Récits de quelques escapades cyclo d'une équipe de copains du Conseil Général du TARN et de leurs potes...
Février 2006. Albi, une fin d’après midi. En réunion de groupe vélo, André, le copain-président, réélu à vie à chaque sortie commune, nous incite à nous affilier au Cyclo Rando Albigeois et à renouveler nos licences auprès de la Fédération Française de Cyclotourisme.
J’y souscris avec plaisir tant le club albigeois, « porteur officiel » de nos individualités corporatistes à l’extérieur, s’avère dynamique et sympa. Puis avec raison en pensant aux précautions d’assurances à prendre avant toute participation à des randonnées officielles.
Le souvenir d’une chute marssacaise de deux d’entre nous me revient furtivement à l’esprit tout comme les propos interpellateurs sur le port du casque d’un gars « le Chinois » rencontré lors de la Rando du Gaillac Primeur 2006.
Enthousiaste, je décide aussi de m’abonner à la revue nationale Cyclotourisme. De la belle ouvrage, d’après les quelques exemplaires entr’aperçus en 2005.
Quinze jours après, nouvelle licence, nouvelle brochure et nouveau calendrier des grands rendez vous 2006 arrivent par la poste albigeoise 23 rue Lamartine.
J’y découvre l’annonce officielle de « Pâques en Quercy » Trois jours de parcours cyclo au choix des participants selon 17 propositions. Rassemblées en trois thématiques : « Châteaux et bastides », « Route du vin de Cahors et du Quercy », « Circuit de la Bouriane ».
Les départs s’effectuent depuis Prayssac, en vallée du Lot. Aux pieds -14 kilomètres- du plateau de Sauzet et de la maison familiale Doumerc. A la rencontre de Bélaye, Grézels, Montcuq, Luzech, Puy-L’évêque, Bonaguil, Sauveterre la Lémance, Villefranche du Périgord ,Belmontet, Bagat , Pescadoires et tant d’autres..
J’en parle aux copains sans illusion car nous avons déjà programmé l’ascension du Pic de Nore pour le samedi de Pâques. Cette année, en prévision de la transpyrénéenne des stars et des nazes, les parcours d’entraînements se durcissent allègrement de sortie en sortie. Ils obéissent à une logique excluant tout report.
Le Nore s’intègre cette fois ci dans un circuit de 150 kilomètres doté de plusieurs ascensions assez « casse pattes ».Du côté de Roquefère et de Labastide-Esparbaïrenque, notamment, si mes souvenirs 2004 conservent leur part de vérité.
Nore 2006 demeure un point de passage obligé dans la préparation méticuleuse des candidats à l’intégrale Hendaye-Cerbère. Je le comprends mais je n’en serai pas. Volontairement.
Je ne boude pas, loin de là , mais d’autres idées « perso » circulent dans ma tête. Je ressens aux mêmes dates l’appel du « pays » .Du Lot, d’entre Cahors, Montcuq et Sauzet .
Celui de mon père et de sa sœur tous deux en repos « éternel »à Montcuq. D’une partie de l’enfance estivale d’un petit parisien fils de Cadurcien en vacances à Montcuq .De mes divers statuts de fils de retraités parisiens et sauzétois , d’adulte encore néo-albigeois malgré plus de 20 ans d’activité professionnelle, marié et père .De continuateur d’une respiration familiale lotoise métissée -et inversement- de souffles tunisois.
Quelque chose comme un parcours festif et sensé sur les traces de plusieurs générations .Comme un mélange d’hier et d’aujourd’hui...à vélo et dans la sérénité d’une ballade partagée avec des gens de toute part.
Le sens à trouver. Evoquons le aussi dans sa dimension physique . La cyclo de Pâques en Quercy parle de plaisir et d’effort. « A la portée de tous selon les choix opérés »...Elle vante la beauté du patrimoine bâti, le charme des petites routes où avancer en décontraction et celui des cols à gravir pour les amateurs. Cols, pics. Le col de Crayssac culmine à 219 mètres alors que Pic de Nore se mérite à 1211 mètres.
Mars, le boulot, Info Veille, les cogitations sur le développement durable, les manif anti CPE, les nocturnes du mardi à Atlantis, le match de rugby Castres- Stade Français et les sorties de fin de semaine, en solitaire ou à plusieurs, en feraient presque oublier les délais d’inscription de Pâques en Quercy.
