Récits de quelques escapades cyclo d'une équipe de copains du Conseil Général du TARN et de leurs potes...
Ier avril 2006.
Le vélo, le CPE et la sortie de crise.
Cette semaine, entre mon rhume persistant (merci Walter) et les désirs des stars de durcir chaque fois un peu plus leurs sorties d’entraînement…j’ai volontairement rompu momentanément avec le peloton du samedi matin...
Malgré quelques sollicitations familiales prévenantes pour ma santé – ne prends pas de risque…tu n’as plus vingt ans…commence par guérir ta toux…- j’avais pourtant promulgué et maintenu le projet de la rando cyclo de fin de semaine.
J’y ai pensé au boulot en réfléchissant, dans le cadre de l’Agenda 21, à d’éventuelles propositions relatives aux déplacements en tout genre des agents du CG et à la désormais sur occupation du parking central. Et si le vélo pouvait contribuer à changer « durablement » les pratiques actuelles ?
J’y ai aussi pensé lors de la grandiose manif de 16 000 Tarnais pour le retrait du CPE. En incitant mon pote Robert le banquier sudiste à venir nous rejoindre…Lequel m’a aussitôt répliqué « Oui, mais , faut pas rêver, c’est ni possible ni souhaitable, avec le rythme que vous avez maintenant, que pourrai je faire ? .J’suis pas maso… »
Ca m’a fait marrer un peu et plutôt réfléchir, moi qui n’arrive plus à suivre les stars sur l’ensemble d’un parcours. Et si le maso, c’était moi alors que je recherche plutôt le plaisir du partage ?
Cette manif , ses mots d’ordre d’équité et les simagrées télévisées du vieil homme de l’Elysée ont dû me souffler quelques idées. Dans l’air du temps.
Samedi, à six heures trente, en toussant et en écoutant la météo, j’ai de fait suspendu unilatéralement ma participation à la sortie du jour des « stars » et, s’il en reste, des éventuels « nazes ». Pas assez en forme par rapport au rythme d’ensemble ;
Tant pis pour Vaour et la cour de l’école si symbolique des débuts et des grandes heures de l’Eté de Vaour. Souvenirs, souvenirs…
Ce retrait a été suivi d’une auto proposition alternative pour…le lendemain. Une escapade de substitution en somme, auto acceptée, plus conforme à mes attentes et capacités et à mon programme de préparation de « l’étape », une et unique, des Pyrénées. Quitte à me retrouver solitaire ...pour l’instant.
Résultat , même après une délicieuse Soirée Couscous au Poisson la veille, près de 100 kilomètres de plaisir et d’efforts conjoints , de 8h50 à 13H35 , à 22 km/h environ de moyenne, entre Albi, Florentin le bas, Labessières Candeil, Cadalen, Brens, Senouillac, Cahuzac, Noaïlles, Saint Sernin de Mailhoc, Cagnac , Albi et…ses environs immédiats pour voir apparaître en arrivant rue Lamartine le chiffre cent sur le compteur.
J’en retire une certaine satisfaction (ah, le faisan !, ah le perdreau !) même si, bien évidemment , le vélo en solitaire est moins marrant et plus dangereux qu’à plusieurs. Donc pas vraiment souhaitable. Ce n’est pas vraiment ce que l’on cherche. Aucun d’entre nous. Notre association nous a permis de partager beaucoup d’émotions et de forger le groupe. On en redemande, bien sûr.
Comment ? Tout est dans la question. On a raison de la poser. Aujourd’hui, que devient il ce groupe du point de vue de la cohésion et de l’équité? Les niveaux de forme et les capacités physiques ne segmentent ils pas de plus en plus les affinités ? Et les objectifs de réussite sur l’Albigeoise et sur la traversée des Pyrénées sur plusieurs jours peuvent ils réellement concerner uniformément tous les copains et faire déterminer les itinéraires de sortie et leur rythme d’hiver et de printemps?
N’y a-t-il pas quelques propositions ou formules complémentaires à inventer ? Entre tous. Aussi bien pour le grand objectif que pour les sorties classiques ? Différentes, par exemple, de celles d’un départ « pleine bourre » avec bon de sortie des stars au bout d’un certain nombre de kilomètres.
Parmi les copains, les minoritaires, les individuels, les « qui s’y remettent gentiment », les non assidus ou les jamais présents aux sorties bi ou tri hebdomadaires, voteraient certainement pour des sorties dynamiques new look. Impliquant naturellement toujours un certain dépassement de soi même, différent de l’un à l’autre. Et nous procurant en contre partie des moments de plaisir, de dialogue, de franche rigolade, d’observation du patrimoine. La où y’a du plaisir, y’a de l’oxygène.
Et si on en causait ? Ensemble ?
Du CPE au vélo…tout passe par la concertation avant la prise de décision. Vivement …la sortie en groupe de samedi prochain et ses préparatifs!