Récits de quelques escapades cyclo d'une équipe de copains du Conseil Général du TARN et de leurs potes...
Ma traversée…………
Prologue : Avec Hervé nous aimons bien « les variantes » qui modifient « un peu » les projets annoncés, aller sur deux jours rejoindre le Ventoux, rouler de nuit pour se rendre au Pays Basque….bref des idées qui semblent un peu folles au départ puis finalement restent faisables.
Bernard qui a participé avec un plaisir non dissimulé aux précédentes « aventures », propose un projet titanesque : La traversée des Pyrénées. Ça y est il a attrapé le virus !!!!
Lors de la présentation du projet, une certaine excitation déjà bien connue se manifeste en moi, cette traversée, j’en ferais parti, impossible de rater ça.
L’itinéraire ne fait pas d’impasse, tous les cols (ou presque) sont inscrit au programme. Seul notre président estimant indispensable de faire le Burdincurutcheta ( « vu qu’on passe juste à côté » qui dit André, mais il n’est pas un peu malade le président ?? Non pas encore…)
Cinq étapes, cinq jours, c’est du concentré, cette traversée se rapproche du défi car d’après les infos collectées sur Internet, elle se fait habituellement entre 6 et 10 jours.
Dès lors, l’ensemble des participants ont intégré qu’il fallait absolument une préparation à la mesure de l’événement, solide, sérieuse et appliquée afin d’arriver au bout tous ensemble.
Les sorties dès Janvier ont commencé pour moi , une par semaine même si la météo n’était pas terrible, on retrouvait un fort pourcentage du club des cinq (Thierry étant sur Toulouse) dans le groupe de l’après midi.
Le kilométrage s’est allongé dès Février avec parfois des doublons pour certains le week-end. Mars et les jours qui rallongent permettent les premières sorties en semaine, Avril et cette maudite sortie du Pic de Nore où je vais goûter du goudron pour la première fois de ma vie de cyclotouriste, sans rien avoir compris, je me retrouve au sol avec les douleurs des blessures et des chocs… Mes amis sont là pour m’aider à me relever et à repartir. Finalement je fini cette sortie mieux que ce que je ne l’avais commencé. Par contre la blessure laisse des traces physiques qui m’handicapent un peu pour les sorties, mais surtout une appréhension pour les descentes (et les virages à gauche… !!!).
Les sortie Pyrénéennes sont là en ce mois de Mai, l’Ariège avec ses cols et son plateau de Beille, St Lary visite présidentielle avec l’Aspin, le Tourmalet et le fameux Pla d’Adet, et pour finir, visite chez Bernard à Luchon pour le Portillon, le Menté, le portet d’Aspet en aller et retour en petit comité, Xavier, Bernard et moi.
Quel plaisir de découvrir de nouveaux paysages et de franchir ces cols, nous prenons d’avantage conscience de l’effort que nous aurons à faire lorsqu’en juin nous reviendrons sur les même routes pour la traversée…
En Juin, l’Albigeoise est inscrite dans le calendrier de notre préparation, comme annoncé, si tout est pour le mieux (condition météo, ma forme, le vélo, etc….), je tenterai d’approcher les 5 h au pire de faire aussi bien qu’il y a trois ans. Objectif à 50% réussi, mais surtout, un capital confiance énorme pour la traversée car je n’ai à aucun moment souffert et j’ai eu le sentiment d’avoir su gérer l’épreuve de bout en bout. Vivement le 19 !!!
Ben, ça y est, nous sommes le 19 juin, et tout le planning jusque là écrit sur un bout de papier, est entrain de passer à la réalité, je récupère le minibus au Foyer de l’Enfance, Xavier à son domicile, Thierry à Puygouzon , les sourires sont présents et donnent à l’extérieur l’image de ce que chacun peut ressentir. Direction chez notre Président (comme indiqué sur le planning…) pour un regroupement de la troupe afin de charger le minibus et de prendre un bon repas grillades.
En route pour Toulouse afin de récupérer le sixième mousquetaire Thierry, l’ami de trente ans d’Hervé. Visite éclair dans son garage pour nous présenter un Time magnifique (que j’aurai bien utilisé pour la traversée….m’enfin ….).
L’autoroute sous la chaleur, arrivé à Hossegor sous une petite pluie froide chez Pierre, l’ami de trente ans de Xavier qui nous hébergera très gentiment pour notre première nuit.
Voici le récit de la journée du mardi 20 juin 2006 : je pense avoir entendu du bruit dans la maison, aussi je n’ai pas traîné au lit, de toute façon l’excitation, l’appréhension bref le mélange de tout un tas de sensations faisaient que je n’avais pas envie de dormir plus longtemps. Un petit déjeuner un peu plus solide qu’habituellement car la journée s’annonce longue et difficile : il pleut.
