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Récits de quelques escapades cyclo d'une équipe de copains du Conseil Général du TARN et de leurs potes...

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En vélo aussi, quand c’est fini... ça continue !.

 

 

Le message présidentiel est arrivé jeudi .Avec deux variantes d’itinéraires basés sur une même trame : Albi, Teillet, Lavilledieu, Saint Pierre de Trévisy, Ganoubre, Lacaze,Viane …pour commencer.

 

 

 

Le choix  est affaire de départ à 6H30 (Fréjairolles) ou 7H30 (Stadium), de kilométrage ( 200 ou 157 ) et de préparation des plaisirs transpyrénéens de fin juin. En fait, il s’agit une nouvelle fois du parcours de la Grande Albigeoise – et donc du petit Tourmalet- agrémenté ou pas d’escapade vers la Salvetat sur Agoût et le bien nommé Picotalen.

 

 

 

En l’absence de Walter et d’Alain, retenus durant la semaine –les veinards- par de mémorables visites parisiennes, j’ai été démocratiquement désigné comme « tuteur » de l’équipée de 7H30.

 

 

 

Pour stimuler les troupes, je me fends d’un message précisant qu’... « on va tenter  " la grande" (Albigeoise) mais si, au fil du parcours, quelques mollets non encore remis des marches parisiennes ou quelques estomacs encore gavés crient plus ou moins grâce...il sera toujours temps d'apporter quelques douces variantes à l'itinéraire...Denis , l’Ange blanc,n’en pense pas moins.

 

 

 

 

 

 

RV donc à 7H30...J’y retrouve Jean Marc, Walter et Alain. Ces deux derniers ne parlent pas maintenant pointus mais ils me regardent avec un drôle d’air complice laissant supposer qu’ils ont apprécié leurs soirées parisiennes. Comprenne qui pourra.

 

 

 

 

 

 

On roule «  soutenu », un peu trop pour que je maintienne le rythme sur l’ensemble du parcours. El Fanfaronissimo, paradoxalement en grande forme par rapport à la dernière sortie, a déjà décidé dans sa tête de restreindre le périple à la ‘’ petite ‘’ Albigeoise. A moins que…

 

 

 

 

 

 

Alain raisonne facilement   mon compteur-chrono  Cateye peu enclin à se mettre tout seul au boulot .Une histoire de contacts avec la roue avant.

 

 

 

 

 

 

Jean Marc ne parle plus aux vaches aujourd’hui et semble très affûté et « facile » sur le vélo.  En toute circonstance, plat, côtes, descentes. Je le sens « mûr » pour la vraie Albigeoise, celle du 4 juin.

 

 

 

 

 

 

A Lacaze, on décide de poursuivre jusqu’à Viane. « Ca fera une vingtaine de kilomètres de plus », annonce fièrement Walter. Tiens, tiens… on roule  jusqu’à l’embranchement au village de  la côte vers le Briol et Senaux.

 

 

 

 

 

 

Devant la mairie et le resto du Ségala d’Or, je repense alors à un certain Jean Paul Mialhe , toujours maire de la commune mais  ex conseiller général et ex président du Comité Départemental du Tourisme. Nos chemins s’y sont croisés quelques années…tout comme avec les amis Kreppel de Calouze.

 

 

 

 

 

 

Demi tour vers Lacaze et le Petit Tourmalet. Je me le monte plus difficilement que samedi dernier…les jambes plus lourdes. Je dodeline. Les trois copains ont tout leur temps pour m’attendre.

 

 

 

 

 

 

Alain a dû lui aussi profiter de l’air de Paris, de la visite de Saint Eustache et des Galeries Lafayette . De la promenade en bateau mouches ou (et) d’une soirée amicale chez les chansonniers des Deux Anes.Suivie, comme il se doit d’un dîner tout aussi amical dans une vraie brasserie. ll s’avale ce Tourmalet avec brio . S’arrêtant satisfaire un besoin naturel avant les premiers virages montants, me dépassant avec compassion ou miséricorde et rejoignant à l’aise les deux de devant ,mes copains  le chti de Fontvialane et el Fanfaronissimo..

