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Récits de quelques escapades cyclo d'une équipe de copains du Conseil Général du TARN et de leurs potes...

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Les mulets sont de sortie.

Les mulets sont de sortie.

 

Samedi 16 février. Nouveau clin d’œil de la météo. Nouvelle fin de semaine propice aux sorties vélo des petits camarades. 

 

Jacques et Sébastien s’en sont allés  flâner, vendredi  après midi, en Vallée du Tarn avant  d’entreprendre l’ascension de la champêtre et émouvante Côte de Killy. Patrick musardera  dimanche, si mes infos sont bonnes.

 

Ce samedi matin, à 8h15,  le groupe  en partance se compose de Linlin le roi de la petite entreprise , d ’Hervé le Grand  Tourneur de Mont Blanc ,  de Bernard dit Lolo  ,  de Xave le quadra rugissant , d’André le Président Trémo, de Thierry Le Triple ( tiens donc !) , de Didier le comte de Puygouzon  et de Walter l’ex Diable Rouge puissamment  confirmé el Fanfaronissimo….

 

Du beau monde même si Anne, notre sœur Anne, materne sa fille, même si Sacrée Maguy pense à autre chose qu’à son beau vélo tout jaune. Même si l’Ange Blanc a préféré la hauteur des  dunes landaises à la côte de Solages, même si Francis et pas mal d’autres, de Chevreuse ou d’ailleurs, votent pour d’autres rythmes. Et même si je brille aussi toujours…par mon absence.

 

Voici donc le groupe du samedi théoriquement en route vers Saint Juery, Longouyrou, Ambialet, Trébas, la côte et le village de Solages, Lincou, Réquista, St Jean de , Valence, Gaulène, Sérénac, Crespinet, Arthès….  Joli programme d’environ 120 bornes à 48 km/h de moyenne (non, je plaisante    … 25,8 km/h suffiront à satisfaire ces stars mais  je blêmis rien que de penser à  leur allure).

 

Ambialet. Il parait qu’Alain s’y est transporté plus vite que quiconque, notamment son beau frère en délicatesse avec quelques faux plats ascendants avant de rejoindre le pont sur le Tarn  .

 

Solages. La côte  évoque pour  plusieurs d’entre nous  des souvenirs de près de cinq ans. Symboles des coups de pédales fondateurs de notre groupe. Je repense aussi aux  gouttes de sueur partagées dans cette satanée montée avec  le jeune retraité Talazac et son bandanas à la Manu Chao.

 

A cette époque, Thierry n’était pas encore des nôtres. Il devait marcher ou courir. Avec brio. Insouciant de l’apprentissage de la technique du changement de plateau vélocipédique en pleine ascension. Une histoire de triple maintenant vécue et…renversante ! M’a-t-on dit.

 

Lincou, Réquista. Les stars s’y intéressent surtout pour les panneaux. Le goût de jouer à celui qui arrive le premier devant ceux-ci. Et à ce jeu là, Hervé le Grand essouffle le quadra rugissant et l’attend fièrement accoudé  à l’entrée du village.

 

Alain connaît  sur le retour vers Albi quelques petits moments de traîne dus, selon les potes, à de trop brefs  ravitaillements .Linlin, la prochaine fois, prends une poche de bananes et manges les ! Ta longiligne posture n’en souffrira pas.

 

Bernard maîtrise facilement les difficultés de son parcours tout à la joie de penser à ses toutes proches vacances luchonnaises avec Christiane.

 

André tient bon le cap même s’il confesse parfois rétrospectivement quelques petites souffrances et les attribue pour la première fois , me semble t’il, au poids du temps qui passe. Personne ne le croit vraiment et chacun pense à la forme qu’il affichera après son rituel stage-séjour de mise à niveau sportif à Saint Lary .

 

Et Didier, et Walter ?

 

En fait, ils sont arrivés les premiers à  Albi. Je peux en témoigner. Je les ai croisés en me rendant en voiture à Sérénac. Aussi étonné qu’eux de notre rencontre autour de Crespinet.

 

J’ai reconnu de loin el Fanfaronissimo. Son irrésistible tenue noire et jaune et  ce ravissant casque me font à chaque fois penser aux silhouettes  des petits hommes du film de  la Soupe aux choux. J’ai mis plus de temps à identifier Didier et son vélo avec lesquels  je n’ai pas encore pu rouler.

 

Demi tour motorisé, coup d’accélérateur, dépassement des deux cyclo et arrêt un peu plus loin pour les accueillir. On parle brièvement. Ils m’expliquent qu’ils ont magnanimement laissé les potes à la sortie de Trébas, en bas de Solages. Et qu’ils rentrent de concert, respectueux d’horaires prédéterminés ou d’obligations de travaux domestiques.

 

Je regarde avec intérêt le rutilant vélo de Didier. « …C ’est pas le vrai, me dit-il. Celui là est chez notre mécano, aujourd’hui je suis sorti avec le mulet ». Je souris devant une telle expression imagée.

 

Lundi matin, en l’absence involontaire de Walter et Didier, je raconte cette  scène aux copains de la voirie. Et l’un d’entre eux éclate de rire avant de m’inciter à titrer ce récit…les mulets sont de sortie.

 

 Je ne saurais y  résister.

 

Michel 
(19 février 2008)

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