Alors la pluie quand tu travailles ou que tu es à la maison assis dans ton canapé, tu t’en fous complètement, mais là lorsque tu sais que tu vas faire presque
Mais aucun signe d’inquiétude n’apparaît sur le visage des six mousquetaires, ça plaisante même pas mal dans le minibus (Xavier nous fait visiter un peu Hossegor et Capbreton…) pour nous rendre à St Jean de Luz, tant mieux.
Alors sur cette place, à St Jean de Luz, une agitation anormale se fait autour d’un véhicule, l’employé municipal s’occupant du nettoyage se demande bien se que l’on peut faire si tôt à s’affairer ainsi. Effectivement, vu de l’extérieur, ça doit paraître curieux, mais nous étions tellement dans « notre truc » qu’on ne s’apercevait pas trop de la pluie qui continuait à tomber, des gens qui nous lançaient un regard interrogateur, bref on était déjà concentré.
Et on avait raison car cette étape sera pour tous et pour moi un modèle de dureté, du mauvais temps : du froid, de la pluie, du vent, de la circulation, et une gamelle suivi d’une crevaison pour moi…….. Et oui, je ne sais pas prendre les virages à gauche lorsqu’il pleut et que ça descend…..11 kilomètres c’est pas beaucoup, la première descente après le petit col de St Ignace je glisse des deux roues, prend conscience que j’y vais et me voilà par terre avec le film de la gamelle du Pic de Nore qui me remonte en mémoire…Aïe, ça fait mal, au coude, à la hanche, à la cheville, partout, j’ai du mal à me lever, j’ai le temps d’un instant l’impression que quelque chose est cassé. Tous s’arrêtent et viennent vers moi pour m’aider à me relever, sur leur visage fermé je peut lire leur angoisse, une automobiliste propose de nous aider bien gentiment. Quelques minutes pour me remettre et je remonte sur le vélo, aïe, ouille, mon corps est meurtri et il me le fait savoir, les minutes qui ont suivi étaient très dures, mes équipiers très attentifs veillent sur moi et m’entourent afin de me protéger du vent. Attention très touchante qui m’aide à continuer jusqu’à la pharmacie d’Espelette où je me fais faire des soins et « contrôler » par une infirmière.
Nous reprenons la route, je me dis qu’il faut simplement serrer les dents, « profiter » un maximum de la « protection » de mes équipiers et après on verra bien. Mais non, c’était sans compter que cette journée serait la mienne, juste en bordure de l’axe routier Espelette St Jean Pied de Port, je crève de la roue avant. D’un coup, j’ai l’impression que tout s’effondre, où il est le minibus, je veux y monter, cette pensée m’a vraiment traversé l’esprit.
Et là, la magie s’est opérée, même pas le temps de dire ouf qu’ils sont affairés à démonter le pneu, sortir la chambre de la sacoche, bref à réparer,je n’ai juste que quelques coups de pompe à donner pour finir de bien gonfler………et toute cette scène sous une pluie battante et à coté d’une circulation importante qui nous aspergeait d’eau.
( Ce n’est pas dans l’immédiat que l’on peut prendre de toute la mesure de gestes aussi simples mais ramené dans un contexte particulier, ils témoignent d’une volonté commune de réaliser ensemble l’objectif. Pour moi, cette journée à forgé le mental du groupe et à défini bien involontairement une certaine façon de fonctionner face à l’adversité. Le groupe a fait bloc, il le fera sur le reste de la traversée.)
Nous reprenons donc la route en file indienne par de bons relais, à l’approche de St Jean Pied de Port, je soumet l’idée de profiter de la halle afin de s’abriter pour notre ravitaillement de midi. Le plaisir de se restaurer est un peu gâché par le froid et l’humidité, il est temps de repartir (surtout pour moi car la chute me fait en me refroidissant de plus en plus mal).
Les premiers tours de roues me donnaient raison, qu’est ce que c’est dur de relancer la machine, une fois chaud (les muscles) nous roulons bien, Thierry nous ouvre très souvent la route, après l’entraide,la générosité dans l’effort, est une valeur commune du groupe.
La météo nous accorde quelques répits, mais ils sont de courte durée, cette humidité lié à ce froid est très favorable pour les problèmes intestinaux, Xavier perçois quelques soucis, aussitôt nous le mettons sous carbo-levure, lors de notre deuxième ravitaillement.
J’ai la sensation d’aller un peu mieux, le mental à repris les choses en main et je me porte un peu plus en tête du groupe pour prendre quelques relais et essayer de soulager mes équipiers.
