Récits de quelques escapades cyclo d'une équipe de copains du Conseil Général du TARN et de leurs potes...
Samedi 28 octobre. Avant même d’enfourcher nos vélos, on a connu quelques joies sportives durant la semaine.
Jeudi, la rumeur sportive colportée par la Dépêche et quelques initiés est devenue info officielle. Le Tour de France 2007 s’ancrera dans le Tarn en trois occasions. Arrivée d’étape à Castres, contre la montre de
Du jamais vu au pays d’Esclassan, des Jalabert, de Basson, Salvetat, Andouard, Espérou, Souyris, Laur, Trémolières, Gaut, Rieuneau et de quelques autres !
La région Midi Pyrénées est , sans allusion aux campagnes politiques du moment, « royalement » gâtée. Cahors, Castelsarrasin et les Pyrénées, hautes et ariégeoises, l’Aubisque et le plateau de Beille notamment sont de la fête.
Je pense aux six copains de notre association ayant dompté l’intégralité de leur Transpyrénéenne. Dans la souffrance, dans le plaisir et dans le mélange des deux. Les pros vont mettre leur pneu dans leur traces.
Jeudi toujours. Mail de Walter à tous, concis et prévenant. Tout en nous rappelant le changement d’heure de dimanche matin, il nous annonce une rebelote cette fin de semaine pour les choix de sortie.
Bernard, André, Walter, Alain, Hervé et Jean Marc, sauf erreur, optent pour le samedi matin. Le dimanche, je retrouve Jean Louis, Sébastien, Jacques et Dany. Un groupe intéressant. Trois jeunes pousses et deux plantes consistantes, l’une longiligne, l’autre plus multiformes…
Le parking du stadium vibre des arrivées multiples des équipes de cadets venues disputer un tournoi international de rugby. On assiste à l’arrivée d’un car roumain et d’un autre , semble t’il, de Lithuanie. Les véhicules se garent au petit bonheur la chance. Je connais un certain agent de sécurité – un autre Didier- qui aurait régenté tout ceci avec méthode.
Jacques arbore son sourire habituel et… un nouveau vélo. Bleu, rutilant, plus adapté à la route que son habituel engin mais nous rappelant quelques compagnonnages.
Et oui, il s’agit de l’ancienne monture d’Alain. Le génie du chauffage artisanal l’ a délaissée et remplacée depuis quelques mois après en avoir cassé la chaîne aux alentours de Miolles. Ceci a déjà été raconté et rappelé à plusieurs reprises .
Dimanche dernier, Linlin a proposé à Jacques de lui vendre cette merveille expérimentée et sa nouvelle chaîne. A un prix d’ami. L’ami Jacques n’a pas dit non. Et compte sur la sortie d’aujourd’hui pour la tester.
La tester …sur route suite à ses péripéties indoor des derniers jours. Elles n’ont pas manqué. Il nous raconte ses efforts vains pour régler tout seul la bonne hauteur de selle. Le vélo n’a voulu obéir qu’à son ancien proprio, l’artisan « bien assis depuis quelques années».
Les autres copains ont vagabondé hier vers Castelnau de Montmirail. A une vitesse moyenne, semble t’il, d’environ
On décide de rouler en Vallée du Tarn. Albi, Saint Juéry, Arthès, Longouyrou, Ambialet et retour sur Albi ou resucée vers Villeneuve sur Tarn, Trébas, Ambialet, côte vers Fontcouverte et rentrée définitive sur Albi par Bellegarde et Cambon.
Le rythme de notre quintet s’avère soutenu tout en restant propice au dialogue. A cinq, on change souvent de partenaire tchatcheur. Hormis au moment d’emprunter le début de la côte de Peygue où le court effort solitaire reste de mise. Avant le regroupement.
