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Récits de quelques escapades cyclo d'une équipe de copains du Conseil Général du TARN et de leurs potes...

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TROUMOUSE,GAVARNIE,BAREGES...LE DOUBLE CIRQUE DU GRUPETTO EN PAYS TOY.

 

TROUMOUSE ,  GAVARNIE, BAREGES….LE DOUBLE CIRQUE  DU GRUPETTO EN PAYS TOY.

Fromage ou dessert ? Fromage et dessert pour le grupetto en phase de préparation active de la Grande Traversée des Alpes !.

Le fromage, ce fut samedi dernier l’ascension des cols d’Aspin et du Tourmalet et de la Hourquette d’Ancizan. Une belle journée mixte avec les costauds et le camping municipal d’Arreau pour base logistique  .

Le dessert «  raynalien » de ce samedi 29 mai consiste en plusieurs ascensions  grupettistes en étoile depuis Luz Saint Sauveur. La première doit nous  mener au Cirque de Troumouse, la seconde au Cirque de Gavarnie. La troisième  dépendra des deux premières..

Cette fois çi, la base logistique est double. La douche du retour est prévue dans un camping de Luz particulièrement bien signalé. Attention suprême, un membre avisé du Conseil Syndical de la Résidence Lientz de Barèges nous invite à partager  son  pied à terre montagnard dès vendredi soir.

Jacques l’Etoile des Neiges -c’est de lui qu’il s’agit-devenu Seigneur de Barèges se transforme ainsi en tour opérateur pour devancer les moindres désirs de ses collègues grupettites : Pélou, Jacques le Trotteur Carmausin et moi.  

Il démonte et charge les vélos sur la remorque trémolliéresque, il conduit une Lancia toute mignonne aux vertus« régulantes », il cuisine savoureusement des pâtes au blé complet, il partage verres de Jurançon et de Médoc, il guide ses hôtes dans une promenade nocturne de Barèges entre  Thermes et Centre d’Entraînement Kaki, il lave la vaisselle à la main…il sait conter combien, ici, les nuages coulent pour que la pluie ne tombe pas…

Nuit des plus calmes pour notre quatuor ignorant le lendemain matin des éventuels ronflements de tel ou tel de ses membres. Lever à 6H30 .Tous les regards convergent vers la baie vitrée de la terrasse et un ciel bleu des plus prometteurs. Petit déjeuner enthousiaste au pain ,à la confiture, au fromage..

On quitte la Résidence Lientz en espérant avoir restitué l’appartement aussi propre qu’à notre arrivée. On récupère la remorque et les vélos dans l’opportun box reynalien. Pélou prend quelques photos d’une résidence voisine qu’il  rejoindra, très bien accompagné, en période de passage du Tour de France

Départ vers Luz Saint Saveur un peu avant 8 heures pour retrouver deux complices de plus , partis au petit matin d’Albi et Toulouse: Walter el Fanfaronissimo grand accompagnateur de visiteuses des grands magasins toulousains  et Jean Louis le Parapentiste-Sauteur à l’Elastique-et …Trailer albigeois la veille au soir .

LUZ-SAINT-SUVEUR-VUE-VILLAGE.jpg

(Luz Saint Sauveur)

Retrouvailles, montage des vélos, gonflage de nos pneus, tous de nouveau classiques, mini discussions sur les tenues à prendre entre partisans du port immédiat du coupe vent et les autres…

Allez, on y va. Juste un moment pour Jean Louis afin de recentrer la roue avant et pour moi afin de régler cale et pédale gauche avant de prendre l’embranchement Cirque de Troumouse.

Inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco (comme Albi en juillet 2010 ?), le Cirque se conquiert sur 28 kilomètres à 5% de déclivité moyenne .1390 mètres de dénivelée.

On l’aborde on ne peut plus sereinement. Je m’applique à respecter la méthode Pélou du tout à gauche. Walter, le désormais candidat au statut de grupettiste pour la Traversée des Alpes, manifeste, à l’insu de son plein gré, quelques velléités  de démarrer plus vite mais quelques réflexions bien amenées des membres fondateurs le remettent sur le bon rythme.

