Récits de quelques escapades cyclo d'une équipe de copains du Conseil Général du TARN et de leurs potes...
Jeudi 19 avril. Le mail d’André se veut on ne peu plus clair sur les sorties de fin de semaine …. « Albi, Bruniquel, Saint Antonin Noble Val, Albi…Parcours plus long que d’habitude, environ
Il comporte aussi cette belle phrase… « dès le départ -7h30- rythme très soutenu afin de pouvoir respecter les contraintes d’horaire de l’un(e) d’entre nous »….
Ah, coquin de Président ! Il sait pourtant, d’expérience, que c’est tout ce que j’exècre …un départ à rythme très soutenu. Ca me casse irrémédiablement les jambes, Ca me fait presque aussi mal tout qu’un un départ en côte. Après, je peine à respecter le rythme du groupe.
Aussi, en ces temps d’appel aux grandes décisions, aux grands choix politiques, à quelques jours du premier tour de
Je me bâtis un programme « alliant l’initiative et l’efficacité », comme nous y engage, selon Zapatero et beaucoup d’autres, « la future gagnante, la plus impétueuse de tous ». Mon programme se veut humain avant tout et respectueux du groupe. »Nos vies valent plus que leurs profits, répète avec vivacité un préposé au talent politique.
Réfutant le concept affirmé de « départ très soutenu », je décide simplement de partir une demi - heure avant le groupe des copains costauds . Et le gratifie charitablement, mais momentanément- de l’aimable appellation de groupe des « souteneurs » .
Je demande au dévoué secrétaire de me fournir l’itinéraire. Walter aime rendre service. Il délaisse aussitôt son « travail de titan » et s’en va interviewer André. L’info recueillie, el Fanfaronissimo revient me voir.
Pour des raisons personnelles touchant au jumelage permanent de fin de semaine entre Monestiés et la rue du Capitaine Julia d’Albi, il adopte ma proposition et pousse sa contribution personnelle jusqu’à me proposer un amendement sur l’itinéraire. Foin du Roc des Anglars au profit de la côte de
Et voilà comment, ce samedi 21 avril, quelques soient les programmes de la veille, on se retrouve, Alain, Walter et moi à 7 heures devant le Stadium.
Linlin rentre d’un séjour au Pays Basque. Apparemment, la confiture de cerises noires, le chocolat et la cire de parquet anti Arpic font toujours partie des atouts locaux.
Dès le début, on devine la réussite de cette sortie. L’heure matinale, la température idéale, notre amitié, la renaissance de la végétation créent l’ambiance et l’envie de pédaler de concert.
On pense aussi au groupe des souteneurs .Eux aussi partiront du stadium et emprunterons le même itinéraire jusqu’à Bruniquel. Bien sûr, même avec 30 minutes d’handicap, « ils » nous rattraperont avant Bruniquel. Mais quand, mais où ?
Ca démarre bizarre. Walter, promu Capitaine de Route, nous fait visiter une partie de Rayssac avant de récupérer la route de Marssac. Alain et moi nous interrogeons. Y aurait il un accord secret destiné au regroupement le plus tôt possible ?
Notre idée malveillante s’en repart aussi vite qu’elle était venue. On roule, on se sent bien, on atteint Marssac, les alentours de Gaillac et le chemin de Toulze, la gentillette côte vers Castelnau de Montmiral, la champêtre départementale menant sereinement et rapidement à Puycelsi, Larroque et…Bruniquel.
Incroyable. Les copains ne nous ont pas repris. Le groupe des souteneurs est il parti en goguette ? A-t-il connu quelque léger pépin mécanique ?
Je peine à comprendre. J’imagine ce groupe plutôt composé d’une dizaine de gars costauds (le« noyau dur » renforcé par quelques copains athlètes d’Hervé) roulant en rang serré façon Amstrong et les siens pour les contre la montre par équipe. Avec des pointes à 38 à l’heure en vallée.
Je les crois capable de boucler tout leur périple à
J’imagine aussi Xave en rouleur du jeudi après midi s’entraînant pour la sortie du samedi. Et Thierry s’acclimatant avec facilité à ce rythme diabolique.
On attend. Pause alimentaire et soulagement urinaire. On invente un message en rassemblant quelques pierres sur la balustrade du point d’arrêt. Nos potes s’apercevront ils des initiales CG ainsi composées ?
Les laissant à leur périple vers Saint Antonin et le Roc des Anglars, on repart vers Fontbonne et la stèle consacré à un cyclo montalbanais en bord de route, vers Vaour, Tonnac, Frausseilles, Noaïlles, Donnazac et Albi.
On se délecte du reste de notre balade. Ces hauteurs grésignoles et le ciel dégagé nous font apprécier chaque vision du paysage. … » On pédale les yeux grand ouverts »...
A Tonnac, perdus dans le village ( !!!!), on discute avec un collectionneur de camionnettes Goelettes Renault devenu amateur de Jeep à la coque des années 2007. Faut être un peu barjots pour se perdre dans ce charmant village , penseront certainement nos copains souteneurs.
On se quitte à Albi, sereins, au bout de 115 kms finalement accomplis à 25,3km/h. Sans nouvelles des copains mais qu’ils se rassurent, ils ont…notre soutien !