Récits de quelques escapades cyclo d'une équipe de copains du Conseil Général du TARN et de leurs potes...
Point Bar ? Point Barre, plutôt ? Mais non, pas du tout...ce Point Bar est un hommage au village de Bar et à la commune de Bor et Bar d’où « sort » notre pote Thierry, Le Labra, Labra d’Or.
Ce samedi 1er septembre, sous la conduite d’André, décidément en grande inspiration d’itinéraire ces temps ci, Jacques, Jean Marc, Bernard et moi nous sommes rendus en vallée du Viaur, sur les terres de Thierry. Et dans son village.
115 kilomètres au final, de 7H30 à 12H50.Du genre Albi, la côte de la Drêche pour la mise en jambes, Cagnac, Taïx, Blaye, Carmaux, Canitrot, La Roucarié,Almayrac, Mirandol-Bourgnounac, le pont du Viaur de la Viscasse délimitant le Tarn et l’Aveyron, la remontée vers Bar, StAndré de Najac, La Garde Viaur, la remontée vers Montirat, La Roucarié bis, la remontée vers La Salveredonde, Carmaux, Blaye, Cagnac et les descentes vers Albi.
On est partis à quatre d’Albi. Jacques le Carmausin s’est intégré au groupe à Blaye les Mines. Walter roucoule à Menton. En l’absence de son beauf, Alain ne nous honore pas de sa visite. A moins qu’il ne colmate quelque radiateur récemment endommagé !...
Denis envisage sa rentrée pour bientôt. Il l’a écrit dans notre blog Vélossimo. Hervé le Grand récupère de son exploit au Tour du Mont Blanc.
En discutant avec Bernard, son grand copain, j’apprends qu’un autre gars, proche du CG du Tarn, Joël Issanchou, s’est lui aussi illustré dans cet ultra trail. Bravo Joël !!!!!!
Notre périple se révèle beau, pour ne pas dire superbe, et coriace pour ne pas rajouter irritant par la fréquence de ses côtes. Une dizaine, ai-je entendu dire.
L’expérience de la semaine dernière m’a fait « raison garder ». Heureux de retrouver les potes, j’avais, au début, appuyé un peu trop fort sur les pédales. Vaincu la côte de la Prune relativement sagement. Peiné réellement sur les 30 derniers kilomètres, ralentissant le rythme d’ensemble .
Cette fois çi, je me concentre sur ma gestion de l’effort. Et bénéficie, grâce à la présence de Jacques, lui aussi parfois en délicatesse avec quelques montées, de la prévenance permanente des trois autres copains. Trois costauds et deux faiblards…ça vous crée un certain rapport de force favorable à la minorité.
Le rythme s’avère nettement moins soutenu que samedi dernier. Le trio monte à sa main , discute recrutement rugbystique albigeois .Un pilier fidgien de 140 kilos répondrait au doux nom de « Filitoga Taofifenua montrelamoi » . Enchaîne sur des conversations potagères . Discute haricots verts, abricots et confiture puis s’en vient souvent »rechercher » Jacques …
Je roule à mon rythme, intercalé entre les hommes de tête et le Gérard Philippe du vélo tarnais .Maîtrisant le cardio, j’ achève généralement honorablement les faux plats ascendants de tout acabit.
Jacques s’accroche avec pugnacité . Il se souviendra certainement ces prochains jours, en Bretagne, du côté de Quimper et de la pointe du Raz, de cette première matinée de vacances.
Quelques souvenirs vivaces pimentent le périple. On retrouve le RD 53 , trame permanente de notre première grande sortie , la Diagonale Tarnaise en 2003, d’Aiguefonde au pont de la Viscasse, au pied de Bar.
A Mirandol, en traversant le village, je repense aussi naturellement aux années 1985 – 1990 et à cette période intense d’amitié partagée avec Françis et Christine Maffre, Michel Meunier, Jacques Tranier, Marie Jo et Christian les boulangers de l’époque, Charly et bien d’autres Mirandolais. Nous avons tous ensuite évolué vers des chemins différents.
Un peu plus loin , la stèle rappelant que les ancêtres de Balzac ont labouré le champs ci devant me fait penser à Guy Heuillet et quelques uns de ces érudits de la Revue du Tarn m’ayant souvent épaulé dans mes missions touristiques.
A Saint André de Najac, un panneau directionnel mentionnant La Fouillade me rappelle les stages de foot organisés au village par un éducateur passionné, intègre et utopiste. Xav y a sévi plusieurs années.
Nos yeux se sont aussi régalés devant le patrimoine naturel rencontré lors de cette sortie.
Il n’y a rien à rajouter : quelle est belle, Labra d’Or, cette vallée du Viaur. Point Bar !