Rien de particulier à dire donc jusqu’à Gèdre sur les 10 premiers kilomètres. On y pédale précautionneusement, entre 3 et 4% de déclivité. On admire les couleurs du gave de Héas et les décors montagnards, bien connus de plusieurs d’entre nous. La Munia, le  Marboré. « Il faut lever la tête en pédalant pour comprendre pourquoi on est ici «  , nous dit Jacques.

Jean Louis le Traileur pédale régulièrement mais il m’annonce cependant qu’il pense revenir de cette journée avec le mistigri car il sent déjà ses jambes  lourdes. Je ne le crois pas forcément. L’Homme est  solide.

 

A un moment, on croise un agriculteur avenant, on le salue et il nous demande le but de notre rando. Troumouse ? « …Attention, après le Maillet, la route est fermée ».On verra bien, conclue notre tour opérateur personnel.

Le parcours se durcit.13 km depuis la place de la fontaine de Gèdre et 800 mètres de dénivellé. N’est il pas décrit ainsi sur un site ? «…1 km après Gèdre, prendre à gauche en direction de Héas/Cirque de Troumouse. 500 mètres après la bifurcation, la pente devient forte (autour de 8 à 10%) pendant environ 1 km. Puis la pente s'adoucit. Vers le 5ème km (un peu avant la bifurcation vers le Lac des Gloriettes), la pente devient très forte (entre 10 et 12%) pendant 1 bon km. Passée la bifurcation du lac, la route est presque plate jusqu'à Héas (ça permet de récupérer). Du péage de Héas (gratuit pour les vélos) à l'auberge il vous reste 300 mètres de dénivelé à parcourir. La pente est très régulière et autour de 6 à 8 %. Très beau cadre. Moutons et brebis compris.

Et oui.

Nous voici à 1837 mètres.

 

 auberge-du-maillet.JPG

 

Un peu plus loin, on aperçoit un engin de travaux publics bloquant l’accès de la route montant jusqu’au cirque de Troumouse…aux voitures. Nous, on peut continuer. Et donc, on continue.

Pas facile ce tronçon. Autour de 9% en moyenne. Je me mets un petit peu «  dans le rouge » (165-166-167) sans arriver à  en redescendre. Serait ce aussi dû à l’altitude ?

La neige se fait de plus en plus présente. Sur les bas côtés puis, surprise, à quelques centaines de mètres du Cirque de Troumouse, après un virage à angle droit, elle ne permet plus d’avancer. La route regorge aussi de cailloux et de mottes.

 

2000 mètres d’altitude, vraisemblablement. .On s’arrête, un tantinet frustrés, pour admirer le décor , se ravitailler et faire quelques photos. Témoigner de cet  extraordinaire amphithéâtre de 10km de long et 1000m de hauteur. Les vélos, nos fidèles compagnons, participent à  l’initiative.

CIRQUE-TROUM.jpgOn écarquille les yeux sur 360 degrés, ou presque. Le cirque de Troumouse est un superbe sanctuaire naturel. Dominé par le Pic de la Munia (3133m), il est aussi riche de fleurs endémiques, de  tourbières, et de marmottes. On en a aperçu en montant et on en verra plus encore en redescendant. Même el Fanfaronissimo. !

 

Descente rapide mais prudente. On rejoint la commune de Gavarnie pour une halte sandwiches ( miam !) et pepsi ( bouah !!!) dans un établissement à l’accueil impeccable. Sauf erreur, il s’agit du Marboré et de son annexe , le Petit Creux. Le patron nous a même rempli d’eau fraîche tous nos bidons depuis le comptoir de son pub.

 

On quitte la table en terrasse. Le soleil nous inciterait au farniente. La vue sur la Grande Cascade de Gavarnie et ses 423mètres aussi.

 

La remontée sur vélo demande quelque effort à chacun. On se dégourdit les jambes en moulinant  devant l’allée des commerces. Quelques ânes bâtés attendent leur lot de gentils promeneurs du samedi.Jacques assume son capitanat de route et nous promet quelques épreuves .