 

 

 

 

 

 

Le temps de ma récupération, on apprécie les derniers mètres de la montée du Tourmalet par un gars de Roquecourbe. Un costaud aux cuisses impressionnantes. On roule un peu ensemble sur le plateau, évoquant le pâtissier et le boulanger de son village – filmé samedi sur FR3-avant de le laisser poursuivre à son rythme.

 

 

 

 

 

 

Walter appelle André, Denis et Xavier. « ..Ils en bavent du côté de Picotalen … » .On poursuit, rassurés que nos stars connaissent aussi des moments vélocipédiques difficiles. On ignore en cet instant  qu’ils ont déjà vaincu le Montalet par son versant le plus hargneux, celui dont on se souvient tous... pour l’avoir descendu lors de la Diagonale du Tarn de 2004.

 

 

 

 

 

 

On n’imagine pas non plus les quatre crevaisons de la roue avant de Xavier. Record individuel battu.  Peut être en saurons nous un peu plus si André continue de nous régaler de ses propres récits.

 

 

 

 

 

 

 Saint Pierre, la Tibarié, Montroc, Teillet, les Quatre Chemins, Fréjairolles, Albi.. Plus je peine en montée, plus je m’accorde quelques intenses gamineries en plat ou sur trente mètres de faux plats ascendants. Genre le dernier « rampaillous » avant l’ultime descente sur la route  de Fréjairolles à l’entrée d’Albi , situé près de  l’embranchement vers Cambon et Saint Juery.

 

 

 

 

 

 

Faut dire qu’avec Walter, on tient là un nouveau jeu et que tantôt l’un triomphe, tantôt l’autre. Question de forme et de tactique…ce n’est pas forcément le premier à amorcer le raidillon qui le franchit en vainqueur.

 

 

 

 

 

 

Cette fois ci, je gagne. Jean Marc apprécie l’effort et la situation. Il me dit « être monté à 164 pulsations » en cette éphémère aventure pour ne pas se laisser vraiment distancé. Quand à Alain, il me pensait fatigué et confie incrédule à son beau frère que «  vraiment ce  Michel, il est capable de récupérer rapidement  … ». Tel un gamin, je jubile de cette pseudo farce et en rajoute une couche devant le panneau d’entrée signalétique d’Albi.

 

 

 

 

 

 

13h35. On se sépare après environ 130 kilomètres et un peu moins de six heures de vélo.

 

 

 

 

 

 

La plaisanterie est terminée. Pour tous ? Non , par respect pour mon objectif perso de rouler aujourd’hui autour des 160-170 kilomètres en une seule étape,je m’en vais relier Gaillac avant de rentrer rue Lamartine à Albi. Histoire « d’apprendre comment ça se  fait sur l’instant et après d’assumer  une telle distance »..

 

 

 

 

 

 

Alors ? Ca se fait, du moins sur le plat, avec une légère tendance à se mettre debout sur les pédales pour soulager les fesses. La droite surtout qui, à l’image d’une autre, parait souffreteuse et convulsionnée. Même sans corbeau.

 

 

 

 

 

 

Ca se fait aussi en prenant le soin de gérer son alimentation. Un sandwich jambon doubles faces remplace avantageusement la quatrième barre céréalière. Et il faut boire ou trouver le point d’eau ou une brave personne le permettant.

 

 

 

 

 

 

A la maison, ça se fait aussi par le report de la douche et une plongée raisonnable – attention aux crampes- sur le canapé pour cause de finale de la coupe d’Europe de rugby , entre Munster et le Biarritz Olympique..

 

 

 

 

 

 

Ultime précision…les crampes ne viennent pas forcément quand vous les attendez. C’est bien après le match, au moment de mettre les couverts, qu’une a surgi. Fugace et titillante. « Le manque d’eau », me dira avec raison Andrée. J’aurais du boire après l’effort plus qu’un verre de lait mentholé rafraîchissant.

 

 

 

 

 

 

Voilà, voilà... j’ai beaucoup appris de cette nouvelle expérience de 173,5 kilomètres et sais maintenant qu’il faudra aussi gérer l’entre étapes lors du périple pyrénéen.

 

 

 

 

 

 

En vélo aussi, quand c’est fini, ça continue ! 

( Michel)

 

                                     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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