Récits de quelques escapades cyclo d'une équipe de copains du Conseil Général du TARN et de leurs potes...
Samedi 23 septembre.8h30 devant le stadium.
L’équipe de rugby est déjà partie vers Biarritz. Suffisamment motivée pour, on le saura après, bien se comporter devant le Champion de France. Allez Albi !...
On se retrouve à neuf. Anne, Jean Marc, Alain, Walter, Bernard , André, Dany ,plus un gars plus habitué à rouler avec « ceux du stadium à 13H 30 » et moi.
La veille, j’ai entrepris – tout seul, comme un pro, fut il amateur- de changer mes deux pneus. Et j’y suis arrivé sans trop de difficulté ni de temps. Anxieux, juste ce qu’il faut, sur un détail annexe : le ( bon) sens du resserrage des deux roues.
Alain , à ma demande, s’en assure avant qu’on ne débute notre périple et me rectifie la manœuvre. Le valeureux représentant de la première entreprise de France sait rendre service. Merci, l’artisan !
Dès le départ, André imprime un train présidentiel assez soutenu. On emprunte la route de Fauch D13 avant de bifurquer pour rejoindre Réalmont.
On roule deux par deux. Le dernier match de rugby Albi-Montauban tient la vedette. On parle aussi triathlon albigeois, de prochaines vacances italiennes…
Je m’accroche tant que je peux sur ce parcours pas réellement plat mais ce genre de départ « turbo » convient peu à mon « diésel » .Je suis persuadé devoir payer très prochainement les efforts de début de balade .. Anne m’attend élégamment et confraternellement.
Aujourd‘hui s’avère pour moi être, en terme de vélo ,n jour « sans » et je l’ai ressenti assez vite. Dès les premiers faux plats ascendants. Est ce dû à une substantielle et volontaire diminution, depuis le 15 septembre matin, de mon alimentation quotidienne ? Ou, plus simplement, à une absence , ce jour, de petit déjeuner consistant ? Ou , pourquoi pas, au manque du verre de vin en accompagnement des pâtes , la veille au soir?
Heureusement, les faux plats descendants et vraies descentes me permettent de réintégrer le groupe que j’ai , quand même, conscience de retarder « plus que de raison ».
De Réalmont, on projette de rejoindre Roquecourbe par les Fournials et Saint Jean de Vals.
On renoue avec quelques faux plats ascendants . Je décroche assez rapidement et Alain s’attarde pour faire la route avec moi. On discute de ces petits riens qui nous unissent. Il m’avoue « être enchanté » par le projet de grande sortie 2007 vers les sources du Tarn et du Lot. Les (désormais connus) Pélerins de Finiels. J’apprécie.
On parle aussi de l’entrefilet paru dans le courrier des lecteurs de
Ce type, ai-je écrit, « si sa cuisine est de même nature que sa gentillesse, il mérite une étoile !» . Le testerons nous pour notre dîner annuel des copains du vélo et de leurs accompagnant(e)s ? C’est envisageable. André, Xavier m’en ont déjà parlé.
Les écarts se creusent. André revient à notre rencontre et m’apprend que Walter et moi allons « couper » un peu l’itinéraire vers Roquecourbe en convergeant directement vers Montredon –Labessonnié. On se retrouvera tous juste avant Lafenasse.
J’acquiesce par rapport au groupe. Au carrefour concerné, je découvre finalement el Fanfaronissimo et Anne. On s’en va en trio complice poursuivre notre chemin.
Montredon Labessonnié. En traversant le village, je repense à mes années tourisme et à mes complicités locales de l’époque . Le maître randonneur équestre Wolf , le maire Daniel Delsau , le créateur du vrai faux zoo et – qu’est il devenu lui aussi ?-l’exceptionnel animateur du planétarium.
On prend plaisir à rouler en descente (petite pointe à
En fait, on ne les reverra pas. On les attendra un certain temps, un temps certain même . On parlera même boulot, c’est dire. Walter rebroussera quelque peu chemin à leur supposée rencontre avant que , « s’il n’en reste présentement que trois », on décide en trio de rejoindre Albi . Via Réalmont ,le carrefour d’avant Laboutarié, Lombers et finalement la route dite ancienne route de Graulhet.
Ingrat parcours de retour. Nerveusement vallonné et , de temps à autre , pluvieux. Anne et Walter maintiennent un bon rythme. Je les suis d’un peu loin dès que ça monte. Et , parfois, mais pas longtemps, ça monte vraiment !
Nos copains les stars ne nous rattrapent pas. Peut être ont-ils décidé de rejoindre Albi par une route plus directe depuis Lombers. Peut êtte même, du coup, arriveront ils plus tôt que nous .On en parlera lundi.
Dernier souvenir. En rentrant chez moi, je croise un super vélo et son cyclo bifluoré à deux casques. Un pour la tête, l’autre avec deux écouteurs pour les oreilles .
Qu’écoute, cet ovni ? Grand Corps Malade, le slammeur figure de proue des nouveaux poètes , ou Montand et son hymne à la bicyclette ? Peut être ni l’un ni l’autre…
En tout cas , le voir à vélo sans contact auditif avec la rue , la route, les gens et le reste me laisse …sans voix.