Récits de quelques escapades cyclo d'une équipe de copains du Conseil Général du TARN et de leurs potes...

Le printemps du cormoran
Dimanche 22 mars 2009.
Il y a quarante et un ans , pile , Yves, mon cousin et quelques autres, dont un certain Dany (alors Rouge) animaient à leur manière le bureau du doyen de la fac de Nanterre sans savoir que l’‘Histoire verrait ensuite dans leur soirée hors normes les prémisses de mai 68. Mais ceci est une autre histoire. Quoique….
Ce dimanche 22 mars 2009, jour officiel du printemps, clôture une semaine marquée par un jeudi plein de manifs « anti crise »ou plutôt anti traitement de la crise façon Sarko and Co…Mélenchon est venu en témoigner frontalement à Carmaux…
Ce dimanche fait aussi suite à un samedi où, j’imagine, nos copains les stars ont du décliner à la force de leurs jarrets le projet d’itinéraire conçu par André le Président… «… Vallée du Tarn, Ambialet et Alban par la côte de La Barthe puis passage vers St J de Jeannes et retour suivant horaire. »…En saurons nous plus ?
Ce même dimanche permet au XV tricolore victorieux la veille de l’Italie au staff, aux joueurs et notamment à Sébastien Chabal de regonfler un peu leur torse (mais pas beaucoup, quand même !) tout en n’oubliant pas la magistrale gifle anglaise de l’autre semaine.
Enfin, ce dimanche est jour de retrouvailles au Stadium à 8 heures pour André de l’Ile, Jean Louis Euskaltelssimo, Jean Marc de la Madeleine et moi. Le groupe « des Ventousards en goguette ».
Avant d’emprunter l’itinéraire savamment préparé par Jean Louis, on ratifie le mot d’excuse de Fletcha…absent pour cause de déplacement en car de supporters albigeois vers Colomiers. La Fletcha…titude est de sortie ! On l’espère victorieuse. Elle le sera car le Sporting gagnera finalement 37à 31.
Stadium. 8 heures, donc. Je nous observe lors de nos premiers moments communs. Nos tenues diffèrent. Jean Louis, jambes fraichement rasées mais précautionneusement empommadées, arbore la tenue légère d’Euskaltel sans deviner que, par moments, les pieds et les mains, même légèrement gantées, rechigneront contre le froid.
André de l’Ile, récemment sorti d’une visite inhabituelle chez un toubib peu adepte du traitement par les plantes, apparaît tardivement mais toujours endossé de son sac Renault Sports. Il a oublié le cardio chez lui et a donc du rebrousser chemin avant de nous rejoindre. Le bas de ses jambières laisse apparaître un bout de jambes et de fines socquettes appelées, elles aussi, à laisser peut être passer le froid imprévu par la météo dans les zones d’ombre.
Jean Marc de la Madeleine s’est entraîné le week end dernier au ski et à la marche en raquettes et se demande si ses efforts pyrénéens vont lui faciliter l’escalade du jour.
Pour ma part, je ne regrette pas de m’être affublé de mes habituels oripeaux, bandeau, sac et protège chaussures inclus . . . Ils ont le mérite de me préserver de mauvaises surprises frigorifiantes. Comme ne dit pas le pauvre Benoit XVI, il vaut mieux sortir couvert, même en Vallée du Tarn.
C’est bien de Vallée du Tarn ….et de remontée sur Alban qu’il s’agit. Pas le même itinéraire que nos potes du samedi mais un parcours lui aussi en phase avec les nécessaires préparations ventousardes selon les niveaux des uns et des autres..
Albi, Saint Juéry, Arthès, Longouyrou, Ambialet, la route de Villeneuve sur Tarn et la bifurcation sur la droite avant le pont d’entrée au village pour rejoindre Alban. Quelques 10 kilomètres sur une côte que je me risquerais à appeler Rd53 (souvenirs, souvenirs d’il y a quelques années …dans l’autre sens !) et qui n’est ni la côte de Saint André, ni celle de Labarthe, me semble t’il. Pas la plus difficile donc mais une montée digne quand même d’être inscrite au tableau de préparation du Mont Chauve.
Halte ravitaillement à Alban et retour classique et réconfortant -quand le vent reste pacifique- par la route de Teillet jusqu’au carrefour des Quatre Chemins nous permettant de rejoindre Fréjairolles et Albi.
Au final, 90 kilomètres à 22,8 kms/heure de moyenne grâce au parcours descendant du retour, la plupart du temps.
Rouler à quatre est toujours un plaisir. Tout est permis ou presque, rouler en peloton, rouler de front, s’amuser comme des gamins pour « faire les panneaux » (n’est ce pas André de l’Ile ?), laisser à chacun le choix de son rythme d’escalade et finalement grimper en duo, improviser quelques maloya à la gloire de Vulcano et de la cuisine réunionnaise, observer ensemble en vallée quelques cygnes, quelques hérons et même un cormoran.
Ah, ce cormoran en ce jour du printemps ! Que faisait il, lui le « sombre corbeau des mers au long cou flexible » en Vallée du Tarn ?