Overblog Tous les blogs Top blogs Sport Tous les blogs Sport
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Récits de quelques escapades cyclo d'une équipe de copains du Conseil Général du TARN et de leurs potes...

Publicité

Quand le doute nous envahit ! (6 mai 2006)

 

Mardi 2 mai, en ce lendemain de fête du travail, reprise du boulot pour certains.

Notre secrétaire, à la deuxième heure de sa journée (la première étant consacrée à la corvée du petit noir) a déjà consulté la météo du week end à venir.

De ses inquiétudes, il en fait part très rapidement au XVziste du groupe.

Tel au pseudo régional de l’étape et il est convenu de faire le point la veille du départ.

 

Il semblerait que nos prévisionnistes de Météo France, Consult et autres grenouilles médiatiques ont, à longueur de semaine sapé le moral de notre transalpin tant et si bien que vendredi vers les 10h (toujours à la 2° heure de sa journée), après avoir pris la température dans quelques bureaux de l’hôtel du Département, confirme la suppression de la sortie dans les Hautes Pyrénées.

 

Que non, son coloc de bureau, toujours en quête d’épreuves à forger le moral, me fait part de sa participation ainsi que de celles d’Hervé et de Bernard. Eh oui, argument de poids : du 20 au 25 juin, avec ou sans pluie, il n’y aura pas la place au doute.

Le dernier bulletin météo de 21 h redonne un brin d’espoir au dernier récalcitrant.

 

Voilà donc que les cinq baroudeurs de juin rencontreront le Tourmalet en mai.

 

 

Samedi 9h15, temps gris, cuissards courts, vestes manches longues, coupe-vent, température clémente, échauffement en direction de l’Aspin. Montée au train, un cycliste tarbais s’arrête devant nous et notre question « Toi, gars du coin, quel temps pour la journée ? » et réponse attendue et entendue « pas de problème, pas de pluie » Arrivée au sommet au milieu de troupeaux de vaches et de cyclos. Réconfortant car il ne pourrait y avoir autant de fous à vélo si le temps devait tourner à la pluie.

Descente prudente des premiers kilomètres sur la chaussée humide puis l’Ange Blanc, irrité par l’attitude fanfaronesque de quelques cyclistes croisés en haut Aspin, nous amène gaillardement à Sainte Marie de Campan, dans cette vallée où l’ancêtre de nos vélocistes savait forger le vélo d’un champion.

Et nous voilà dans le Tourmalet. Les premiers kilomètres avalés la fleur au fusil, le sourire aux lèvres car la chaleur se fait sentir et les prévisions météo ridiculisées. Plus haut un VTTiste nous dépasse avec une facilité déconcertante.

Denis, puis Hervé s’éloignent à l’approche de la Mongie , Bernard reste à quelques mètres à l’arrière.

Traversée de la station déserte et une barrière en bord de route avec un panneau « route barrée », placés là peut-on dire sans conviction, nous laissent libre accès au col. Encore quatre bornes et nous y seront. Un premier névé est à franchir à pied. Plus haut, Denis est en discussion avec notre VTTiste.

 

 

 

 

Xavier et moi le croisons lors de sa descente. « les gars, vous allez être frustrés, vous ne pourrez faire les 300 derniers mètres »

Denis et Hervé ont pris leur décision : ce n’est pas un névé de 50 m qui va nous arrêter. Xavier acquiesce, je n’ai pas le choix et la question ne se posera pas pour Bernard. Vélos sur les épaules, on rechausse et le bonjour à Jacques Godet.

 

 

 

 

Menu du jour à quatre plats, il nous en reste deux.

La Hourquette d’Ancizan est gravie depuis Payolle. A mon avis, une des plus belles routes de montagnes des ces Hautes Pyrénées. Dommage que le brouillard ait envahi les sommets enneigés de l’Arbizon. Chevaux, ânes, vaches, moutons, tout le monde est présent et oubliés les cauchemars de l’an passé : crampes, mal de ventre, fatigues. Forme quand tu es là !

Même un petit grain au moment de la descente ne pourra nous empêcher d’apprécier l’instant.

 

 

Déssert du jour : Pla d’Adet. Un frileux du matin nous rejoint. Dès le début, il tient compagnie à l’Ange Blanc mais bientôt son déhanchement traduit son manque de préparation.

Hervé, le métronome, me donne le tempo. Xavier, prudent accompagne Bernard. Dure montée entre paroi rocheuse et muret béton. Seul, Soulan nous fait apprécier ses vieilles maisons requinquées. Le doute, encore lui, a définitivement quitté les jambes de notre XVziste. Le voilà qu’il nous rejoint à quatre kilomètres du sommet, tel un Amstrong à la rencontre d’un Jaja.

La suite dans le brouillard et les cinq se serreront la paluche sous le panneau « Sommet 10 kms à 8.5% ».

 

 

125 kms et quelques 3000 m de dénivelé plus tard……… 

 A trop douter, tu perdras gros. A trop risquer, prends ton imper, tu gagneras gros ! Fanfaronnade transalpine ou proverbe chinois ?

PS. Si la technique veut bien suivre, quelques photos agrémenteront ce récit..d'ici quelques jours!

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article