Récits de quelques escapades cyclo d'une équipe de copains du Conseil Général du TARN et de leurs potes...
Depuis quelques temps, Denis avait envisagé un circuit, sur la rive gauche du Tarn, reliant la rivière au plateau albanais. Un tracé rapide sur « carto exploreur » montre un parcours escarpé de 155 kms avec près de 3000 m de dénivelé.
La veille de l’escapade ariègeoise, il reconnaîtra, seul, cette sortie et de plus à 27 kms/ h de moyenne !
En ce samedi 13 mai, deux départs sont proposés pour les Côtes du Tarn. Aux lève-tôt, 6h30 pour la totalité du parcours, aux moins téméraires,8h.La rencontre se fera sur la côte du Truel.
Nous sommes trois à partir tôt pour déguster ces Côtes du Tarn, Bernard, Denis et moi .Hervé s’apprête à embarquer pour la Corse. Le dernier journal télévisé nous a annoncé une nuit bleue sur l’île. Les petits (par la taille) n’y semblent pas les bienvenus ! Quoi qu’il en soit bon séjour aux époux Souyris.
Premier cru du jour, un vin de pays de Bellegarde, suivi d’un vin de qualité supérieure ‘le Fabas - Villefranche accompagné de faisans, lapins et lièvre .S’en suivent deux demi bouteilles de La Suque et la Barthe.
Les trois appellations contrôlées arrivent. Tout d’abord un Saint André évidemment qui nous tient pratiquement jusqu’à Alban .La descente est un peu aléatoire, le taux dépassant certainement les 0.5 gramme, n’est ce pas Bernard !
Un Côtes de Killy nous est servi avec quelques escargots, petits gris et Bourgogne sur bitume Au fait, nous pourrions rebaptiser ce cru en Descente de Killy .
Walter et son équipe s’attaque au même moment au Côtes du Truel. Une fois le contenu absorbé et pris le temps de le distiller et nous devrions rejoindre nos quatre lève-tard.
Le trio du matin part à la recherche des dernières gouttes du Truel. Dans ce village, il y a quelques années, un charcutier se servait du clocher de l’église comme séchoir à jambons (Charcuteries Serres). Les normes européennes auraient de nos jours mis fin rapidement à cette pratique sous couvert d’ hygiène insuffisante. Et pourtant…
Bernard gère sa boisson, Denis et moi partons rattraper le quatuor pour lui intimer l’ordre de redescendre pour une re-sucette de ce Truel.
Au dernier breuvage, ils n’ont pu attendre plus longtemps, pensons nous. Ou bien sont ils partis peut être un peu plus haut vers la route de Millau .Là, personne nous attend. A priori, une route mouillée nous laisse penser qu’ils ont décidé de poursuivre seuls.
Belle descente (au goulot) vers Plaisance, une vallée du Rance rapidement avalée et dernière AOC du jour : un Miolles.
Ce millésime se présente mal. Dame Météo nous verse quelques gouttes .Au village des AOC fruitières, un papy nous encourage « vous êtes les premiers ». Dès lors, nous savons que les prévisions météo ont influencé le quatuor pour un retour rapide vers Albi .
Le déluge arrive dès la sortie du village. Les KW sont mis pour terminer la montée.
Du plateau albanais aux Quatre Chemins teilletois, vent de face et pluie battante, Denis nous assure un tempo royal. Le compteur s’affole, à croire qu’il est bloqué à plus de 45 degrés (non kms/h).
Le dernier vin de pays ,le Fréjairolles, est bu par des jambes frigorifiées, des poignets engourdis. Certains diront qu’il manquait de cuisse ou bien qu’elles (les cuisses) n’y étaient plus. Le soleil est pour cet après midi.
La dégustation est terminée, un arrière goût de piquette.. et un grand cru en vue le 4 juin, n’est ce pas Denis !
André.