Didier me raconte quelques souvenirs de ses dernières vacances. Ses trois montées du Ventoux, ses achats de muscat et de gigondas notamment. Depuis, il enhaîne par des matinées bricolage et des sorties –pêche avec un bon copain . Il vient de prendre un sandre.…
Il me parle aussi du projet de grande sortie 2007. Aux sources du Tarn et du Lot. Où en sommes nous ? Bonne question ! Une prochaine réunion semble opportune pour connaître officiellement l’avis de chacun. Et avancer clairement dans la préparation.
Sébastien m’explique son statut de Saint Juérien d’en Haut puisqu’il habite sur la route du même nom menant vers celle de Villefranche. Je lui confie une belle et ancienne tranche de notre vie nous ayant fait habiter, Andrée, Xav, Mum et moi ..en bas, aux Bordes saint juériennes. Des amitiés y perdurent.
Jean Louis s’enorgueillit du titre de champion du monde des constructeurs de F1 acquis par Renault, son employeur. Et nous dit que les répercussions en seront certainement positives dans la boite. Peut être, rajoute t’il, les employés seront-ils tous gratifiés d’un …tee shirt ou d’une casquette Renault The Best ? On se marre.
On écarquille aussi les yeux tout en pédalant. Cette petite route vers Cahuzaguet, Longouyrou et Ambialet est toujours superbe. On la parcourt en souhaitant que le brouillard entrevu en levant les yeux ne nous tombe pas dessus. On sera exaucés.
A Saint Cirgue, avant de passer le pont vers Ambialet, en longeant l’Hôtel du Pont de mon ami Jean Pierre, je repense à ses parents et à leur accueil lors de mes premiers pas professionnels dans le tourisme tarnais. En 1984 …Déjà ? Déjà !
Tout va bien. On rejoint Villeneuve sur Tarn en pédalant allégrement. Halte générale devant un autre lieu fréquenté en groupe, lors de notre rando du RD 53 : l’Hostellerie des Lauriers. Une initiative appréciée émanant des poètes de la voirie. Là, ce devait être en …2003 .Déjà ? Déjà !
Retour sans fait notable si ce n’est la bonne entente du groupe. On ne musarde pas mais on roule assez vite en prenant le temps d’apercevoir quelques cormorans perchés sur de petits rochers émergeant du Tarn.
On croise de temps à autre des cyclos , un coureur à pied , des chercheurs de châtaignes ..On s’emplit les yeux des couleurs des paysages . On sent que l’automne et ses frimas sont entrain de leur imposer leur loi. Même si les après midi demeurent chaudes.
Sébastien fait connaissance avec la côte de Fontcouverte et se l’apprivoise méthodiquement. Habitués à la descendre de temps à autre, on se la monte sans appréhension ni essoufflement. Chacun à son rythme mais avec les mêmes repères.
En rejoignant le carrefour avec la route Villefranche –Albi, on retrouve la civilisation des automobilistes du dimanche et les risques de brouillard. La conjonction des deux nous incite à rentrer prudemment sur Albi par les chemins de traverse. Bellegarde et Cambon. Bien connus eux aussi en sens inverse. On découvre une nouvelle signalétique indiquant un domaine d’expérimentation du lycée agricole de Fontlabour.
J’interroge Jacques sur son état et celui du vélo de Linlin. Le premier se porte bien mais connaît quelques souffrances tenaces côté fesses. Une histoire de selle non encore façonnée à l’anatomie de l’intéressé …à moins que ce ne soit l’inverse.
Le beau vélo bleu parait agréable et obéissant. Seul souci, quelques pignons arrière semblent fatigués et ne maintiennent pas les maillons de la chaîne quand il leur demande d’entrer en action.
Il lui faudra rappeler Alain – notre Linlin – pour élucider la chose. Je suis doublement intéressé : il m’arrive la même chose depuis que j’ai changé de chaîne et je ne doute pas de l’écoute du seul représentant authentique ( dans notre groupe) des artisans . Et vues les pub sur ces héros modernes restés humains….
Allo …Linlin ?