Récits de quelques escapades cyclo d'une équipe de copains du Conseil Général du TARN et de leurs potes...
QUATUOR A CORDES et DUO DE REBELOTE
Samedi 18 février. 8h30. Après avoir longé de nombreux manèges endormis du prochain Carnaval, je retrouve les copains au stadium albigeois. Contrairement à ses prévisions pluvieuses, la météo du jour parait clémente. Température relativement douce et soleil en filigrane.
C’est évidemment bon signe…bon cygne (?) comme a joliment joué sur la phonétique et écrit le journaliste du Monde Eric Fottorino en cette période d’éventuelle contamination entre palmipèdes nomades et sédentaires.
Ce samedi matin, on ne se compte finalement que quatre complices. André, Alain, Walter et moi. Les vacances scolaires et d’autres projets sportifs ont momentanément décimé le groupe.
L’Ange Blanc a peut être préféré tester le lendemain d’autres parcours aux moyennes horaires plus appropriées à ses ambitions 2006. De source « proche et sûre », en plus des Pyrénées, il préparerait ainsi une performance de premier ordre pour la prochaine Albigeoise. Mais…chut.. ne le répétez pas. Xav l’accompagne vraisemblablement.
Bernard –lou barbut- « luchonne » certainement et renoue avec les cols qu’ils nous a fait découvrir il y déjà deux ans depuis Bagnères. Souvenirs, souvenirs…Portillon, Menté…
Devant la Maison des Sports, on discute un moment avec Nicole Massol et d’autres membres du RCA, en instance de départ motorisé (voitures et remorques à vélo) vers Sérignan pour un week end cyclo. Ce club albigeois de cyclotourisme, dynamique et efficace, est aussi maintenant notre « père porteur » pour l’obtention de nos licences auprès de la Fédération Française de Cyclotourisme.
Nous voici en route pour Albi, Marssac, Labastide de Lévis , Fayssac, Cahuzac, Vieux, le Verdier, le bas de Campagnac, Vindrac,Les Cabannes, Cordes, Salles sur Cérou, Monestiés, Blaye, Cap Découverte, Cagnac, Albi.
Loin du froid des semaines précédentes, on déguste cet itinéraire d’environ 90 kilomètres dès le début .Walter ouvre la route entre Albi et Terssac. Les diables démarrent souvent fort. Bien souvent, par la suite, André joue avec tact le rôle du capitaine de route et du coureur de tête donnant le rythme au peloton.
Sur l’ensemble du parcours, Alain se trouve souvent en seconde position, « dans la roue » mais il ne s’épuise pas à vouloir prendre des relais. L’artisan du Séoux préconise « l’auto économie des efforts » car il affiche actuellement 250 kilomètres – ce qui lui parait peu- et il émerge d’une récente période de méforme.
Le Diable rouge suit son beauf et je m’applique à rester à leur hauteur ou tout près d’eux. Sur le plat, l’harmonie règne mais, comme toujours, les côtes me sont pénibles.
Jusqu’à Cahuzac, on roule à près- un peu plus ?- de 25 kilomètres / heure de moyenne. Et, bien sûr, entre Cordes et Monestiés, cornaqués par André, on lâche les chevaux des pédaliers pour faire beaucoup mieux – 28,29 et parfois plus-.
On s’arrête à Monestiés, avant de se confronter à la côte menant à Blaye. Elle a aussi été fatale à Amstrong lors de l’étape du Tour entre Gaillac et Cap Découverte. Alain de change la chambre à air –dégonflée ou faiblement percée- du pneu de sa roue avant.
L’escalade vers Blaye reste une satisfaction, une fois accomplie, mais Alain, Walter et moi la maîtrisons avec moins ou plus de souffrance. Et la moyenne horaire de l’ensemble de notre périple en prend un coup certain. André vient me rechercher.
On emprunte les pistes goudronnées de Cap Découverte avant de plonger à 52 à l’heure sur Albi, le temps de la descente de la Drêche. Et de se quitter, contents une fois de plus de notre sortie.
Tout s’est bien passé. Question météo, on se serait même cru presque en avril.
En traversant Albi, je souris en pensant que nous avons aussi « donné » dans la culture, ce matin. En longeant d’abord le Théâtre du Colombier des Cabannes. Manifestement, notre soirée « rat débile, rat méchant » en ce lieu, il y a quelques semaines, reste un bon souvenir. En empruntant enfin à quatre les périphériques de « la perle des bastides albigeoises » si chère au luthier Christian Urbita et à ses festivals de musique ancienne.
André, Alain, Walter et moi avons ainsi formé un drôle de quatuor à Cordes !
Et le lendemain matin,duo de rebelote, le Diable Rouge et moi remettons gentiment ça. Sur 70 kilomètres vers le Gaillacois et quelques légères côtes des plateaux environnants au retour. Nous aussi, on commence à préparer « nos » Pyrénées.