?
La crevaison d’André de l’Ile parait plus étrange car notre ami apporte un soin extrême à l’entretien de son vélo. Comme Jean Louis, c’est tout dire.
Sa crevaison est très certainement due au ras- le- bol de la voirie des campagnes tarnaises devant son entêtement, dès qu’il aperçoit le moindre panneau de signalisation, à appuyer comme un forcené sur les pédales. Le maccadam se révolte.

Jean Marc progresse de sortie en sortie et, à plusieurs reprises, il conduit la troupe avec doigté et vélocité. Un vrai manager.
Je lui envie gentiment sa facilité dans les côtes. Il avale La Suque avec Jean Louis tandis qu’André et moi , loin derrière, la gravissons à notre rythme. Celui du cardio, pour ma part.
Jean Marc sait aussi, sur le plat et dans les descentes, se caler dans la roue de Jean Louis et y rester. Va bientôt falloir qu’il apprenne le Basque car Euskaltissimo termine bientôt son cycle hivernal d’agapes familiales et entend préparer sérieusement sa saison selon les préceptes de son équipe favorite.
A Villefranche, Didier M, le comte de Puygouzon, s’en vient partager quelques kilomètres avec nous. Sa sortie, démarrée avec son champion de fiston, lui procure une séance de décrassage suite au périple des stars de la veille dont il a fait partie. Avec Alain, Bernard, Françis toujours concentré sur sa future Etape du Tour. Un certain Dany y remontre aussi le bout du museau. Bienvenue à lui.
A Albi, le compteur de Jean Louis indique 64kms 2h46 et 23.2 de moyenne. On se sépare heureux de cette matinée commune.
Je souris intérieurement. Ce week end s’est déjà avéré sympa. Et Joseph et Marianne nous attendent maintenant, Andrée et moi, pour un amical déjeuner.
Ch’tis, rugby , vent et vélo ont animé le samedi soir et le dimanche matin à leur manière . Et même si André de l’Ile m’a pratiquement battu à chaque mini sprint de panneau, je me
sens vraiment bien dans ce groupe de copains. Allez,@+ !