La dernière difficulté se présente à nous, le Marie-Blanque que je connais pour l’avoir monté en courant, et bien, il est toujours aussi dur, j’avais annoncé les 4 derniers comme très difficiles, et ben j’avais raison !!!
Au sommet, le froid nous crispait un peu le corps, mais j’ai bien enregistré les larges sourires que chacun de nous arborait car ça y est, c’était fait, restait la descente (oui, je sais, les virages à gauche….) tout en douceur direction le camping le Barthèque, nous posons les vélos à côté du mobil-home, nous nous serrons la main (comme à la fin de chaque étape), on y est arrivé, on a vaincu la première et la plus terrible (question condition météo et longueur) des étapes, maintenant place à la douche chaude ( ??!!), l’automassage, les soins (pour moi), le repas (oui, il est chaud), et ça fait du bien, les discussions, le repos.
Que les nuits peuvent être belles et bonnes lorsque tout va bien, mais qu’elles sont difficiles lorsque tu touches la tête et les pieds à la cloison dans un petit lit de
Mais que les pensées sont belles lorsque tu t’endors (un peu ) avec dans les yeux les images des cols de l’Aubisque, le Tourmalet, l’Aspin, le Peyresourde mais ça c’est une autre journée, une autre grosse journée…………..
Le Mercredi 21 juin, le réveil sonne, ça tombe mal, je crois que c’est le seul moment ou je dormais bien. Aïe, ouille, et oui j’avais peut être oublié mais en un instant tout me rappelle à l’ordre, je suis bien tombé hier et aujourd’hui j’ai du mal à lever la jambe gauche, une douleur à l’intérieur au niveau de l’articulation col du fémur se manifeste tant que je me demande si je vais pouvoir pédaler. On verra bien une fois sur le vélo. En attendant, le petit dej, les préparatifs et hop, nous nous lançons vers le premier « monstre » de la journée sous un ciel gris.
Que les premiers tours de pédaliers sont difficiles, mais que la route est belle au fur et à mesure que nous montons les nuages se dispersent et laissent place à un beau soleil qui nous réchauffe doucement la couenne.
Les muscles demandent d’être chauffés avec douceur, aussi nous restons groupé durant toute cette ascension. Les photos en haut du col devant le panneau permettent un moment de pause bien agréable sous le soleil.
Chaque descente de cols permettent à Thierry de nous montrer l’étendue de son talent, il file sur de belles trajectoires et dégage une impression de facilité déconcertante pour celui qui essaie de le suivre (à la peine pour moi en le suivant à distance..).
Les autres cols de la journée seront montés sur un rythme confortable en fonction de la forme de chacun. Les sommets permettant les regroupements et les photos.
Le Tourmalet restera un moment très particulier pour moi avec la rencontre d’un groupe de cyclo Américains, quelques mots de mon mauvais Anglais m’ont permis de faire un échange de maillot avec un jeune cardiologue du Colorado. Il était équipé d’un super vélo avec un cadre en Titane.
Sur cette journée, une douleur sous le pied droit (zone de contact avec la cale) et un petit mal de dos m’ont fait trouver la fin du Peyresourde un peu longue, heureusement que le reste m’a laissé tranquille pour pédaler sans douleur.
L’arrivée sur Luchon était sympa, la deuxième étape (la mythique) était bouclée, nous n’étions pas trop usés physiquement, il fallait s’attaquer à l’intendance ce qui fut fait en équipe comme toujours. Douche chaude (youpi !!), repas, automassage, discussions, et au lit car il faut quand même récupérer car demain …..
Le jeudi 22 juin. Alors cette journée est la journée du Président André. La voici vu de l’extérieur.
Nous sommes déjà tous occupé aux préparatifs, tenue, petit dej, rangements, lorsque apparaît André livide, en sueur qui se jette sur le canapé limite d’aller chercher des pommes…
Alerte rouge, un malade. Les médicaments sortent des pharmacies, les questions aussi « qu’est ce que tu ressens ?», « t’as mal où ? », « t’as été au toilet ? » bref, panique dans la troupe.
Les minutes passent, le petit déjeuner est pris tranquillement en espérant qu’André va aller un peu mieux……… il lâche un « je vais monter dans le minibus », le président passe la main. Chacun de nous fait semblant de ne pas avoir entendu et continu sa préparation.
Je ne sais pas où il a été chercher dans un coin de sa tête cette volonté, mais André tout à coup a décidé de prendre le départ et de voir au fur et à mesure suivant son état.
Ça c’est possible lorsque tu sais que tu va faire une sortie de
Il est parti, tout recroquevillé sur son MBK, il a tenu accompagné par Bernard, Hervé, Xavier, pendant que d’autres chassaient la perdrix sur les derniers lacets….
