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Récits de quelques escapades cyclo d'une équipe de copains du Conseil Général du TARN et de leurs potes...

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TEMOIGNAGE d'ANDREsur LA TRAVERSEE des PYRENEES

TRAVERSEE DES PYRENEES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Traverser les Pyrénées depuis l’océan Atlantique jusqu’à la mer Méditerranée, ce rêve a certainement germé la nuit de pleine lune du 22 juin 2005, entre Albi et St Etienne de Baïgory lors de notre raid de 400 kms. Bernard doit savoir, lui qui nous a fait part en Pays Basque de ce projet pour 2006.

 

 

 

 

 

Quoi qu’il en soit, en fin d’année le périple est ficelé. Ce sera 5 étapes de 140 à 190 kms avec deux obligations : une étape à Luchon où Bernard nous offrira le gîte et un passage imposé par André au Burdincurutcheta. Six partants  qui recevront le réconfort de cinq participants lors des deux dernières étapes.

 

 

 

 

 

Cartes, dénivelés, hébergement enfin toute la logistique est prête, reste la préparation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La préparation.

 

 

 

 

 

En ce début 2006, tout parait simple, il n’y à qu’à …pédaler. Deux sorties par semaines avec variantes, suivant les emplois du temps de chacun : home-trainer ou course à pied.

 

 

 

 

 

Mars arrive, sorties en vallée du Rance, Miolles et la neige en bord de route, Montfranc avec pluie et vent.

 

 

 

 

 

Avril, vallée du Viaur, Montagne Noire et pic de Nore avec toute la panoplie de désagréments du cycliste : vent d’autan, chute, crevaisons, pluie. Il ne manquait que la neige.

 

 

 

 

 

Mai et les périples pyrénéens à Tarascon-sur-Ariège avec les cols de Port, Beilles. Puis St-Lary et l’Aspin, le Tourmalet et ses trois névés franchis le vélo sur l’épaule, la Hourquette d’Ancizan et le Pla d’Adet. Luchon avec le Portillon, le Menté, le Portet d’Aspet et à nouveau  Menté et Portillon. Une sortie en vallée du Tarn ou comment arpenter toutes les voies entre la rivière et le plateau d’Alban. Lacaune, le Montalet, Picotalen….Et juin, l’Albigeoise.

 

 

 

 

 

OUF, les compteurs affichent de 5 à 6000 kilomètres, nous sommes prêts.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 19 juin, préparatifs de départs.

 

 

 

 

 

Les tâches sont partagées : André et Hervé, l’alimentation ; Denis, Xavier et Labrad’or prennent possession du minibus, chargent bagages et vélos. Bernard est pris par ses occupations professionnelles. Quand à Thierry, nous le prendrons à Toulouse .Tendrons de veau grillés et pommes de terre au four caleront nos estomacs pour la route.

 

 

 

 

 

Quatorze heures, le minibus démarre avec les cinq vélos à l’arrière sur deux porte-vélos, l’un sur l’attelage, l’autre accroché plus haut sur les portières .Effet colonies de vacances garanti !!!

 

 

 

 

 

A Toulouse, arrêt chez Thierry : bagages, vélo et roues de rechange sont embarqués. Sa dernière acquisition tout carbone ne connaîtra pas la montagne cette fois ci.

 

 

 

 

 

Direction Hossegor pour l’étape du soir. A défaut de clim, nous roulons vitres ouvertes .Notre arrivée en forêt landaise se fait sous la pluie. Pierre, l’ami de Xavier, nous accueille dans sa maison de vacances. Installation dans les chambres, douches, préparation du repas (pates et grillades), dîner, bières, conseils de Pierre l’ex kiné du FC Auch et donc de Xavier lors de ses années rugbystiques en terres gersoises et discussions diverses nous amènent à une heure tardive.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 20 juin : St Jean de Luz – Laruns (190 kms , dénivelé 3000 m)

 

 

 

 

 

Réveil à cinq heures, petit déj, un grand merci à Pierre pour son accueil tout en simplicité. Direction St-Jean de Luz, bruine et brouillard sont là.

 

 

 

 

 

Sept heures, le petit port a du mal à s’animer. Déchargement des vélos, repliement des porte-vélos, habillement, photo de départ devant la maison de l’Infante, il est 7h45 lorsque nous partons en direction de St-Ignace et la gare du train de la Rhune.