Me voici maintenant enregistré sous le numéro 420. Plus tard, j’apprendrai que nous sommes 1252 participants. Un tiers de féminines (388). Des représentants de quasiment tous les coins de France. Un nombre grandissant d’étrangers dont des Espagnols de Brafim-Valls la ville tarragonaise jumelée avec Prayssac, des Belges, des Allemands, des Hollandais, des Portugais et des Américains...
Tous ces « étrangers » ne sont pas forcément des visiteurs de passage. Quelques uns résident en permanence dans le département et utilisent les joies du cyclotourisme comme un outil supplémentaire d’implantation locale. Ils ont bien raison !
Samedi 15 avril. Je suis arrivé à Sauzet la veille en fin d’après midi pour rouvrir la maison et renouer avec les suites de son cambriolage de décembre 2005.Jean Louis Henras y a remis en circulation l’eau et le chauffage. Avant de dîner de spahgettis Barilla n°7 à ma façon, je range à tout va la salle à manger et sa remise, le salon et les armoires de l’étage.
Samedi donc. 7H30.La météo boude. Il pleuviote sans qu’on puisse déterminer combien de temps cela risque de durer. Le soleil ne semble pas bien loin mais il parait pleutre et l’on parierait plus sur une pluie intermittente.
Je quitte Sauzet pour rejoindre le PC de Pâques en Quercy au stade et au gymnase de Prayssac vers 8H30. En croisant et en saluant les cyclos déjà enregistrés qui cheminent depuis Anglars Juliac vers Belaye. Quelques tandems sont de la partie.
La route glisse un peu par moments. Deux bénévoles font descendre de machine tous les cyclos empruntant le pont sur le Lot. Ils ne soupçonnent pas, et moi non plus, qu’en leur absence, entre 13 et 14 heures, une femme
tombera lourdement de son vélo au point de devoir être secourue par les pompiers.
A Prayssac, l’atmosphère du PC est calme, l’organisation maîtrisée, l’accueil souriant et prévenant. Je découvre que sur ce type de rando au parcours libre les participants ne sont pas affublés de dossard et de numéro.
Ca roule sympa par petites grappes plus ou moins étirées. Chacun s’échauffe en prévision de l’itinéraire choisi (42 kms, 61,71, 88). Au carrefour de la route Sauzet-Montcuq et de celle de Belaye-Puy Lévèque, en face du château délabré dont rêve Andrée et d’autres, Domi, le motard-photographe officiel de Saint Céré, officie. En numérique. On le retrouvera trois fois en deux jours. Guetté, peut être, par la tendinite d’après 2000 prises de vue minimum. J’en rapporterai une photo souvenir sympa.
Avant d’entamer la côte de Bélaye, je prête ma pompe à un couple de ch’timis dont la femme vient de crever. On se congratule sur le moment. Je dépasse quelques collègues dans les virages montants. Tout se déroule « cool ».L’expression A chacun son rythme se vérifie partout. Personne n’est fâché d’être dépassé ou ne se glorifie de doubler quelqu’un d’autre.
Je pense à la bobine de quelques uns de mes maîtres (mètres ?) albigeois devant la scène qui se déroule maintenant devant moi. Un Rémois met pied à terre en chantonnant …pour tirer l’appareil photo du sac et immortaliser le point de vue sur la vallée. Au quatrième kilomètre de son périple prévu pour 71 ou 88 !
Je roule une quinzaine de kilomètres en compagnie d’un groupe d’une petite dizaine de gars. L’homme de tête semble si connaisseur qu’on le suit sans vérifier la signalétique verte méthodiquement collée au sol. Résultat, on loupe le point de ravitaillement du domaine vinicole de Lalbatut et on se retrouve à Mauroux avant de redescendre vers Lacapelle-Cabanac, Vire , Touzac et la fameuse Source bleue si chère à Marguerite Monero.
Ici aussi, au passage de petits ponts à l’ancienne, d’autres appareils photo ont surgi des sacs. Et les cyclotouristes des autres régions de France s’en donnent à cœur joie.
Je discute un moment avec un gars d’Argenteuil, en vacances cyclo pour huit jours autour de Prayssac et de son lycée professionnel. Ce « titi parigot » apprécie le coin.
Un peu plus tard, trois gars au même maillot s’arrêtent subitement car l’un d’entre eux a crevé. Je leur propose mon aide (du moins supposée telle) .Ils m’en remercient et m’incitent à poursuivre ma route.
