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Récits de quelques escapades cyclo d'une équipe de copains du Conseil Général du TARN et de leurs potes...

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Garçon, deux chambres et six sangliers !

 

 

Samedi 6 janvier 2007.

 

 

 

 

André a envoyé l’avant-veille un message à tous pour cette première sortie »2007 » mais, à l’image du «  dévoué secrétaire » quelques copains goûtent  cette semaine leur fin de congés  2006.

 

 

 

 

Certains vagabondent en d’autres régions .D’autres, restés  Albigeois, ont écouté la météo et demeurent sceptiques sur la possibilité de pédaler ce samedi matin…dans le brouillard.

 

 

 

 

Résultat. On se retrouve à quatre devant le stadium. Xave et ses lunettes jaunes lui servant de phares anti brouillard, Bernard, Alain et moi. Walter ne s’est pas remis de son premier footing 2007, tenté la veille .André et d’autres rouleront vraisemblablement l’après midi avec le RCA ou demain matin avec ceux du Pont Neuf.

 

 

 

 

Où aller ? Pas sotte , la question ! Pas facile, la réponse. Elle présuppose de deviner où et quand le brouillard risque  de se dissiper relativeement rapidement . On choisit de rejoindre Cagnac par la côte des Papillons Blancs, d’enchaîner par Saint Sernin de Mailhoc .il sera alors temps  d’aviser vers le Ségala ou vers Virac et  Cordes pour un  retour éventuel par Salles,Monestiés, Blaye les Mines,Cap Découverte et Cagnac.

 

 

 

 

Ca sent la reprise. Chacun  affirme ne pas avoir touché à son vélo depuis au moins 3 semaines. Vérité vraie ou coquette menterie ? Le sport de fin d’année n’est pas un long fleuve tranquille. Et les « obligations » gastronomiques si tentatrices !

 

 

 

 

Zéro vélo donc , ces derniers temps ? Bernard dit vrai mais ,durant son séjour luchonnais, il a accompli pas mal de randos à pieds avec Christiane. Xave dit certainement vrai mais il vient  de réinstaller dans son garage son vélo d’intérieur. Alain n’a pas besoin de mentir :il reste naturellement filiforme. Quant à moi, j’ai  arpenté Paris à pieds durant quelques jours.

 

 

 

 

On démarre gentiment. Conscients de l’obligation d’être prudents pour plusieurs : nous et les automobilistes en vadrouille. Les 3 survêtements noir et jaune de mes copains et leur bande fluo nous rassurent quelque peu. On aperçoit aussi sans difficulté les phares des voitures à cinquante mètres. On pédale attentifs, sereins et confiants dans la levée du brouillard…un peu plus haut .

 

 

 

 

Albi, route de Cordes, carrefour à droite avant Fontvialane, côte des Papillons Blancs vers Cagnac. Je l’apprivoise à mon rythme, concentré sur la nécessaire bonne tenue de ma chaîne, des pignons et des roulettes du dérailleur. Je les ai nettoyés récemment mais, peut être, pas suffisamment.

 

 

 

 

Gentiment à mes côtés, Xav s’avale cette première côte, debout sur les pédales. Notre premier danseur 2007  .

 

 

 

 

A la sortie de Saint Sernin les Mailhoc, Maître Brouillard continue de nous narguer. Sans bruit mais avec constance. Du genre « J’ suis, j’y reste ! ».On s’interroge collectivement.

 

 

 

 

On hésite collectivement. Tenaillés entre l’envie de continuer ( vers où ?) et quelques considérations sécuritaires et météorologiques susceptibles d’abréger le périple.

 

 

 

 

Allez, va pour Virac et Cordes. Pari gagné ! Quelques percées ensoleillées .La disparition progressive des brumes matinales passagères. Fin des enquiquinements ?

 

 

 

 

On aurait eu tort de se réjouir trop vite. Leur champ est vaste. On s’en rendra vite compte.

 

 

 

 

Après deux sauts de chaîne de mon vélo, voici  Bernard nous annonçant une  crevaison en roue arrière. La première de notre groupe pour 2007.Surprenant de la part d’un des copains les plus attentionnés envers sa machine .Y’a un lézard ou plutôt un caillou ou un silex quelque part. Ou des revêtements de voirie peu appropriés aux  véhicules non motorisés. Ou les deux, l’un expliquant l’autre.

 

 

 

 

Lolo répare rapidement et change de chambre. Linlin   gonfle puissamment l’heureuse élue , toute jeune et émoustillée par sa première sortie dans le monde, tout en pestant contre la pompe de service .On repart en confiance vers la « perle royale des bastides ».Celle qui , selon  Paul, fraye avec le ciel.

 

 

 

 

A  la sortie de Cordes et de son marché dominical, Lolo lève un bras et s’arrête. Nous aussi. Deuxième crevaison à la roue arrière.  Et deuxième chambre. On inspecte méthodiquement la précédente et le pneu. Bernard et Alain découvrent le fatal silex. L’extirpent à tout jamais.

 

 

 

 

Xave nous entraîne vers Campes avant de rejoindre la route de Salles  et Monestiés. Sur ce parcours, comme dans les périodes de forme, le rythme augmente et les prises de relais se veulent motivées. Ma contribution personnelle ralentit un peu l’ensemble.

 

 

 

 

Reste la côte entre Monestiés et Blaye , facilement avalée par Alain, Xave et Bernard. Je les fais attendre mais, selon l’aimable Linlin, «  pas autant que ce qu’on aurait pu supposer ». L’ancien rugbyman et jeune père de famille s’en retourne chez lui en solitaire avancé car l’heure en a fait de même.

 

 

 

 

 Notre retour  par Cap Découverte s’avère tout à fait insolite. On y rencontre un jogger aux cheveux grisonnants tremblant d’émotion. Il vient au cours de son footing , un peu plus loin,  d’apercevoir  six sangliers « mastoc » en pleine course. Il n’a eu que le temps de se jeter à terre pour éviter d’être vu et attaqué. L’homme, pourtant chasseur, nous a confié avoir eu la peur de sa vie. On le croit aisément. Et on répercutera l’info à qui de droit.

 

 

 

 

Les descentes de Cagnac vers Albi  se négocient sans difficulté. Je veille à  la bonne tenue de ma chaîne et ne dépasse pas les 55 kms/heure.

 

 

 

 

On se quitte  au carrefour du Vigan. Après un léger périple de reprise susceptible, quand même, de laisser quelques traces de fatigue sur les cuisses ou les jambes. Même si l’Ange Blanc et ses angelots riraient à gorges déployées – pas uniquement vers Finiels- en apprenant notre moyenne horaire et notre kilométrage.

 

 

 

 

Chacun conserve quelques relents de  forme  pour suivre à la télé un Stade Toulousain-USAP prometteur. Pour espérer aussi, un peu plus tard, une victoire albigeoise sur Agen. Ce qui se réalisera.

 

 

 

 

 

Rue Lamartine, je descends de vélo, contents d’avoir engrangé quelques  souvenirs inédits à raconter sur le  blog ou durant le prochain dîner annuel de fin janvier (27) sur Albi. Le lieu en sera confirmé prochainement.

 

 

 

 

Ou autour d’un pot amical non  alcoolisé. Style brève de comptoir. Elle s’appellerait alors  Garçon, deux chambres et six sangliers !

 

 

 

 

 (Michel D)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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