Récits de quelques escapades cyclo d'une équipe de copains du Conseil Général du TARN et de leurs potes...
Solitaire en vallée endormie…
Faut il vraiment relater la chose ? Le titre pourrait s’auto suffire. Enfin…
Toute la semaine, les prévisions météo nous ont parlé d’intempéries à venir. «… Samedi, fortement pluvieux et doux… Dimanche, encore pluvieux et un peu moins doux… »Brr…
André, Président et dit on, expert budgétaire en (brillant) avenir, choisit de sortir samedi matin. Hervé, tout à sa préparation du Tour du Mont Blanc, l’accompagne afin de se reposer de ses quatre autres sorties sportives de la semaine durant lesquels il marche, trottine, court ou sprinte. Didier a rejoint le duo.
J’opte pour le dimanche, tout comme Walter et Alain, et vraisemblablement Sébastien et Jean Louis.
Choix personnel raisonnable, me semble t’il. Pour cause de récupération physique. Jeudi, devant l’annonce d’une coupure électrique au boulot autour de 12H , et un soleil persistant toute la journée, je me suis offert un p’tit plaisir spontané. Une balade impromptue à vélo dans le Gaillacois entre 12h30 et 15H30.
Histoire d’engranger quelques kilomètres supplémentaires en prévision de la grande sortie 2007 de Finiels. Avant de revenir dare dare au CG .Et d’alimenter ma revue de presse de fin d’après midi Pollen.
Histoire enfin de partager quelques instants avec Pascal, Walter et André pour caler le chiffrage de nos actions cyclo de l’année. Et les présenter au Comité Directeur lors d’une prochaine réunion qui procèdera aussi au renouvellement des membres du bureau. Nous avons quelques idées à soumettre en ces domaines de revitalisation de la vie associative.
Samedi matin, le vent, plus que la pluie, me semble t’il, contrarie un peu la sortie des potes entre vallée du Tarn et coteaux albanais. Les vélos penchent d’eux-mêmes dans certains virages de la route de Teillet.
Le groupe du dimanche se révèle étonnamment homogène. Un gars. Moi. Je m’offre consensuellement une rando vers Saint Juéry, Arthès, Longouyrou, Ambialet, Curvalle, Ambialet,
A huit heures un quart, Albi donne dans le bel endormissement. Pas ou peu de voitures sur la chaussée, aucun véhicule sur les places de stationnement des avenues dédiées au passage des chars du Carnaval. Même le marché Jaurès et les allées en ceinturant le jardin semblent désertées par les habituels producteurs et leurs clients.
La brasserie Fuziès et le loudge bar du carrefour Pujol sont normalement ouverts mais on n’y surprend apparemment aucune animation particulière. Le parking du stadium regorge de places libres. Seules, deux jeunes femmes s’y rejoignent pour un jogging vers l’Ecole des Mines.
J’attends une grosse dizaine de minutes le renfort d’un des copains. Personne. Est-ce le changement d’heure (8H30 au lieu de 9h) ou la tristesse du ciel ou les commentaires météo des radios qui contrarient mes espoirs ?
El Fanfaronissimo serait il victime du mirage de la pluie qui tombe drue dans le seul quartier de
Je démarre à mon rythme. Ni nonchalant, ni effréné. Plutôt confiant en moi et optimiste envers la météo. Entre Arthès et Longouyrou, je me fais doubler par un groupe d’une demi douzaine de cyclos assez affûtés. On se salue. Malgré l’invite sympa de l’un d’entre eux, je demeure solitaire.
Il fait doux. La pluie n’ose s’exprimer. Le ciel hésite entre le gris et le blanc gris. Pédaler seul sur cette petite route de
Le Tarn retrouve ses couleurs vertes un temps (pluvieux) occultées par les teintes rougeâtres des terres de Camarès. Je n’y distingue malheureusement pas, comme parfois, de héron. Aucun pêcheur à l’horizon non plus. Même les chiens restent chez leurs maîtres.
Quelques maisons aux pierres traditionnelles connaissent de patientes rénovations. D’autres, équipées de piscines couvertes aux larges parois vitrées, perdent beaucoup de leur caractère. Sans parler vers Condomine d’une habitation dotée d’une piscine en cœur, quasi mitoyenne d’une étable en activité. J’y ai vu les vaches.
Les deux hôtels de
Alors, triste de ma solitude momentanée en vallée endormie ?
Pas vraiment. Plutôt content d’aller à la rencontre des paysages et de s’offrir une vraie leçon de géographie. In situ. Attentif à écouter le silence et les rares bruits l’interrompant. Amusé enfin, sur le pont d’Ambialet, de repenser à cette photo d’un livre de seconde m’ayant à jamais appris la définition du mot méandre…