 

Allez, en route pour le Cirque de Gavarnie via la station éponyme à 1850 mètres .

 11 - Cirque de Gavarnie 08

 

Dur, dur ! Dès le début. Chaleur, digestion en cours, pentes assurées ( 7%et+)sans panneaux de pourcentage capables de nous informer  , chaussée et virages larges. Je monte entre 7 et 9 km/h la plupart du temps. N’arrive pas à décrocher des 167 -168 pulsations jusqu’à la Station. Pas asphyxié mais limité. Dur apprentissage .

 

Tous les copains m’ont décroché. Jacques le Seigneur de Barèges, Walter et Jacques le Carmausin doivent devancer Pélou et Jean Louis qui, eux  aussi, montent à petit rythme.

 

Ouf. La Station de Gavarnie et ses équipements en béton ou en faux cuir ( pour la vache)sont en vue. Enfin un peu de plat avant de réattaquer. J’aperçois Jean Louis qui vient de descendre de vélo  et s’apprête à quitter les chaussures .L’œil perçant du praticien des sports de l’extrême a bien vu qu’un peu plus haut la route vers le cirque n’est pas déneigée.

 

J’y rejoindrai les autres grupettistes «  rien que pour le fun et la frustration ».Et on fera demi tour. Frustrés et, peut être, soulagé pour l’un d’entre nous. Il restait 4 à 5 kms dont un proche rempaillou.

 

Au retour, Jean Louis nous donnera une leçon de descente jusqu’à Gavarnie. On se suit souvent d’assez près. Quelques émotions s’invitent d’elles même , liées à des pertes de bidon et à des freinages imprévus.

 

On rejoint aussi Luz Saint Sauveur à un rythme soutenu largement appuyé par le vent, sauf tourbillons intempestifs. Dans ces circonstances, je ne suis pas totalement serein car la légèreté de Barnabé accentue les écarts.

 

Bien évidemment,on fait une halte à l'entrée du célèbre Pont Napoléon.Déjà historiquement célèbre, ce pont a maintenant acquis une notoriété grand public depuis que  notre Jean Louis - celui qui roule en ce moment avec nous- y a sauté en élastique.

vlav_11_06_pont_napoleon.jpg

 

Luz. Jean Louis rejoint la voiture. Son trail de la veille et ses deux ascensions ( près  de 40kms decôte) lui offrent déjà un joli palmarès pour ce week end.

 

On décide de tenter une dernière fantaisie en empruntant la première partie de la route du Tourmalet , de Luz à Barèges.7kms entre 4 et 8%.

 

Walter le Diable rougissant en fin de sortie vélo  et les deux Jacques termineront devant, pratiquement ensemble. Je les suivrai deux à trois minutes après, ravi d’avoir bien mieux maîtrisé cette étape que la précédente. Pélou fermera la marche, de son allure appliquée et régulière.

 

Devant la résidence Lientz, on arbore le même sourire .Plus prononcé même que la semaine dernière car , globalement, on s’est mieux débrouillé individuellement et collectivement.

 

On a roulé près de 100 kilomètres en 6 heures de selle, soit une moyenne de 16,6km/h et un dénivelée de 2900 mètres. Notre record de grupettiste. Barnabé franchit aussi ainsi ses 2700 kilomètres officiels.En réalité, il en compte 70 de plus, non enregistrés.

 

Retour sur Luz, retrouvaille avec Jean Louis, rechargement des vélos en remorque, douche au camping, bière en terrasse ( ah, cette guiness en bock !) puis direction Toulouse à 136km /h « régulés »sur l’autoroute.

 

Troumouse-Gavarnie et Luz Saint Sauveur…les grupettistes ont aimé leur double cirque en Pays Toy. Et ils en sont revenus suffisamment tôt pour suivre le soir la finale du Top 14. Le tour opérateur Jacques Seigneur de Barèges avait vraiment très bien organisé notre périple.

@+

 

 

 

 

 

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