 

 

 

 

 

Auparavant, Pierre nous avait averti d’un oubli chez lui : une grande enveloppe sur sa table de salon. Nous n’avions plus nos cartes, coordonnées des hébergements, clé du micro portable…Donc obligation de la récupérer. Labrad’or nous abandonne dès le départ et nous rejoindra vers St-Jean-Pied-de-Port.

 

 

 

 

 

Montée du col de St-Ignace, la gare du petit train est déserte. Première descente abordée sous la pluie et première chute (au km 11).pour Denis. Nous ne pouvions pas avoir plus mauvais départ. Gentillesse des automobilistes qui nous proposent leur aide. La hanche tourne au rouge vif, nous espérons que la blessure soit superficielle. Denis se relève, nous repartons sous une pluie battante. Et dire qu’en ce moment l’Albigeois étouffe sous la chaleur !

 

 

 

 

 

Espelette, arrêt à la pharmacie. Pour son premier client du jour, la belle pharmacienne se souviendra de ce cycliste sans le rond, entré mouillé comme un rat lui montrer sa hanche endolorie. A l’abri sous l’avant toit de l’officine, nous étions attentifs aux soins qu’elle lui apportait.

 

 

 

 

 

Toujours et encore la pluie. En route pour St-Jean-Pied-de-Port. Nous longeons la Nive, Thierry mène bon train et première crevaison. Et oui, Denis la guigne ! Il y a des jours comme ça !

 

 

 

 

 

Labrad’or nous rejoint peu avant St-Jean-Pied-de-Port; pause repas sous la halle du marché aux bestiaux où ressurgit le souvenir de notre séjour basque de l’année passée. Pas de café chaud, nous sommes trop en retard.

 

 

 

 

 

Direction Mendive, la pluie cesse et Thierry devant. L’approche du Burdincurutcheta se fait à vive allure .L’annonce des 2,5 kms à 11,5 % suivis par d’autres à 8% fait chuter la chaîne du 52 au 30 rapidement !!! La montée et le plateau sont franchis dans la brouillard, dommage. Pour la descente, puis la montée du col de Bagargui (chalets d’Irraty) le soleil fait une timide apparition. Première alerte gastrique, c’est pour Xavier.

 

 

 

 

 

Descente vers Tardets, le gave de Larrau et retour de la bruine. Pause ravitaillement sous la halle communale où les écoliers sont en plein dans la fête de la musique. Certains sont plus attirés par notre présence que par les institutrices et leurs instruments. Il y a certainement des cyclistes de demain parmi ces enfants !

 

 

 

 

 

Xavier s’inquiète de ses ennuis gastriques. Et l’on repart vers Arette. Vu l’heure, l’on abandonne l’idée des bains chauds de Laruns à l’arrivée. Rythme soutenu pour le parcours en vallée du Lourdios et du gave d’ Aspe. La hanche de Denis n’affecte pas son pédalage.

 

 

 

 

 

Dernière difficulté du jour : le Marie-Blanque. A Escot les anxieux s’arrêtent consulter le panneau d’information sur cette ascension, les autres passent avec un « on verra bien ». Si les premiers kilomètres sont faciles le long du Barescou, les inscriptions sur la route traduisent la difficulté. D’abord « c’est dur » puis « c’est très dur » et pour terminer « ici commence l’enfer ». Ah oui, 4 kms à plus de 12% avec pluie et brouillard.

 

 

 

 

 

La descente vers Laruns se fait prudemment : route en mauvais état jusqu’au plateau de Bénou

 

 

 

 

 

Arrivée à Laruns vers 17h30. Recherche du camping le Barthèque au pied de l’Aubisque. Sous ce ciel de grisaille, tout parait triste. Grand déballage de linge mouillé, douche, nettoyage des vélos, préparation des repas du soir et du lendemain, massages.

 

 

 

 

 

Il est plus de 23 h, nous prenons le temps de remettre le maillot de l’association au Labrad’or. Il ne pédale pas mais nous suit, nous précède ; que sa présence, sa disponibilité sont appréciées. Si certains maillots se gagnent à la force des mollets, celui-ci t’est dû grâce à ton cœur et il est énorme Quand à Xavier, nous lui remettons la cravache chambrée (tresse de chambres crevées) en souvenir de ses 4 crevaisons sur un périple lacaunais.