Direction Soturac puis par de champêtres petites routes le Château de Bonaguil et Sauveterre la Lémance. Quelques souvenirs de mon activisme au Comité du Tourisme du Lot et Garonne ( 1980-1984) resurgissent aussitôt. Les photos Ray Delvert du château fort médiéval d’architecture médiévale , le bouquin légendaire de Fernande Costes, les délires de René Louret et de ses Baladins en Agenais, le pré- Musée Palissy à Sauveterre…
Je roule avec un Béarnais .Sexagénaire, véloce et chaleureux. Il me raconte son année de gloire. 2003. 16 000 kilomètres dont le célébrissime Paris Brest. Lui est venu pour Pâques en Quercy avec trois autres couples qu’il rejoindra l’ après midi pour la rando des cols. Ils sont logés en chalets sur les hauteurs de Puy Lévêque. On parle d’un peu de tout, du député Lasalle, de Labarrère, de Bayrou, de Pau-Orthez, de vélo fait main.
Je laisse mon ami du moment s’envoler sur un faux plat ascendant nous entraînant vers Sauveterre la Lémance. Il pleut de nouveau .Au sortir du village, sans vrai regard pour le château ou l’itinéraire de délestage (71Kms au lieu de 88) je stoppe quelques instants pour protéger d’un gant supplémentaire mon compteur Cateye en délicatesse avec l’humidité.
Les ch’timis du matin me dépassent aussi sans reconnaître leur donneur de pompe. Dommage !
Chacun continue à son rythme. Le mien , peu rapide, m’amènera quand même quasi solitairement jusqu’à la bastide de Villefranche du Périgord, les châtaigneraies autour de Cassagnes , Puy Lévêque , Prayssac et Sauzet.
121 kilomètres s’affichent finalement au compteur. Plus de cinq heures trente en selle Par des routes parfois si petites et si discrètes qu’on ne peut qu’en remercier les organisateurs locaux de Pâques en Quercy.. Ils nous ont fait aimer ce qu’ils aiment. Et ont donc réalisé leurs souhaits « ….faîtes vous plaisir, faites nous plaisir, venez nous rejoindre… »
En ouvrant le portail de la maison sauzétoise, je me sens content, soulagé, mouillé et prêt à recommencer le lendemain …de préférence sous un jour plus ensoleillé.
Dimanche 16 avril. Bien vu. Il semble faire beau en ce dimanche pascal. On a l’impression que le rapport de force entre le soleil et la pluie évolue au profit du premier.
Je retrouve quelques cyclos à la sortie de Prayssac. Plusieurs ont installé entre la selle et un garde boue une petite plaque commémorative de la réussite de leur périple cyclo reliant le Puy en Velay à Saint Jacques de Compostelle .1680 kilomètres précise l’un d’eux.
De Pescadoires à Grézels, on longe un moment les berges du Lot par une route que je n’ai jamais encore empruntée. J’en souris et me promets d’y revenir tout en m’imprégnant de la beauté immédiate du paysage fluvial et vinicole.
La signalétique commerciale a aussi éclos avec plus ou moins de bonheur. Quelques domaines mettent en valeur le nom de leur Cahors. Des panneaux de tout âge renseignent sur les possibilités de dégustation ou d’achat direct.
La petite route se rétrécit encore un peu plus. On a l’impression parfois de se tromper et de rentrer presque dans la cour de maisons particulières. Ce qui n’est pas le cas, les jeunes motards accompagnateurs patentés de la rando veillent avec sourire et constance. .
Plusieurs autres demeures anciennes se dévoilent discrètement. Leurs longues façades aux pierres blanches et leurs volets bleus créent en lisière des bois et de la rivière une atmosphère feutrée de « richesse vraiment cachée ».
Avant de rejoindre la pause casse-croûte au domaine du Brel à Bovila, nous devons maîtriser quelques faux plats ascendants et légères côtes menant vers Floressas et le Boulvé. J’en frémis quelque peu d’avance car je connais l’itinéraire.
Surprise, les routes fléchées sont moins raides et tout aussi jolies que celles déjà empruntées pendant l’été. Bien calé sur le triple plateau et le pignon arrière du milieu, je monte sans accroc. Luxe inhabituel, je dépasse poliment quelques cyclo dont le groupe si sympa des Girondins venus naturellement en nombre (33) pour Pâques en Quercy.
