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Récits de quelques escapades cyclo d'une équipe de copains du Conseil Général du TARN et de leurs potes...

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Lisle au trio

 

 

 

                              En rejoignant dimanche matin les copains, je repense aux jours précédents de la semaine. Ils s’annonçaient à priori agréables et au minimum sereins en ces temps de Toussaint.. Congés, moments d’amitié et de recueillement, travaux albigeois d’isolation thermique puis de tonte végétale autour de la maison de Sauzet.   Ils se sont avérés dramatiques.

 

 

Le vélo m’avait accompagné en voiture pour le déplacement dans le Lot. Il n’a pas quitté la remise. Nous en sommes revenus  plus vite que prévu. Pour cause ultime. Un décès. Familial et graulhétois. Un enterrement et ses moments forts  partagés entre peine commune pour une personne aimée et rassemblement exceptionnel de toutes les générations d’une famille géographiquement éclatée.

 

 

Dimanche donc. Walter, de sortie le samedi après midi, m’avait dit la veille au téléphone…tu verras, vous serez  nombreux mais couvrez vous…ça va cailler !

 

 

Il avait en partie raison, le bougre. En partie…

 

 

Froid, il fait froid mais ç’aurait pu être pire. Les thermomètres  affichent 5 degrés au moment (8h30) de notre rassemblement. Le soleil laisse deviner de prochains réchauffements.

 

 

Nombreux.. là, el Fanfaronissimo s’est largement planté puisque les groupes d’environ dix complices de ces dernières semaines ont cette fois ci fait place à un trio. Bernard, Jean Louis et moi.  Peut être étaient ils plus nombreux le samedi après midi. Quatre au lieu de trois ?

 

 

On porte tous les équipements d’hiver. Cuissards longs, casques, gants, manchettes ou vestes. Bernard a même sorti les protège chaussures. Jean Louis porte un maillot Battik.

 

 

On attend quelques instants de plus avant de décider d’un périple vers Le Séquestre, le bas de Florentin, Lagrave, le stade de Brens Olympique,  Montans, Lisle sur Tarn, Saurs, Gaillac,Labastide de Lévis, Marssac et Albi.

 

 

Un itinéraire connu, apprécié et dénué de côtes méchantes. On se le fera d’ailleurs (même moi) à 24,1kms/h de moyenne. 24,2 même si, comme d’autres, on arrondit au chiffre supérieur.  Notre moyenne  devrait recueillir de la part de nos autres petits camarades une appréciation plus flatteuse que compatissante. Isn’it ?

 

 

En quittant Albi, devant le domicile supposé de l’ami Jacques, on lui lance quelques invitations verbales à nous rejoindre. Sans succès. On n’insiste pas Pour le voisinage.

 

 

J’apprends au hasard de nos conversations une des dernières nouvelles du groupe : Anne en a fini avec ses cervicales mais , lors d’un trail nantais en compagnie d’Hervé et de Denis,  s’est  maintenant  fâchée avec une de ses chevilles.

 

 

Autour de Florentin et Lagrave, en bord de route ou dans les rangs de vignes,  on rencontre quelques joggers solitaires et des duo de chasseurs promenant pacifiquement, semble t’il, chiens et fusils.

 

 

Point de gibier pour eux, ni pour nous ou plutôt nos yeux durant toute la rando. Je parle à Lolo des deux biches entrevues jeudi entre Sauzet et Saint Vincent Rive d’Olt.

 

 

J’oblige amicalement mes deux potes à rejoindre la route de Gaillac  en passant par le centre de Lagrave. J’aime depuis longtemps ce village, son école de briques et de bâtiments modernes, sa place en demi cercle, ses allées maintenant en l’état. Son petit resto, ses commerces regroupés, son église à l’horloge longtemps défaillante et sa crypte  dédiée à Sigolène… la Sainte  ! Sans faute de frappe en début de prénom.

 

 

Bernard en profite pour me rafraîchir la mémoire : une autre fois j’ai entraîné la troupe des cyclos en ce même village .On en est ressortis par une rue transformée ce jour là en un chantier non carrossable. Une crevaison, minimum, s’en est suivie.

 

 

On évite Brens en rejoignant Montans par une route chère à André. Le temps d’un arrêt ravitaillement près d’un des pigeonniers atypiques du Gaillacois. Relativement haut et finalement étroit.

 

 

On longe les installations sportives du Brens Olympique XV. Symbole du stade rural multisports. Rugby et foot, enseignes publicitaires des entreprises locales sponsors de toute taille, verdure extrême des terrains, vestiaires récents, grand filet pour que les ballons ovales ou ronds évitent de retomber sur la route départementale voisine.

 

 

On discute à deux ou trois de tout et de rien : la grande sortie cyclo 2007, la campagne électorale interne ( !) aux candidats PS, les derniers sondages positionnant Le Pen à 17%. L’incendie maîtrisé non sans dommage d’un des hôtels de Luchon, les quelques  voitures brûlées à Albi et aux Cammazes, la meilleure manière d’isoler les combles d’un grenier.

 

 

Jean Louis évoque aussi les éventuelles escroqueries à l’assurance et la sortie du Gaillac Primeur.Le Président du foyer multi activités de Saliès a été invité par la Cave de Labastide de Lévis à déguster son gamay.

 

 

En continuant à parler Gaillac, on se trouve quelques copains communs, notamment les Cérier père et fils. Le plus jeune a quitté la mécanique – et son collègue Jean Louis à l’époque- pour la Cave de la Madeleine.

 

 

Notre trio fait sa halte habituelle sur la grand place de Lisle sur Tarn. On semble apprécier cette bastide tous trois de la même manière. On y découvre un marché (inhabituel ?) de producteurs.  Même notre productrice de Marennes d’Oléron du marché couvert d’Albi y a amené son fourgon et ses huîtres.

 

 

On admire aussi un triporteur doté d’une sonnette de collection et de freins à tambours. Un petit chef d’œuvre de la marque  Confortable.  Tout ceci a un petit air de  britannique francophile…

 

 

Bernard – l’un de nos deux copains de l’association sportive bossant à la bibliothèque départementale- s’enquit naturellement du fonctionnement de la bibliothèque de Lisle .Il constate avec dépit sa fermeture imprévue, le privant d’un bonjour amical à une collègue «  de terrain ».

 

 

Jean Louis nous parle des fêtes de Lisle du 15 août  juste au moment où une ancienne affiche nous en rappelle la tenue. En repartant, on croise quelques papys eux aussi en manque de …bibliothèque.

 

 

Le retour s’effectue à rythme soutenu. Les craintes sur le vent contraire s’estompent. Entre Saurs, La Bastide de Lévis, Marssac et Albi, on frôle parfois les 30 à l’heure sans vraiment souffrir.

 

 

 On roule en harmonie en profitant de la roue du plus costaud. J’apprécie tout particulièrement cette fin d’étape  à  trois. Le rythme général et régulier de la sortie me permet d’y tenir ma place.

 

 

La Cathédrale d’Albi grossit au fur et à mesure de nos derniers coups de pédale.  On se quitte devant le stade de la Grèze, autour de midi. Contents de ces moments et de leur  rythme. Des temps de parole et des temps de  silence pareillement partagés.

 

 

 

On se souviendra donc  de cette sortie. Une  sortie complicité à trois. Celle de Lisle au trio.

 

 

Michel D

 

Dimanche 5 novembre 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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