 

 

 

 

 

 La nuit est entrecoupée par une alerte aux crampes pour Xavier, la sonnerie du portable du Labrad’or et les averses qui crépitent sur notre abri.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi 21 juin : Laruns – Luchon (135 kms, dénivelé 4500 m)

 

 

 

 

 

Réveil à 5h30, petit déj, rangement et nettoyage du bungalow, chargement du minibus et départ vers 8h30. Chaussures humides aux pieds et tout de suite l’Aubisque. D’abord un ciel gris, limite crachin, puis la brume et les premiers rayons de soleil vers Eaux-Bonnes.Au fur et à mesure de la montée nous dominons la mer de brouillard. Longue cette montée avec ses 18 kms .Au sommet quelques cyclistes sont déjà là et s’attardent parmi les vaches. S’en suit la corniche du Soulor et la descente vers Argelès Gazot.

 

 

 

 

 

Direction Luz St Sauveur avec le repas à prendre en vallée bien avant le Tourmalet. Un chantier routier d’enrobé à chaud nous ralentit. Notre assistance étrangement absente, nous continuons notre route. Ce retard nous inquiète au point que Denis s’informe au près de 2 gendarmes sur l’éventuel passage du minibus avec sa signalétique « danger cyclistes ». Ils ne l’ont pas remarqué et se chargent de l’arrêter pour l’avertir de notre avance. Chose faite et peu après notre collation peut être prise. A la tête du Labrad’or lorsque les pandores, à défaut de demander les papiers du véhicule, lui signalent notre avance !

 

 

 

 

 

Nouveau chantier mais cette fois ci les pneus se chargent de gravillons au point que à tour de rôle, avec un bout de bois, nous sommes obligés de décrotter en roulant.

 

 

 

 

 

Le Tourmalet est là. Epouvantail pour Hervé et Thierry en souvenir d’une reconnaissance hasardeuse .Alors chacun son allure. Une crevaison et deux arrêts pressants pour Thierry, Xavier a passé le relais !Denis, arrivé bien avant, a tout loisir de converser avec un groupe d’américains et de faire échange de maillot. « Le Tarn à vélo » au Colorado, sympa, non !

 

 

 

 

 

Photo souvenir sous la stèle de Jacques Godet et on enchaîne par l’Aspin.

 

 

 

 

 

Denis s‘envole , Thierry le suit à distance et le peloton des quatre suit à distance. On sent chez Hervé, lui l’ex caporal, l’envie d’aller taquiner son ex copain de chambrée et première classe. Sa gestion de l’effort l’en dissuade : il verra plus tard.

 

 

 

 

 

Arreau, vallée du Louron et Peyresourde, la der du jour .Nous montons groupés. Un tracteur agricole déclenche les hostilités en nous dépassant. Denis le prend en chasse, Thierry réagit avec du retard à l’allumage. Pour les autres , titiller les 20 kms/h, c’est trop ;Nous les reverrons au sommet, sauf le tracteur, arrêté devant une bergerie.

 

 

 

 

 

Arrivée à Luchon vers 18h15. Le confort de l’appartement de Bernard nous laisse présager d’une bonne récupération. Comme la veille, l’intendance se met en place avec la lessive en plus.

 

 

 

 

 

Onze heures extinction des feux. Le Labrad’or s’agite, s’en prend au traversin de son voisin. Faut le comprendre, à même le sol, un simple matelas gonflable, il est le seul à ne pas avoir de couchage de luxe !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi 22 juin : Luchon – Aulus les Bains (160 kms ; dénivelé 3600 m)

 

 

 

 

 

Réveil à 6 h. Très dur pour André : mauvaise nuit, ennuis gastriques, frissons…rien de bon. Pendant que le groupe engloutit le petit déj, il squatte les toilettes, s’alite à nouveau. Le véhicule balai passe devant ses yeux hagards.