Je remarque aussi avec plaisir quelques rites supplémentaires des parcours cyclo. Beaucoup de condisciples descendent de vélo en fin de côte pour attendre leurs amis afin d’échanger leurs impressions ou de « vanner » l’un ou l’autre.
Ils récupèrent aussi, boivent, s’alimentent, essuient leur sueur, nettoient leurs lunettes. Ils ôtent ou revêtissent un vêtement protecteur ou une manchette, regardent le paysage, prennent des photos, tchatchent . On les sent en osmose avec leur corps, leur machine, le groupe et les efforts individuels entrepris « ...Chacun à son rythme »..
Ils n’ont, sans doute pas, l’élégance d’André, de Denis, de Bernard ou d’Hervé redescendant me « rechercher » dans les parcours escarpés des sorties communes. Ils respirent cependant une capacité de partage des émotions et d’acceptation permanente de la disparité des niveaux de forme au sein d’un groupe.
Et tant pis pour la moyenne horaire globale théorique dont on devine que le rappel ne saurait en aucun cas les traumatiser devant la mise hors sac d’un camescope à l’entrée d’un village pittoresque. Existe t’elle seulement cette moyenne ?
Domaine du Brel à Bovila autour de 10 heures. L’heure du ravitaillement champêtre non stop. On s’y retrouve à plus d’une grosse centaine. Certains rechaussent, d’autres arrivent, quelques uns soignent leur machine. La plupart s’occupent de leur estomac. Sandwich rillettes, sandwich jambon, pruneaux, raisins secs,Cahors de la propriété dominent les agapes.
Tous les accents se côtoient. Couleur des maillots, chaleur de l’accueil simple et vrai, plaisir des retrouvailles, séduction des cyclos à la gorgée de Cahors. J’en vois quelques uns parlementer avec le vigneron pour des livraisons de fin d’après midi à Prayssac ou Puy Lévèque.
Elle est pas belle la vie ? nous bassine de plus en plus la TV. Si… parfois devrions nous répondre .Ou souvent selon notre chance. Toujours dans certaines conditions. Ici et maintenant, par exemple.
La preuve : on est en pleine campagne chez un vigneron et il fait beau. Le Lot reçoit, des tas de gens différents se parlent, loin du karcher et de ses apôtres ...peut être partagent ils tous un but altruiste demandant pour réussir un effort individuel !
Je me refais un petit tour de chais. Tiens, tiens, ces cinq maillots représentent Albi et le Rando Cyclo Albigeois !
« ….Bonjour à vous, chers colistiers du club… Combien êtes vous?… où se trouve Nicole la Présidente ?... Et toi, compagnon d’escapade du Gaillac Primeur et, si ma mémoire ne faillit pas, néanmoins banquier occitan, comment vas-tu ?... Quant à moi, Tarnais et Lotois, je suis venu en voisin depuis la maison familiale pour les matinales de Pâques en Quercy ….».
C’est bon. Le contact s’est établi. Rétabli .A dire vrai, j’avais même envisagé à un moment d’inviter ce quintette albigeois à la maison mais « nos amis les cambrioleurs » ont trop perturbé la situation et le lieu pour concrétiser maintenant la chose .Ce sera pour plus tard …au plus tard dans 3 ans pour la prochaine Pâques en Quercy !
On repart. Entre le domaine du Brel, Belmontet , la distillerie de lavande vers Valprionde, Sainte Croix, le château de Lastours, Montcuq et Escayrac je recolle plusieurs fois au quintette albigeois et à quelques autres groupuscules .L’effort me parait moins intense car j’ai l’impression de rouler en terre connue depuis l’enfance même si ce n’est pas toujours vrai. Certaines de ces routes représentent pour moi ...de tardives découvertes.
Je roule et converse un moment avec Bernard puis avec Nicole .Dorénavant, je pourrai confirmer, si besoin était, le sens appuyé de l’équilibre de la présidente albigeoise dans les descentes et carrefours descendants. Un autre cyclo témoin n’est d’ailleurs peut être pas totalement remis du spectacle auquel il a assisté.
Sur un plateau, près du château de Lastours , là où l’habitat se veut à la fois dispersé et propice à la rénovation, un éphémère compagnon de route me confie son sentiment. « …Ici, c’est un coin où il doit surtout y avoir des Anglais et des Hollandais. Comme en Dordogne ! T’as vu ces baraques retapées ! »…A-t-il raison ou pas à la vue de ces massives résidences secondaires ?
