Récits de quelques escapades cyclo d'une équipe de copains du Conseil Général du TARN et de leurs potes...
Très cher vélo !
Mon cher Concorde, faut vraiment que je t’aime bien pour t’avoir offert cette semaine le lifting (mérité, j’avoue) de ta vie. Et pas n’importe où … et pas chez n‘importe qui. Réalise un peu ...
Je t’ai emmené te requinquer à Saint Juéry chez Philippe Andouard, Madame et leur fiston. Chez les pro des pro…
Tu as aimé. Moi aussi. Leur exemple m’a plu. Dans ce monde de brutes, ils sont de ceux prouvant qu’on peut vivre une passion et vivre de cette même passion. Et même la transmettre. Elle est pas belle la vie dans ce cas là ?
Philippe, l’Albigeois de Saint Juery, est un passionné de toujours du vélo, coureur talentueux depuis l’enfance et artisan progressivement chef d’entreprise . Le tout depuis 20 ans. Créateur de vélo, pour lui (son dernier vélo pèse moins de 7 kilos), pour ses clients, pour son fils qui, à six ans, vient de prendre sa première licence. Un détail m’a touché quand il m’a fait visiter l’atelier : il a conservé une grande partie de l’établi de son prédécesseur car, minot, c’est là qu’il venait se ravitailler …
Madame maîtrise l’accueil clientèle, le contact téléphonique et le contact au magasin. Sourire, éclair dans les yeux, argumentation... Elle sait vous donner l’envie de faire confiance. Et de revenir vous équiper – cuissard, maillot, chaussures, cales et bien d’autres encore- en conséquence.
Cet exemple de réussite fait plaisir à voir. Ce professionnalisme aimable peut dissuader le client – ça vient de m’arriver - de discuter les « douloureuses » même si...C’eut été pour le moins une faute de goût !
J’oubliais. Philippe Andouard a réglé la posture de l’Ange Blanc sur son vélo, a vendu un vélo (neuf) un maillot et un cuissard ultra protecteur au Duc de Chevreuse puis un vélo bleu et blanc (d‘occase) à Fanfaronissimo, l’ex Diable rouge ...Et il prépare avec d’autres complices nos futurs maillots cyclo aux couleurs du Conseil Général, de l’ASPCG et du Tarn à vélo.
Tu vois, cher vélo, je t’ai confié à un vrai pro de la remise en forme. Je compte sur toi pour m’aider à peaufiner la mienne. De fin de semaine en fin de semaine, les difficultés de nos sorties vont augmenter...surtout lorsqu’André – le Président- en détermine les itinéraires.
Ce samedi 25 février, par exemple, il nous a entraînés, Denis, Dany, Walter et moi, vers le Graulhétois et le Lautrécois. En des lieux que les non initiés pensent souvent plats …
On a roulé un peu plus de 90 kilomètres, entre Albi, le Séquestre, les alentours de Florentin, Aussac, Lasgraisses, les environs de Busque, Graulhet, par monts et par vaux du côté de Missècle, Montdragon, Lamillarié,Brousse et Lautrec,avant d’en terminer par Lombers, Saliès et Albi.
Au retour, André -lui-même- qualifiera d’ailleurs le parcours de « difficile ». Ce qui n’occulte en rien, dois je aisément reconnaître, le plaisir de l’avoir accompli de concert. Ni celui de sourire rétrospectivement à cette prévision de Fanfaronissimo à mon adresse, du côté de Missècle ... « Moi, je te le dis, Michel, on va souffrir tous les deux ! »
Au sortir des côtes, Denis et André ont souvent fait de l’humanitaire en venant rechercher notre trio ou l’un de ses membres. Leur rythme n’est pas celui des « nazes » et si nous les suivons en début de sortie (mi volontaires, mi contraints) ce sont eux qui, par la suite, doivent momentanément recadrer leurs capacités sur les nôtres. Mi volontaires, mi contraints. Avant de repartir gambader…
Tout s’est bien passé .Dany le sage a paru nettement plus en forme que lors de sa dernière sortie. Rouler à ses côtés ou dans sa roue est un plaisir. Walter s’est un peu chamaillé avec sa chaîne avant de fanfaronner en nous rappelant son pari champagnisé de terminer, en juin, l’étape des Pyrénées 40 minutes avant tout le monde. Nous sommes témoins.
On a cheminé à travers cette campagne tarnaise sans rencontrer de volaille s’ébattant en liberté chez des particuliers. Le confinement pour cause de risque de grippe aviaire semble être maintenant respecté. Notre périple ne nous a pas emmené cependant vers des élevages importants. Enfin question gibiers, on a surtout aperçu des chasseurs fluo en battue.
Mon cher vélo, tu t’es bien comporté. Ton léger « cuinement » de la roue avant va s’estomper, j’en suis sûr. Bref, tout va bien.
Je n’ai qu’un regret : réalimenté par une nouvelle pile, le compteur CATEYE ne s’est pas contenté comme toi d’une remise en forme. Il repart carrément de zéro ! Ce n’est pas en 2006 qu’on fêtera mes 15 000 kilomètres ! J’en affichais 11080 il y a peu et me voici maintenant à …93,8 kilomètres !
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Très chers petits camarades cyclo..
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MICHEL