 

 

 

 

 

Départ à 8 h en direction du Portillon sous un temps gris. Pour André, les jambes pédalent, la tête est ailleurs. Bernard, Hervé et Xavier l’accompagnent. En fin d’ascension, Labrad’or a prévenu Denis et Thierry « vous avez deux nanas devant ». Rejointes au sommets, elles sont en discussion avec nos lascars lorsque le groupe des quatre arrive. Egalement deux cyclos , eux aussi sur la traversée , sont là, accompagnés par leurs épouses.

 

 

 

 

 

Alors que tout le monde se dirige vers Bossost, nous nous attardons pour permettre à André de récupérer. Labrad’or lui achètera du Pepsi en Espagne.

 

 

 

 

 

Denis et Thierry nous amènent rapidement vers St Béat. Fallait bien qu’ils en décousent avec les deux féminines du Portillon. A nouveau rejointes, nous roulons quelques kilomètres ensemble puis nos routes se séparent : Luchon pour elles et le Menté pour nous.

 

 

 

 

 

Les deux groupes se forment, deux à l’avant et quatre à l’arrière. En fin de montée,des inscriptions des « anti - ours » éveillent André qui lance ses premières paroles ironiques du jour aussitôt saluées par un « çà va mieux ! »

 

 

 

 

 

Ravitaillement et descente dans le brouillard en direction du Portet d’Aspet. Passage devant la stèle souvenir de Fabio Casartelli, rampes à 17% et belle descente vers St lary et la vallée du Bouigane.

 

 

 

 

 

Un groupe de cinq cyclos, également sut leur traversée pyrénéenne, se joint à nous. L’allure rapide n’empêche pas les discussions. Tout à coup, un flingueur, parti de l’arrière, nous fait le panneau du premier village traversé. Il en sera ainsi à quatre ou cinq occasions puis nos directions se séparent. Pour eux, les girondins, St Girons et le col du Port, pour nous Aulus les Bains par les cols de la Core et de Latrape.

 

 

 

 

 

Nous reprenons notre vitesse de croisière en vallée du Bethmale et le col la Core. Dans la bruine Hervé retrouvera son autorité de caporal et attaquera son ami Thierry. Il s’est enfin décidé, lui le métronome des 100 kms de Millau et autres trails de fous, à lâcher les chevaux. A l’arrière Bernard a droit à sa crevaison. Pour la descente, la météo nous laisse peu de répit. Brouillard épais et froid automnal, vitesse maxi 30 kms /h

 

 

 

 

 

Seix, arrêt ravitaillement façon pique-nique sur les bancs publics, une bordelaise est débouchée mais le crachin nous oblige à nous retirer sous la grande halle.

 

 

 

 

 

Vallée d’Ustou, Col de Latrappe pour terminer cette étape et toujours ce sale temps

 

 

 

 

 

Aulus les bains, camping le Coulédou, il est 18 h. Les renforts albigeois sont là, pour la suite nous serons onze. Didier, Dany, Michel, Pascal et Walter complèteront le peloton. Kamel et René rejoignent Labrad’or à l’assistance.

 

 

 

 

 

Les six s’attardent à la douche, à la récupération physique, à la lessive et au séchage du linge.

 

 

 

 

 

Tous les derniers arrivants préparent le repas. Qu’il nous est agréable de mettre les pieds sous la table avec en prime un concours de pâtes. Les Barilla n° 7 à l’italienne de Walter et les albigeoises qu’Anne nous a fait parvenir. Verdict sans appel : le savoir faire transalpin fait partie du passé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 23 juin : Aulus les Bains – Font Romeu (160 kms, dénivelé 3830 m)

 

 

 

 

 

Dès cinq heures, la fourmilière s’agite. Kamel a mis la batterie en route : cafetières, théières, confitures, céréales…Il est loin le tâtonnement matinal des jours précédents.

 

 

 

 

 

A sept heures trente, nous partons par le col d’Agnes et le Port de Lers. Menu à la carte pour Pascal et Michel, ils ont choisi le fourgon pour éviter ces montées à froid et en garder pour Pailhères.

 

 

 

 

 

Le soleil est de la partie, quelques brumes matinales également ; de quoi faire de belles photos et des écarts de vélo non contrôlés. Walter, tout frais, arrivé de la veille part à l’avant. Denis veille car l’enjeu est d’importance. Notre italien s’est fait fort d’arriver à Font Romeu avec vingt, puis quarante minutes d’avance sur les six « traversards » avec deux caisses de champagne à la clé en cas d’échec.