On contourne Montcuq par le faubourg Saint Jean, la route du cimetière et la mini rocade remontant hardiment au fil des kilomètres vers Rouilhac et Escayrac. Je me fais gratter plusieurs fois par de solides petits commandos des deux sexes. Rien à faire, ils montent facile et rapide.
Ici aussi, aux portes du paradis, d’autres cyclo déchaussent et font toilette. J’accomplis la descente vers Saint Daunès avec les Albigeois et un groupe étalé d’une dizaine d’autres cyclo. Nicole ouvre la route, je la clos.
Reste maintenant à rejoindre Bagat puis à maîtriser sa côte vers Sauzet. Au pied de celle-ci, alors que le soleil commence vraiment (enfin !) à se montrer, les cyclo sont nombreux à s’alléger de leurs manchettes, jambières ou pare - pluie. Les membres du RCA compris.
Dans l’ascension, Bernard G, le banquier occitan, me rejoint et on termine tous deux le périple jusqu’à Sauzet et Luzech en discutant comme de vieux amis.
Entrer ainsi dans « mon » village de Sauzet dans le cadre de cette rando Pâques en Quercy me ravit et m’émeut. J’éprouve alors un bienheureux sentiment de vie cohérente liant pas mal d’éléments sensibles.
L’ultime descente vers Luzech depuis le début de la route d’Albas et ses variantes autour du domaine d’Alary nous apportent quelques sensations de plus. J’en assure la tête, symboliquement et …seul à vouloir l’interpréter ainsi.
On se quitte à Luzech –lieu de rassemblement des repas de midi -et je me paie une dernière fantaisie, celle de remonter sur Sauzet par la route d’Albas. Deux rempaillous impressionnants depuis le village mais finalement assez courts et moelleux.
Le compte est bon ! 115 kilomètres et une forte envie de douche pour clôturer cette seconde belle journée abordée finalement plus facilement et plus collectivement que la précédente.
Voilà, ma participation à Pâques en Quercy touche à sa fin .Hormis une prochaine visite au PC, aux stands des exposants et du photographe. La bonne détermination du lieu de certaines de ses prises de vue me vaudra d’aillleurs à ce moment là de gagner un pari culinaire avec Andrée. Mlle Boulakia y mettra le temps mais saura finalement reconnaître ses erreurs d’appréciation géographique.
Cet après midi et la journée de demain seront prétextes à d’autres plaisirs avec l’arrivée d’Andrée et d’un couple d’amis. Entre ripailles et flânerie touristique motorisée et pédestre, j’y trouverai une nouvelle occasion de ballade en vélo à deux temps . D’abord matinale et solitaire puis de mi matinée en compagnie de Gérard, hors des circuits officiels dont les kilométrages l’effraient encore.
Le reste de la semaine de congés se nourrira de travaux de jardinage, de tonte d’herbes ou de lierre montant, et de taille d’arbres. De rencontres avec des gens du village, de visites touristiques, de participation à des marchés< locaux, d’ « inspections » de boutiques de brocantes et de vide greniers au cas où y resurgiraient quelques objets ou meubles volés en décembre.
Nonobstant… l’enquête locale zélée, désormais délocalisée sur Paris et vraisemblablement en sommeil, des pandores de la brigade de Luzech et , mais oui , ma missive de remerciements adressée à leur intention à leur patron départemental, le colonel Muller.
On consacre aussi quelques moments à des recherches de table et parasols spécial farniente et convivialité en terrasse de la maison familiale . Et l’on prend le temps d’apprécier un dîner soupe et aiguillettes chez Michel Pol le restaurateur voisin, un déjeuner spécial salade de repunchous façon Andrée, un autre dîner poêlée de pâtes labellisées Walter.
Ces vacances comprendront enfin une rando « tranquille » avec l’ex Diable Rouge à l’assaut pacifique de la côte de Bélaye, du col de Crayssac, de la côte entre Douelle et Cournou et de l’arrivée sur Sauzet par la route de Luzech. Je réitérerai l’initiative en en augmentant un peu les kilomètres le samedi. Sans imaginer qu’au même moment, du côté de Solages, Denis goûterait pour la seconde fois (en une semaine) à…la basse Terre. Et tomber deux fois d’un mètre 83…
Pâques en Quercy , ses matinales et mes autres sorties m’auront permis d’ajouter en cinq jours 523 kilomètres à mon compteur. Dans un contexte humain, géographique et vélocipédique enchanteur. Elle est pas belle, la vie ?