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Récits de quelques escapades cyclo d'une équipe de copains du Conseil Général du TARN et de leurs potes...

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La Tatie du Ségur

                                     A chaque semaine son actualité.Après le Gaillac primeur de dimanche dernier,  le rugby reprend les rênes.

 

 

Vendredi soir 24 novembre, Albi se paye  le (demi) luxe de faire match nul avec Toulouse. Un stade Toulousain privé de douze de ses titulaires et internationaux mais alignant quand même  Garbajosa et Poitrenaud. Un Sporting Albigeois ignorant que les plus mal classés gagneraient, eux, leur match. Et les points correspondants du classement au Top 14.

 

 

 On se retrouve  au moins trois cyclo du CG dans les tribunes albigeoises, Jean Marc, Walter, et moi, parmi 9000 spectateurs .Deux d’entre nous sont accompagnés  de proches, le paternel , l’épouse, le parrain  de Graulhet fin connaisseur du rugby depuis plus de soixante ans .Pierre,le Graulhétois, lui, connaît  Stankovitch et nous prédit  sa très bonne prestation. 

 

 

Copains, famille, rugby…Ambiance chatoyante, loin des excès maintenant mortels autour du Paris Saint Germain. Ici, Toulousains et Albigeois égayent ensemble les tribunes. Joli mélange !

 

 

Tout le monde ou presque, s’interroge en fin de première mi temps sur l’aggravation possible  du score à la reprise. Albi est alors mené 13 à 3. Après deux essais dus aux  deux seules attaques   des trois quarts stadistes.

 

 

Surprenant  renversement et heureux  résultat final, 13 à13.Bravo les gars  d’Albi pour toute cette seconde mi temps .Dommage aussi qu’une pénalité ne soit pas passée entre les poteaux Et super félicitations au demi de mêlée, notre collègue du CG, Sébastien Pagès, qui, malgré quelques pépins physiques devant à priori l’empêcher de jouer a accompli un grand match.

 

 

Je ne suis pas persuadé qu’on puisse en dire autant de l’équipe de France, vainqueur samedi après midi 27 à 26 de l’Argentine après 55 minutes de domination et le reste de frayeur. La victoire en tremblant, ai-je lu dans le journal.

 

 

Vélo, maintenant.

 

 

Comme d’habitude, deux sorties sont proposées. L’une, le samedi, l’autre le dimanche. Le mail de Walter révèle une inhabituelle clarté.

 

 

 Il nous donne «…rendez vous, l’un ou l’autre matin, à 8H30, devant la cabine téléphonique du stadium, à un mètre de la chaussée et à trois mètres cinquante des barrières »…Seul, l’itinéraire n’est pas précisé. Mais quels progrès dans l’expression à l’approche de la cinquantaine ! Impérial fanfaronissimo !

 

 

Volontaire pour la sortie du dimanche, j’ai une petite idée sur la nature du parcours. Sébastien m’a appelé vendredi pour m’expliquer qu’il avait une obligation familiale et qu’il lui « faudrait rejoindre le Ségur pour 12 heures ».On s’adaptera , lui ai-je , aussitôt , répondu.

 

 

En retrouvant  Xave et Jean Louis dimanche matin, je leur fais part des desiderata de notre pote. Pas de problème. On est tous prêts à lui  faciliter un retour chez lui à Saint Juery le haut en temps utile. On vote tous à l’avance pour une rando « facile ».

 

 

On s’apprête d’ailleurs à le lui dire dès son arrivée .A lui proposer un périple type Ambialet, la Suque   lorsqu’il nous apprend qu’en fait il compte  rejoindre Le Ségur et pas Saint Juéry .Pour 12 heures .Et, précision, en vélo, pas en auto !

 

 

Concertation, concertation. Et hop, changement de programme.

 

 

 On va maintenant allier plat de la Vallée et faux plats du Ségala. En direction   d’ Arthès, Longouyrou, Saint Cirgue, Valence,Gaulène et Valdériés pour le trajet commun. Sébastien rejoindra ensuite Monestiés et le Ségur. Nous, on redescendra joyeusement vers Albi.

