Récits de quelques escapades cyclo d'une équipe de copains du Conseil Général du TARN et de leurs potes...
Peu avant sept heures, ce samedi 25 mars, le téléphone sonne. Walter a entendu la pluie tomber au petit matin .Au moment où il me demande si on prend le risque de sortir, quitte à jouer jouer « cycling in the rain », elle semble continuer –modérément- de tomber dans son quartier. L’indécision le turlupine..
Pas trop longtemps. J’y remédie. « …Yes, man…on y va… on verra bien .Les copains vont venir. Et mon sac à dos- porte –bonheur peut transporter les K way … Just do it… » ….
On se retrouve pour 7H30 devant le stadium. Bernard, Alain, Walter,Xavier, André et moi. Les tenues diffèrent , tant la douceur de la température et les menaces de pluie occupent les esprits. Lolo a sorti les gambettes, il porte le cuissard court. André a casé son K way dans son faux bidon. El Fanfaronissimo me confie le sien à peine arrivé au rendez vous.
En attendant l’Ange Blanc- mais il ne viendra pas-on admire le nouveau vélo carbone d’Alain. Made in Andouard, notre nouvelle quasi référence. Jolie machine, profilée et tout et tout. Avec un tel joyau, l’Artisan du Séoux va pouvoir nous en faire voir de toutes les couleurs.
On quitte Albi pour Roquecourbe via deux itinéraires de départ convergeant en vain vers les terres de Denis avant de rejoindre les environs de Fauch, Ronel, Réalmont, Finotes, les Fournials.
Réalmont la charmante somnole encore quand nous la traversons. Et pourtant. La bastide va connaître une journée exceptionnelle…à marquer d’une croix rouge et d’un sculptural minois médiatique, espérons, toujours bénévole. L’un étant lié à l’autre. La Croix Rouge Française et réalmontaise à la venue ce jour d’Adriana Karembeu sans son mari footballeur . Mum, ma fille, secouriste diplômée ( et plus encore) a failli être de la photo de famille sous la halle centrale !
Finotes. Les vaches s’en souviennent encore. Admiratives et ruminantes. Fier et heureux, el Fanfaronissimo nous y a mis près de cent mètres dans la vue…Avec la complicité de tous puisque on l’a autant incité à attaquer dans le « faux plat ascendant » qu’on a fait preuve d’application collective à laisser volontairement l’écart se creuser. Même moi,je trouvais notre rythme peu soutenu !
En arrivant à Roquecourbe, je repense à cette récente soirée gastronomique des Cuisineries Gourmandes. En la Chaumière d’Albret et sous le signe de la production et de la cuisine artisanale du cochon . Un régal mais une autre histoire..
Entre Roquecourbe et les environs de Vabre, la route de la vallée de l’Agout, faussement plate, sait user un peu nos organismes .Un hors d’œuvre avant un premier plat de résistance , l’éreintante montée vers Montredon Labessonnié. Belle et serpentée, évoquant aussi pour moi d’autres souvenirs touristiques. Plusieurs copains viennent gentiment me rechercher autour du Pradel. Je suis monté..à mon rythme. Et ce n’est, ce ne sera, manifestement pas le leur.
L’effort passé, la forme revient. On s’amuse un peu, à tour de rôle, sur les plateaux de Montredon Labessonnié. On y sprinte quelques instants à plus de 5O kms/heure.
Arrêt ravitaillement en eau et descente vers de proches et nouvelles aventures. Autre plat de résistance à digérer, la côte entre la vallée du Dadou – La Roque des Sudre- et Saint Antonin de Lacalm.
A son sommet, je retrouverais Walter et Alain. Les « stars » ont bénéficié d’un bon de sortie pour corser le retour vers Albi. Nous , on se contente de rentrer par Fauch.
Les jambes sont parfois lourdes, notamment sur les côtes pourtant approchées avec précaution . En utilisant le triple plateau. « Le petit » , comme on dit.
C’est alors que j’apprends les exploits de la semaine des copains les plus aguerris. Mardi ou mercredi, Denis, André , Xavier ont, sauf erreur, repéré le parcours de la petite Albigeoise. Apparemment, Denis a accompli la totalité du périple sur « la grande plaque ».
Quant à Bernard et Hervé, ils sont sortis vendredi après midi sous la pluie jusqu’à Vaour.
Hervé très certainement à la base du phénoménal projet de traversée des Pyrénées d’ouest en est de juin prochain, a sincèrement confessé que , dans ses sorties tarnaises , pour bien se préparer, jamais il n’utiliserait le petit plateau. Question d’honneur et de volonté.
Bon courage , ami Hervé , car on te connaît suffisamment pour savoir que tu respectes toujours tes engagements. Et chapeau … « el volontarissimo » !