 

 

 

 

 

Descente vers Vic dessos et Tarascon. Pour éviter la RN 51, non la 20 Pastissarde, nous passons à Mijas, puis la corniche . Merveilleux points de vue sur la vallée avant le col de Marmarre. Belle et longue montée que ce col et dire que nous l’avions oublié sur notre road-book ! Rassemblement à la rencontre de la route du Chioula que nous empruntons sur deux kimomètres. Le repas de midi est pris sur l’aire aménagée au sommet de ce col, sous une belle hétraie.

 

 

 

 

 

Une rapide descente et les premiers kilomètres du col de Pailhères nous paraissent faciles malgré la chaleur étouffante. Puis, progressivement, à l’approche de la station, le pourcentage augmente, les groupes se forment pour atteindre le sommet à 2001 mètres. Un troupeau d’équidés nous y attend. Tellement attachants qu’ils en deviennent gênants. Un jeune poulain tente, avec ses sabots, de jouer du dérailleur sur le vélo de Didier. Philppe Andouard peut être rassuré, ses deux coups de pattes n’ont pas endommagé la machine made in Tarn. Nous repartons, non sans avoir ramassé les restes laissés par Michel et Pascal qui sont passés avant nous. Au moins nous savons qu’ils ne sont pas trompés d’itinéraire !

 

 

 

 

 

Toute en lacets la descente vers Pailhères. Un troupeau de vaches nous oblige à poser pied à terre : elles sont bien chez elles !

 

 

 

 

 

Quérigut et le col des Arrhes. Tout le monde en garde sous la pédale, la moindre côte est source d’escarmouche. L’esprit junior, toujours prêt à en découdre !

 

 

 

 

 

La route des Angles, circulation intense, et les jambes de Walter qui s’inquiètent sur le parcours restant. Le col de la Quillanne est franchi dans le même esprit, tous joueurs.

 

 

 

 

 

Vers dix huit heures, nous arrivons à notre gîte à la Cabanasse. Pascal et Michel sont arrivés. René et Kamel s’affairent en cuisine.

 

 

 

 

 

Affectation des chambres et déconvenues pour certains. Xavier et Labrad’or se rendent compte de leur oublis vestimentaires et pharmaceutiques aux chalets d’Aulus. Le Petit Poucet, version tête en l’air ! Kamel sera de corvée demain pour récupérer ces effets.

 

 

 

 

 

Repas grillades et soirée télé avec France Togo.Depuis cinq jours nous étions déconnectés de l’actualité. Deux à zéro, la bière de la qualification et sommeil récupérateur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 24 juin : Font Romeu – Cerbère (160 kms, dénivelé 1000 m)

 

 

 

 

 

Petit déjeuner dans la bonne humeur, les six « traversards »savent maintenant qu’ils la tiennent cette traversée en fait longue de six mois.

 

 

 

 

 

Descente sur Villefranche de Conflent. Pascal et Michel zappent l’épisode de Vernet les Bains, le col de Milhères et l’abbaye de St Michel de Cuxa .Le groupe se reforme à la rencontre de la RN 116, seule voie pour rejoindre Vinça où nous prendrons notre ravitaillement. La prudence nous oblige à rouler en file indienne, l’allure est rapide.

 

 

 

 

 

Pascal connaît un ennui technique, une pédale reste bloquée. Clé et pièce de rechange lui permettent de repartir…d’un bon pied.

 

 

 

 

 

Nous bifurquons sur de petites routes, empruntons même sur un passage à gué avant de rejoindre Thuir, ses lauriers roses et pieds de vignes en espaces verts sur le terre plein des boulevards.

 

 

 

 

 

Nous ne pouvons à nouveau éviter ces routes importantes à la circulation stressante. Par une malencontreuse erreur de direction nous nous retrouvons sur la voie d’insertion d’une route express. Vélo sur l’épaule, style cyclo-crossman, nous franchissons le talus pour retrouver une voie parallèle plus conforme à notre statut de cycliste.