 

 

On démarre. La température avoisine les 16 degrés. Les couleurs de l’automne ont maintenant investi tous les paysages  en vallée du Tarn. Tout va bien. Rouler à quatre permet de nombreux échanges entre nous. On s’en gave.

 

 

 On tchatche, on tchatche de tout et de rien  tant que le relief le permet. Rugby, état des routes, salon des maires, Gaillac primeur, vélo, dernières élucubrations de Sarko puis  de la famille de Villiers, blog, sortie 2007 aux sources du Tarn et du Lot…

 

 

On nous entend  nettement moins  causer  sur le tronçon de la côte de Peygue.

 

Sur les 4 kilomètres de la côte menant de la vallée à Saint Cirgue .Puis par moments, sur les faux plats ascendants entre Saint Cirgue et Valence. Là, on nous entendrait plutôt souffler.

 

 

Pas tous. Xave témoignera constamment d’ une forme certaine   sur les 70 kilomètres du périple. Il n’hésitera pas à un moment à coller longuement aux basques d’une voiture sans permis. On les verra tous deux prendre de la vitesse avant que le vélo à quatre roues ne s’échappe vraiment.

 

 

On roule depuis plus d’une heure et demie. Je ne vais pas tarder à payer quelques fantaisies de sprints inutiles. « Nous sommes joueurs » affirme l’un d’entre nous.

 

 

Sur de nouvelles  parties montantes du parcours, entre deux halètements, j’en viendrais  presque intérieurement à maudire l’impérieuse contrainte de Sébastien.

 

 

Le devine t’il ? Tout à coup, spontanément, il nous dévoile la raison de nos   (relatives)  souffrances vélocipédiques  et de ce parcours plus ou moins imposé: sa tante du Ségur est aux fourneaux pour un fabuleux repas de famille et il ne saurait la faire attendre. Ni lui, ni aucun des heureux élus à participer aux agapes.

 

 

Jean Louis, Xave et moi ne  connaissons pas la tatie  Anne Marie mais on aimerait bien, tant Sébastien  parle de ses talents avec délectation et gourmandise.

 

 

 Elle fait apparemment  partie des grandes cuisinières « à la maison »de cette région du Tarn et de l’Aveyron attachée à d’authentiques traditions culinaires.

 

 

Claude Izard et mes copains restaurateurs des Cuisineries Gourmandes l’apprécieraient. On devrait la rencontrer pour le recueil de recettes par le Conservatoire des Traditions Culinaires Artisanales.

 

 

Alors, par envie, par solidarité pour Sébastien, par déférence envers sa tante du Ségur, on décide d’appuyer  bien fort sur les pédales. Notamment entre Valence et Gaulène.

 

 

 On se « fait tous un peu mal aux jambes » en prenant à tour de rôle des relais courts et rapides. Tout en pensant très fort au tour de main d’Anne Marie et aux « vrais » produits locaux. Le  veau fermier du Ségala et son label rouge, les pintades et poulets fermiers, les canards, les tripous, les rissoles, les châtaignes…

 

 

Rebelote entre Gaulène et Valdériès. Descente autour de 60 à l’heure. Puis halte au chef lieu de canton. Au carrefour des routes d’Albi et de Monestiés . Devant une maison dont la décoration extérieure regroupe une ancienne bicyclette et d’autres ustensiles liés au vélo. Tous repeints en bleu.

 

 

Ici, m’apprend Jean louis, un certain Frédéric Moncassin a du passer quelques jours ou semaines, au moment  où , nous disait on, il devait  bosser pour…Cap Découverte.

 

 

On discute un moment puis  Sébastien s’en va  rejoindre le Ségur et son alléchant programme familial.

 

 

 En rentrant tous trois à bonne allure sur Albi, on réalise l’originalité et le paradoxe de la sortie du jour.

 

 

On a finalement redoublé d’efforts physiques pour rendre hommage à un thème fort et patrimonial,  plutôt nourrissant et éloigné du monde du vélo . Celui de  la vraie cuisine de tradition.

 

 

 A cause et grâce à  Anne Marie, la Tatie  du Ségur . Merci à elle !

 

 

 Michel D

(26 novembre)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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