Récits de quelques escapades cyclo d'une équipe de copains du Conseil Général du TARN et de leurs potes...
Samedi soir 19 janvier. Albi, avenue Albert Thomas, sortie de ville route de Carmaux. 20H30 pile. Andrée et moi nous arrêtons devant le restaurant Le Marocain.
Il convient d’être ponctuel. L’heure est au regroupement rituel, une fois l’an, des copains et de leur femme pour le dîner du vélo. Un moment à priori exceptionnel selon le lieu choisi. Un moment fort alliant amour et amitié (que c’est beau ! on dirait du Pierre Vassiliu )
Ces dernières années, on a surtout testé l’Hostellerie du Parc de Claude Izard aux Cabannes et le Vieil Alby de la famille Sicard. Avec de sacrés plaisirs culinaires, avec ou sans lapin, ou quelques déconvenues en matière de profiteroles surgelées.
Cette fois ci, l’idée se veut royale et couscoussière. Une fois de plus, notre dévoué secrétaire a su se décharger quelques instants de son travail de titan pour tout caler.
Sereins, nous y retrouvons André et Françoise, la femme fidèle du Président, ce qui, en ces temps sarkoziens de Cécilia et Carla n’est plus monnaie courante«. Sont déjà arrivés Alain et Arlette, Bernard et Christiane, Thierry et Danièle, Walter et Sylvie, Hervé et Marie Christine, Jean Marc et Sophie, Xavier et Nathalie, Charles, Sébastien, Alain G et sa femme, Didier M et Madame (le duo des oui !).
Que du beau monde !
Bises et apéritif kir. Ambiance vite païenne. Conversations en tout genre. On évoque vite fait les absents avant de trinquer. Manquent un Ange Blanc, retenu par quelques obligations célestes, deux Jacques, l’un en préparation éventuelle de son assemblée présidentielle , l’autre en répétition théâtrale ou en entrainement de parties de bridge, Jean Louis, Anne, Patrick, Kamel, les deux Thierry, Didier et Dany.
Installation à table. Une longue table en L inversé ne permettant pas de conversation d’ensemble mais d’agréables apartés à cinq ou six. Les responsables du restaurant nous apportent, avec timidité et sans grand sourire, le couscous dans de grands plats colorés.
Dommage, la chaleur d’une ambiance d’Afrique du Nord nous aurait aidé à créer la nôtre plus facilement. Alain y met du sien en se rappelant ou en imaginant le souvenir d’une danseuse du ventre laissant perplexe sa chère Arlette.
Par moments, on ne peut s’empêcher de parler vélo. Les gars, sauf quelques brillantes exceptions, sont déjà en préparation intense des deux grands évènements 2008 : Bordeaux –Paris ou (et) l’Autour du Tarn.
Mon absence- pour raisons médicales- sur les routes leur permet de forcer encore un peu plus l’allure. De tester à loisir pour plusieurs d’entre eux leur nouvelle machine. De réaliser des chronos à rendre parfois el Fanfaronissimo quasi agonisant. Du moins le croient ils car, en fait, mon ami au grand cœur garde des réserves pour me coacher dans quelques semaines. J’ai une telle envie de remonter sur mon Concorde. ! On s’attend.
Les copains relatent aussi leur sortie du jour. La recherche d’une forte moyenne a été contrariée par plusieurs crevaisons et une chute du comte de Puygouzon, Didier II en présence du Duc de Chevreuse, Didier I, porteur paradoxal ce jour d’un maillot aux couleurs d’un… Baron.
On goûte le couscous, la semoule, les légumes, les raisins, le poulet et on l’agrémente selon les goûts de cuillères de bouillon et d’harissa. La douceur de la cuisine nous incite à remplir notre assiette une ou deux fois de plus. Et à épancher notre soif avec de l’eau ou (et) avec un assez bon Boulaouane.
Alors, royal, ce couscous ? Pas vraiment, plutôt un peu lourd pour l’addition et assez plébéien pour l’assiette, en l’absence de merguez, de bœuf et d’agneau. Mais finalement bien cuisiné, finement. Apprécié pour sa douceur, tout comme les pâtisseries mielleuses - les makrouts, les baklawas -et les cornes de gazelle. C’était bon !
Par moments, quelques forts éclats de rires percutent l’ambiance feutrée. Walter, Charles, les deux Alains et Jean Marc ont du « en sortir quelques unes « mais seul un mauvais esprit imaginerait qu’il s’agit là de moqueries de quelques collègues absents. Sylvie la cristalline a l’air d’apprécier.
Les discussions se partagent aussi par petits groupes. Je vois Andrée et Nathalie converser allègrement. Christiane me confie quelques unes de ses joies d’apprentissage permanent de la peinture en atelier. Sébastien me fait effectuer une visite virtuelle du Sénat.
Je me découvre avec Danièle et Thierry quelques affinités lot et garonnaises. Bon encontraises. On reparle des paysages des sources du Tarn et du Lot avec Bernard et Christiane. Didier et Madame me font part de leurs espoirs conjoints de responsables de club cyclo et d’organisateurs de spectacles saint juériens. Ils engagent un pari culturel pour la bonne cause : remplir la salle de l’Albaret avec deux types qui se disent non et , ave le bénéfice de la soirée, contribuer à doter le club de vélo….d’une voiture !
André le Président résiste aux demandes de discours présidentiel formulées avec insistance par Jean Marc. Le cadre un peu solennel de la salle et le service tristounet ne s’y prêtent peut être pas.
Je regarde. Les portraits des deux derniers rois du Maroc trônent sur les murs de notre salle. Les deux souverains nous ont donc accompagnés durant ces ripailles moyennes orientales.
On se quitte, contents de ce moment commun. Finalement, entre nos accompagnatrices souriantes et les deux majestés
réservées, elle était un peu royale, cette soirée
couscous !
(Michel. Mardi 22janvier.13heures)