 

 

 

 

 

Traversée de Argelès sur mer. Puis Collioure. Walter, la gorge sèche, demande un nouveau bidon au Labrad’or. En guise d’E.P.O ; un mélange eau - whisky lui est préparé. La chaleur étouffante toujours là, il s’en arrosera la tête à en faire dresser ce qui lui reste de cheveux au travers du casque. Dès l’odeur reconnue, les membres du complot ont droit à la rincée. Photo de groupe devant le château royal. Passage à Port-Vendres où Michel parti en facteur au dire de Thierry. lui fait le panneau : un peu fier le lotois de Sauzet !

 

 

 

 

 

Le bord de mer,à Collioure,Port vendres,Banyuls et Cerbère sera agité, chaque bosse verra les six « traversards » en découdre  La fin n’en est que plus enivrante.

 

 

 

 

 

Photo souvenir à Cerbère, le compteur de Bernard affiche 808 kilomètres et quarante et une heure de selle.

 

 

 

 

 

Il nous reste plus qu’à revenir sur nos pas vers Port – Vendres pour rejoindre le gîte de Souan. Le propriétaire nous accueille. Ambiance auberge de jeunesse. Une salade haricots verts, œufs durs est engloutie par quelques morts de faim : elle avait fait de la résistance au fond d’une glacière lors du ravitaillement de midi.

 

 

 

 

 

Douches, détente en ville, bières pression et même Ricard dans l’attente du repas grillades poissons.

 

 

 

 

 

Inquiétude, il est plus de dix neuf heures et Kamel ne nous a pas rejoint, lui qui s’en est allé, après la remise en état des lieux à la Cabanasse, rechercher vêtements et médicaments à Aulus les Bains.

 

 

 

 

 

Appel sur son portable, quelques mots pour nous dire sa journée de galère : panne mécanique, absence de mécanicien ( c’est samedi), assistance à conductrice également en panne et comble de tout, rencontre de la cyclosportive l’Ariégeoise. Il nous rejoint vers vint heures, lui, pas en panne de son sourire. Merci Kamel et bon appétit.

 

 

 

 

 

Des pensionnaires randonneurs partagent notre table. Dany, excellent dans le jeu de jambes, qu’il s’agisse de les utiliser pour marcher ou pour pédaler, sera le trait d’union entre les deux passions marche et cyclisme.

 

 

 

 

 

Le repas, précédé d’un apéro maison, est simple, généreux .Un bon vin en accompagnement, certes en quantité limitée. Thierry fait usage de ses dons de beau parleur mais nous resterons sur notre soif et dire que l’on parle de stocks importants dans les caves des producteurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 25 juin : Port - Vendres – Rosas  60 kms dénivelé 800 m

 

Traversée Nord – Sud ou la grande récré.

 

 

 

 

 

Enfin un réveil à heure correcte, un petit déj sous les figuiers, rituel habituel du matin…Nous récupérons nos montures remisées dans la grande salle dont la porte était restée ouverte toute la nuit .Imprudence sans conséquences pour cette fois ci.

 

 

 

 

 

Jusqu ‘à Cerbère, nous refaisons la route de la veille en commentant les diverses péripéties de cette dernière étape.

 

 

 

 

 

Après Cerbère, les jambes à nouveau échauffées, les cols du Boulou et de Figuéras seront nos derniers champs de jeu.

 

 

 

 

 

Rosas où notre ex collègue Yvon et son épouse nous reçoivent dans leur lieu de retraite. Pendant que Kamel et René mettent la main aux préparatifs du repas, direction la plage. Le bronzage cycliste pâlit de concurrence ! Nous ne nous attarderons pas.

 

 

 

 

 

La table est festive, apéritifs maison, vins rouge, rosés, eau quand même, glaçons, hors d’œuvres, paëlla….

 

 

 

 

 

Avant le départ pour Albi, Hervé et Labrad’or jouent du tournevis : cuisinières, frigos, congélateurs, clim ont eu raison de fusibles et d’un mauvais équilibrage des phases électriques. Ce n’était pas du « black » histoire de payer notre restaurateur.

 

 

 

 

 

En fin d’après midi, le clocher de la cathédrale met fin à ce qui était d’abord un rêve, puis un projet, un accomplissement et finalement un beau truc. Restera à chacun de nous ce qu’il voudra bien en retenir :de la galère et du plaisir, de la souffrance et de la facilité, de l’amitié.

 

 

André

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

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