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Récits de quelques escapades cyclo d'une équipe de copains du Conseil Général du TARN et de leurs potes...

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Royale Grésigne

Royale Grésigne !

 

 

Samedi 24 mars. Lendemain de match de rugby Albi Biarritz. Et de défaite tarnaise. Dommage pour le point de bonus échappé, comme le ballon, dans les dernières secondes. Notre copain Jean Marc, supporter de tous les temps, n’a pas du s’en remettre…en tout cas, il n’est pas là.

 

 

Je retrouve Bernard, Didier le duc de Chevreuse, Alain, Walter et Thierry puis André inhabituellement en retard de …quelques dizaines de secondes. Serait allé s’échauffer avant notre rendez vous ?

 

 

Les tenues se sont acclimatées à la situation du jour : surchaussures, cuissard long  et veste protectrice, lunettes pour el Fanfaronissimo, k way dans les poches ou moitié de bidon .Faut dire que le ciel  ne  laisse pas augurer d’une sortie sans pluie.

 

 

L’itinéraire présidentiel nous convie vers Vaour. Albi, Marssac, Labastide de Lévis, Fayssac, Cahuzac, Vieux, Le Verdier, le bas de Castelnau de Montmiral, La Grésigne, Vaour, Tonnac, Frausseilles, Noaïlles, Sainte Croix et Albi. Sacré programme en prévision, pas toujours plat, avoisinant les 100 kilomètres.

 

 

On démarre donc sous un ciel assez sombre. Très vite, Bernard met le groupe à l’aise … »A chaque fois que je suis allé vers Vaour, souvent avec Hervé, je me suis chopé une pluie carabinée sur fond de Grésigne noire »…

 

 

 On enregistre  le témoignage susceptible de devenir prophétie.Walter, toujours optimiste, s’épanche « …eh bé Michel…qu’est ce qu’on va prendre ! ».Alain confesse « …je dirai à Arlette qu’il a presque fait beau tout le temps et qu’on s’est pris la pluie en rentrant » …

 

 

La pluie ne tarde pas. Elle nous accompagnera par intermittence sur la première moitié du périple. Pour éviter ses humides conséquences sur le vélo et ses accessoires, j’entoure mon compteur –chrono d’une chaussette ne passant pas inaperçue.

 

 

Walter s’attire aussi quelques sarcasmes car son protège pluie haut de corps tout  transparent fait penser à un gigantesque autre outil de préservation.

 

 

Le rythme s’avère soutenu tout en restant correct. « Y’a de la route à faire ! »…semblent avoir intériorisé quelques copains. On discute de rien et de tout .Un des lecteurs du blog Vélossimo  s’enquit même  de la santé de ma chère mère.

 

 

Dans chaque faux plat ascendant, je me malmène quelque peu. Quitte même à griller un arrêt commun afin de pouvoir rejoindre Fayssac sans retarder le groupe. En «  faisant le panneau » de ce village, et avant d’être très rapidement repris par Alain, je souris en repensant à ma victoire d’étape de Port Vendres lors de la fabuleuse Transpyrénéenne de juin 2006. Fusse t’elle celle d’un « facteur » !

 

 

Entre le Verdier et Cahuzac, Thierry crève discrètement de la roue arrière. On s’en revient à sa rencontre. Les plus expérimentés l’aident efficacement. Le changement de chambre du copain nous  sert aussi de temps de récupération.

 

 

 Walter et moi repartons un peu avant les autres jusqu’à Cahuzac. Le groupe s’y reforme. Bernard m’apprend les souvenirs familiaux de Christiane à Vieux. On rejoint le bas de Castelnau et l’un des plus célèbres pigeonniers du Tarn sans souci.

 

 

Les choses sérieuses commencent dès qu’on emprunte le RD 87,  route de  la Grésigne, en longeant le camping salvadorien de Rieutord .Puis en rejoignant   la Grande Baraque de l’Office National des Forêts et les RD 28 et RD 6 jusqu ‘à  Vaour. Alain puis Bernard et Didier se dévouent pour rester avec moi.  La belle et large route montante s’apprivoise difficilement. Mais s’apprécie forcément par l’absence quasi-totale de voiture.

 

 

Je souffre modérément, pas asphyxié mais mal à l’aise, engoncé de trop de vêtements .Tous les potes me paraissent en forme. J’enclenche finalement  le petit plateau tout en rigolant intérieurement à la pensée d’une déjà ancienne soirée en Grésigne à l’écoute du brame du cerf. On faisait partie d’un groupe silencieusement posté en attente de la nuit et de la venue des cervidés. A force d’attendre, mon copain Jean Pierre s’était endormi et notre groupe tentait, avec plus ou moins de succès, de renflouer ses rires en l’entendant ronfler. Quant aux cerfs, ils ne se sont pas vraiment dérangés.

 

 

L’heure tourne. On ne s’attarde pas à Vaour. Tant pis pour le mythique préau de l’école et le point de ravitaillement en eau en face de l’office de tourisme.

 

 

La récompense arrive enfin. Royale ? Grésignole, forestière, et surtout descendante. Et récupératrice  de moyenne horaire. Ah, ce tronçon du RD 91 Vaour-Cordes et son décrochage après Tonnac vers Frausseilles ! On connaîtrait presque quelques pincées de griserie dans ces moments où, sous l’impulsion d’Alain puis d’André, chacun se cale bien dans les roues du copain de devant et  contribue à l’harmonie d’ensemble. A vive allure et avec la forêt pour décor.

 

 

Bien sûr, de nouvelles petites côtes ressurgissent vers Noailles et Sainte Croix. Didier me coache amicalement, usant de pédagogie et de quelques poussettes me catapultant doucettement et efficacement  sur quelques mètres. Il m’arrive étrangement de freiner sur ces mêmes distances pour ne pas trop surprendre les autres potes ou m’empaler dans leurs roues. Surtout avec Alain, allez savoir pourquoi…

 

 

On s’octroie un dernier plaisir en descendant Fontvialane. Chacun a le sentiment d’avoir participé à une sortie « consistante ».100 kilomètres et des poussières .Avec quelques rincées et de jolis coups de pédale montants et descendants en Royale Grésigne ! Une semaine après  notre sortie en campagne présidentielle .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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