Récits de quelques escapades cyclo d'une équipe de copains du Conseil Général du TARN et de leurs potes...
Fin de semaine …pour ne pas dire fin de week end des 21 et 22 octobre. Cette fois ci, on a droit à un double choix de rendez vous ( samedi ou dimanche ?) pour un même itinéraire entre Albi,Saint Quintin, Saint Sernin les Maihoc, Virac ou ses environs , Cordes, Salles, Monesties,côte de la Vayssière, Cap Découverte, Cagnac, descente de la Drêche et Albi.
Allez savoir pourquoi, je choisis de rouler dimanche plutôt que samedi. Comme un pressentiment sur le samedi de risque de double crevaison ( arrière et avant) ou de chute après ennui de dérailleur. Bizarre, bizarre , sœur Anne ne vois tu rien venir ?....
La première sortie regroupe André, Michel M, Anne, Hervé, Bernard , Thierry et Jean Marc.
La notre , dédiée à Sylvie en raison de son squat involontaire d’une chambre de Claude Bernard, rassemble Walter, Alain, Didier, Francis et son copain Christian, Jacques, Jean Louis, Sébastien et moi. La Smiles team…
Retrouver -enfin -Didier, notre Duc de Chevreuse, nous fait plaisir. Il sort de temps à autre le mercredi après midi avec le CRA et nous honore aujourd’hui de sa présence. Emmailloté Philippe Andouard et toujours aussi dispo pour accompagner et encourager dans les côtes les plus retardataires d’entre nous.
Depuis la récente sortie ouverte à tous, notre groupe de cyclos de l’ASPCG s’étoffe. Se renforce, s’ouvre même à la société civile : compagnon de collègue femme , copain de collègue, collègue trentenaire ( ou presque).. On s’enrichit d’un mécano auto , d’un agent EDF de la centrale Pélissier. On est sur la bonne voie !
Avant de partir du stadium, on discute quelques instants avec deux gars d’un autre groupe de rouleurs .J’y reconnais mon ancien coiffeur. Depuis sa retraite, le galopin doit bouffer et rouler. Il a pris un peu de poids et roule de plus en plus vite. Il nous raconte avec enthousiasme sa cyclo Didier Rouss de la semaine dernière à Montauban. « … Allez y les gars, ça vaut vraiment le coup : »…
Francis prend la tête du peloton constitué définitivement depuis le parking du Leclerc de Lescure. Et nous fait visiter le quartier du Breuil avant de rejoindre la côte de Saint Quintin. On se la mange, chacun à son rythme.
Au fil des pédalées, on hume les sensations et couleurs de début d’automne. Pour mieux les partager.
La température s’avèree au fil des minutes digne d’un léger été indien. Ciel optimiste et dégagé, feuilles de vignes dépouillées de raisins et de plus en plus enroussies…
On cultive le plaisir de rouler de front en duo sur ces petites routes de plateaux. Et d’apercevoir tel ou tel village ou une chapelle isolée ou une ferme de belle architecture. Je pense spontanément à la parution , la veille, du nouveau numéro de la revue des Vieilles Maisons Françaises consacré au Tarn.
L’arrivée –descente vers Cordes par Virac mériterait d’être connue de tous les touristes amateurs de « la perle des bastides ». Avant de la rejoindre, on fait d’ailleurs une pause à l’embranchement d’un chemin de terre conduisant aux fameuses sculptures contestatrices, si ma mémoire reste bonne, de Jean Marc. Souvenirs, souvenirs…
Cordes, Salles, Monestiés…la route du Cérou si appréciée des cyclos. On se la déguste ensemble. Goulûment et sereinement…jusqu’à la crevaison de Christian.
Le copain de Françis réquisitionne la chambre à air de l’un et la pompe de l’autre pour repartir d’attaque. Il se fait aussi un peu…chambrer car ses propres munitions se sont avérées défaillantes. Chambre de secours déjà hors d’usage, pompe absente. Et dire que le slogan d’EDF, son employeur,ou ce qu’il en reste, est de faire face à toute situation en « apportant à tous plus que la lumière » !.Manque pas d’air !...
Passé le pont de Monestiés, voici maintenant la côte de La Vayssière en direction de Blaye et de Cap Découverte. Et sa série de larges virages peu avenants.
Malgré la perspective de l’effort à accomplir, on sourit. On repense tous à cette fameuse étape de contre la montre du Tour . Amstrong , Ullrich et les autres s’en souviennent certainement encore, eux aussi .
Je monte la côte à ma main, près de Jacques , prenant soin de respirer dans les règles . Le Duc de Chevreuse nous supporte et nous réconforte. Ca me rappelle la matinée de notre sortie ariégeoise d’avant les Pyrénées.
Plusieurs copains viendront aussi nous rechercher. Walter, le célibataire involontaire, semble en forme. L’histoire ne dit pas cependant quel a été son dîner de la veille.
Francis nous guide ensuite sur les chemins goudronnés de Cap Découverte. On y croise quelques coureurs , marcheurs à pied ou vttistes familiaux . Le parking livre, à l’heure où l’on passe ( autour de 11 heures) un verdict impitoyablement décevant : très très peu de voitures !
En traversant Cagnac, j’apprends de la bouche de Jean Louis qu’il a passé quelques instants de son enfance à la Cité des Homps. Alain fait des offres de service à Jacques et tente de le convaincre de lui racheter son ancien vélo. Remis à neuf après la fracture de sa chaîne. « Tu verras, il est à ta taille ! »…
Jacques me parle de sa récente cueillette de champignons sur le sentier lacaunais du Montalet. Je repense aux myrtilles cueillies en ce même lieu il y a quelques années avec Claudie et appréciées le soir en tarte avec Andrée et Jean –Pierre.
On descend la côte de la Drêche avec vigueur. Mon compteur affiche 64 kms/h . Les copains « devant » ont du flirter avec les 70kms/h. Sébastien aussi car il m’a dépassé avec facilité et assurance.
On fait d’ailleurs le point avant de nous séparer devant le parking Leclerc. Il est à peu près 11H30 et nos compteurs affichent environ 70 kilomètres .Chacun semble ravi. Du circuit, de la compagnie,de la météo et de l’heure.
Walter a le temps de s’organiser pour rendre visite à sa chère femme avant de goûter la cuisine d’Arlette. Jean louis pense à sa rando pédestre de l’après midi. Jacques au match de rugby européen de Biarritz. Pour ma part, je décide de rejoindre Albi par…Lagrave , histoire d’accrocher les cent kilomètres pour cette sortie.
J’entends soudain Christian raconter avec amusement quelque chose à ses plus proches voisins. Après sa crevaison, il vient de connaître une nouvelle émotion. L’irruption d’une biche...en quête de traverser la route au moment où il descendait à grande vitesse. Francis le suivait de près.
Notre copain ne semble pas vraiment marqué par ce qui aurait pu devenir une forte mésaventure et plus encore. Un drôle de symbole de fin de la semaine de la prévention routière. Il pense déjà plutôt aux bulles du champagne de son déjeuner de fête prévu dans quelques minutes.
On se quitte sur le mot de la fin. Celui de Christian . Asséné de manière magnanime aux copains. De toute manière , nous dit il , magnanime «… les gars ,en cas de boom, et si je m’en relevais, je vous aurais donné quelques cuissots.
Nom d’une biche !»