Récits de quelques escapades cyclo d'une équipe de copains du Conseil Général du TARN et de leurs potes...
Enorme surprise, Sébastien le cyclo renaissant de la côte de La Barthe remporte le panneau de Villefranche
Dimanche 3 mai. Dernier jour d’un premier pont de mai propice aux manifs et (ou) aux escapades familiales et autres moments de repos dans le Tarn, le Gers, le Lot, les Pyrénées, ou ailleurs.
Ca sent la dispersion de nos deux groupes de cyclos même si, cette année, le sérieux de la préparation du Mont VENTOUX semble habiter chaque esprit.
Francis, par exemple, suit scrupuleusement ses programmes progressifs d’entraînement pour le Mont Chauve et l’Etape du Tour. , Lorsque Sébastien en a pris connaissance, il a crû, tel Abraraccourcix, que le ciel allait lui tomber sur la tête sans l’assistance d’Astérix et de la potion magique. Et a grandement compati aux efforts de notre pote sans céder à la tentation d’y adhérer.
Hervé, comme à l’accoutumée, ne pipe mot de ses exploits pédestres. Et pourtant ! …
Denis brille par un silence angevin prouvant qu’au ciel les blogs participatifs n’ont pas encore remplacé la méditation personnelle silencieuse .
André le Président s’en va fraternellement fréquenter un Lot appréciable, bien que non sauzétois…. Walter passe le 1er mai, la fête du Travail, à travailler son coup de fourchette à Monestiés. Et à s’en remettre, en principe, le lendemain sur le vélo.
Pour ma part, durant la semaine, j’ai rendu visite à Philippe Andouard pour l’écouter raconter sa course victorieuse de la ( petite) Ronde Castraise et lui acheter une paire de pneus de meilleure qualité .Des silex en descente de Pradelles vers Mazamet ont en effet condamné les actuels à un repos quasi éternel.
Les changer, tout seul « comme un grand » m’a pris un temps certain mais m’a procuré la satisfaction du travail bien accompli. A priori.
Jean Louis, Euskaltellissimo, et Patricia s’en sont partis tâter des alertes radars de leur Scénic Renault en des régions proches du Val de Loire ou de Charente Poitou.
Bref, on se retrouve à quatre, Fletcha, Sébastien, André de l’Ile et moi, ce dimanche à 8 heures, lendemain d’une opportune victoire du Sporting Club Albigeois contre le SUA Agen. Les demi-finales se rapprocheraient…à domicile mais les Rochelais peuvent encore contrarier le scénario.
Sébas et Fletcha ont assisté à cette victoire d’Albi et du Conseil Général du Tarn, me dit Ch’ti Jean Marc, puisque l’essai victorieux est dû à nos deux collègues professionnels, Sébastien Pagès et Yogan Corréa. Ils se refont et nous refont le match plusieurs fois.
Je persuade notre quatuor d’aller vagabonder sur le parcours déjà testé, il y a quinze jours, sous la conduite de Jean Louis. Jean Marc (Fletcha) et André de l’Ile ne le connaissent pas, sauf erreur de ma part. Sébas a une sérieuse revanche à prendre sur la côte de La Barthe et je suis très curieux de savoir si je peux m’y améliorer. En canalisant encore plus mes efforts cardiaques.
Nous voici donc en partance du Stadium devant le car d’Albi XIII, pour Saint Juéry, Arthès, Longouyrou, la côte menant de la vallée jusqu’à Saint Cirgue (4 kilomètres), la descente sur Ambialet, la côte de La Barthe vers Alban (13kilomètres), le retour vers Villefranche, la route de Réalmont et les embranchements vers Fréjairolles puis Cambon.
La météo se veut idéale même si, au début, on imagine, un instant, trouver du brouillard en altitude. On apprécie tous les paysages rencontrés, surtout durant la descente vers Ambialet et l’ascension de La Barthe vers Alban.
Sébastien et Jean Marc nous font soudain remarquer qu’il s’agit, cette année, d’une partie du nouveau parcours de la cyclo sportive l’Albigeoise.
Quelques instants plus tard, on est effectivement doublés par quelques cyclos individuels ou mini groupes de gars venus en reconnaissance avant leur grand rendez vous annuel.
Certains pédalent sur d’impressionnantes et bellissimes machines dont les roues nous semblent imiter, au contact du vent et de la vitesse, le bruit de quelques fuselages d’avions « in the sky »…On se régale à, les voir nous dépasser plus ou moins convivialement.
Bien entendu, on respecte aussi la tradition des sprint vers les panneaux d’entée de villages. A ce petit jeu, André et Sébastien se distinguent particulièrement.
Le moment le plus fort reste l’entrée sur Villefranche. André a naturellement gagné le panneau précédent, celui de la Croix Blanche .Il s’installe en tête du quatuor pour continuer la descente et aborder dans les meilleures conditions le sprint de la petite montée au village.
Je lui suce la roue sans scrupule dans l’espoir de le gratter dans les cents derniers mètres. Non seulement je n’y arrive pas mais Sébas se faufile entre nous et triomphe à l’énergie. Et dire qu’il y a quinze jours, il n’en menait pas large dans les derniers virages de La Barthe !
Retour sans souci sur Albi via la route de Réalmont et l’embranchement vers Cambon. Près de 80 kilomètres à près de 22 kms/ heure de moyenne (merci la descente !)
On se sépare heureux de ce périple agréablement partagé sous une température idéale. Tous les cuissards longs sont restés dans les armoires et l’on a joué avec les manchettes au fil du relief.
On se souviendra du sprint de Sébas triomphant, à l’entrée de Villefranche, quinze jours après, nous a-t-il dit, le calvaire de la côte de La Barthe. Alléluia !