Récits de quelques escapades cyclo d'une équipe de copains du Conseil Général du TARN et de leurs potes...
Balade printanière
Samedi 9 février. La météo prévue en Albigeois pour le week end est une véritable invitation à la balade. Il fait donc bon, beau et clair. Difficile d’y résister.
Allez, cette fois ci, j’y vais…
9H30 devant le stadium. Les sept copains du samedi matin du groupe des costauds sont partis depuis longtemps. Plus d’une heure un quart si je ne m’abuse. Je les imagine cornaqués par l’Ange Blanc dans la côte de Miolles . Avec quelques tentatives émérites de déstabilisation de Denis par Didier et Hervé, sous le regard amusé de Thierry et celui souffreteux de Jean Marc à la recherche de son second souffle.
Je ne m’attarde pas. Et décide d’une escapade solitaire vers Saint Grégoire, Sérénac, Saint Cirgue ,Ambialet, Longouyrou, Arthès, Saint Juéry et Albi.
J’aime cet itinéraire et l’ai souvent pratiqué en 2007avant l’opération chirurgicale de fin novembre. Je me fais une joie de le retrouver.
Sortie d’Albi. La circulation automobile reste dense jusqu’au pont entre Saint Juéry et Arthès. En le traversant, je repense au grand périple 2007 des Sourciers de Finiels, à la rencontre des hautes vallées et des sources du Tan et du Lot. Ce pont en a été le point officiel de départ et d’arrivée.802 kilomètres en 6jours.
Saint Grégoire. Quelques voitures stationnent devant la salle des fêtes mais le village semble sommeiller. Un peu plus loin, en campagne, je croise un convoi de deux grands tracteurs avec remorques porteurs d’un nombre impressionnant de meules de foin. Avant d’apercevoir dans un champs quelques vaches semblant attendre un prochain ravitaillement.
Petite halte au point d’eau de la forêt de Sérénac , à côté du stade André Billoux et de ses vestiaires. Le vieux panneau « Spectateurs, merci de ne pas pénétrer sur le terrain » jonche toujours le talus. L’eau fraîche me ravit.
A l’entrée de Saint Cirgue, je m’amuse à reconnaître le petit troupeau de chèvres d’un des gars du village avant de saluer plus dignement le Poilu peinturluré dans le virage puis de revoir face à la mairie la figurine peinte d’un papi appuyé sur sa canne.
La belle descente serpentée me rappelle d’anciennes escapades. Je remarque l’achèvement d’une longue et imposante maison à ossature bois dont on a suivi la construction. Apparemment, les constructeurs ont implanté plusieurs panneaux solaires sur le toit.
En remontant cette petite route, je croise une longue procession de brebis cornaquées par un berger en tracteur. Le fermier motorisé se tient en queue de convoi et fait totalement confiance à sa chef de meute.
Me voici maintenant au carrefour de la route de Valence. Devant Regain, une ancienne ferme joliment transformée en maison d’hôtes et pension de chevaux et poneys.. Trois juments et deux poneys s’y tiennent paisiblement.
La bâtisse a été baptisée ainsi en souvenir du roman de Jean Giono et des 20 ans durant lesquels le bâtiment est resté fermé. Elle abrite, lirai -je aussi plus tard sur le site internet des propriétaires , 4 grandes chambres d'hôtes de charme, confortables et chaleureuses.
Nouvelle descente vers Ambialet .Cette fois ci, la route présente de larges virages propices à la vitesse et à d’impressionnants points de vue sur le prieuré puis sur la vallée.
Une affiche sur la carte de l’Hôtel du Pont de mon ami Jean Pierre Saisset annonce la réouverture de l’établissement pour la Saint Valentin .
Je contemple un moment les vertes couleurs du Tarn avant de rejoindre sans précipitation Albi par Longouyrou. Je snobe mes compteurs et préfère prendre le temps d’apercevoir un cormoran .
Sur le chemin du retour, je croise en fait peu de monde, deux automobilistes pressés et trois cyclos solitaires pédalant chacun sereinement. Eux démarrent alors que je m’approche ravi d’Albi.
Avec un peu de chance, j’aurai pu rencontrer Patrick et Jacques, eux aussi amateurs de la vallée mais peut être ont-ils préféré pédaler ce matin de l’autre côté, vers Rivières et Aiguelèze en évitant la grandiose côte de Labastide de Lévis..
Françis , Walter , Sébastien et Alain ont du certainement privilégier la balade dominicale. Eux, je les imagine bien sous la conduite d’el Fanfaronissimo en vadrouille sur le (seul ?) secteur géographique dont il connaît presque tous les coins : le Ségala –Carmausin, du côté de la côte de Valdériès, ,de Rosières, Saint Jean de Marcel, Moularès, Valdéries, Carmaux, Blaye, Cagnac et Albi. Le tout autour de 85 kilomètres à un rythme avoisinant les 22, 5 km/h de moyenne.
Cette balade en Vallée du Tarn, même solitaire, m’a fait un bien fou. Elle m’a quasiment remis en selle. Enfin, presque….
Quasiment, presque constituent ici des mots justes car, cette balade sur les traces de nos sorties cyclo, il me faut maintenant l’avouer, je l’ai accomplie en….voiture ! Pas à vélo.
Et oui. ! Mais ceci devrait bientôt changer. J’en saurais plus dans dix
huit jours. Allez, @+.
Michel.
11février 2008