Je l’ai vu arrivé le visage tendu, fermé, se diriger vers le minibus pour prendre une boisson, se faire violence pour repartir vers Bossost et le verre de Coca de Thierry (l’ange gardien). Venait ensuite la vallée où dans les roues il a suivit, se présentait ensuite le Menté, 7km à 8.1% (source Tour de France), ben là aussi, il a serré les dents, puisé quelque part pour finalement lâcher enfin deux mots en arrivant au sommet. C’était loin d’être gagné, mais un semblant de mieux se profilait dans son horizon. Le soulagement du groupe de voir André avec un tout petit coup de mieux apportait le soleil dont la météo nous privait, cette étape sera effectuée elle aussi sous la grisaille et la pluie par moment.
André à tenu même si ça n’a pas été facile, j’espère que le groupe lui a apporté comme à moi le mardi un supplément d’énergie pour aller un peu plus loin.
Cette journée fut marquée aussi par une attaque franche et claire d’Hervé dans le col de la Core, jusqu’alors occupé à gérer son effort et subissant les plaisanteries de Thierry,
Hervé a mis un point d’honneur à remettre les pendules à l’heure…et quel plaisir de partager de tels moments de batailles amicales, surtout en haut des cols où ça « chambrait » pas mal. Mais toujours dans un bon état d’esprit, c’est ça aussi les six mousquetaires…
L’arrivée à Aulus en retrouvant le reste des participants a été un moment bien sympa, on a pris le temps de s’occuper de nos affaires, de prendre une bonne douche (chaude !!), de répondre à toutes les questions, et de manger les pasta de Mr Walter, miam !!
Le président donnait l’impression d’être fatigué, son visage était marqué mais au fond de ses yeux, brillait la flamme de celui qui revenait de « l’enfer », il avait réussi à ne pas abandonner, et qu’elle victoire !!
Le vendredi 23 juin, l’étape s’annonce décisive, nous devons marquer el fanfaronissimo à la culotte afin d’éviter qu’il nous colle ses fameuses (20 minutes x 2) 40 min.
Le groupe roule tranquillement lorsque devant l’Italien accélère pour nous prendre quelques lacets d’avance dans le col d’Agnes. Mettrait-il en pratique les paroles annoncées durant 6 mois ??? Je le rattrape et nous montons tranquillement, il est plutôt satisfait d’avoir mis 7 minutes au reste du groupe et dès leur arrivée il le leur fait savoir… (encore en forme pour le faire mais en fin de journée et le col de la Quillane, on l’entendra moins el fanfaronissimo) .
Le soleil nous accompagne sur cette étape dont pas mal avait zappé la difficulté, les divers cols dont le Pailhères seront là pour nous faire une piqûre de rappel, rien n’est facile, même les soit disantes petites étapes… !!
Le Président semble aller mieux, il gère son état de forme et passe les difficultés les unes après les autres, c’est bon pour le moral.
Hervé continue de s’amuser avec Thierry qui reste toujours aussi généreux dans l’effort, et depuis hier et le col de la Core, un nouveau l’attaque, Xavier prend un vrai plaisir en venant se mêler aux festivités.
Bernard reste fidèle à son cahier des charges concernant les montées, un rythme confortable pour enfiler les cols comme d’autres enfilent des perles.
Il est le plus solide dès que la route s’aplati, il prend des relais de mammouth à te faire péter les cuisses, tout ça avec des regards complices et un léger sourire aux lèvres. Dans le col de Marmarre il y a eu du grand Bernard……….
L’arrivée à la Cabanasse restera un grand moment, les attaques de partout, les cols montés comme des ânes, ça rigole de partout, de vrais gosses en liberté.
En fait, du plaisir à l’état pur, la forme est là et chacun se sent bien, le jeu n’est que prétexte pour partager encore un peu des émotions, on se fabrique des souvenirs.
L’installation dans la grande maison se fait sans souci, on a gagné en confort, et tout le monde va pouvoir bien récupérer pour la der des der.
Samedi 24 juin. Etape finale de descente qu’on avait dit………il y avait de la descente qu’on s’est régalé de faire derrière notre pro de la trajectoire qui à un moment bataillait avec une Picasso pour la dépasser !!
Alors cette étape, elle verra la renaissance d’André qui nous fait des relais à la Bernard, les six mousquetaires sont à l’affût du moindre mouvement pour ne pas se laisser « larguer », les accélérations aux ronds points sont permanentes, bref tous sont joueurs.
A l’approche de Cerbère, les montées servent d’excuses pour flinguer à vue tout ce qui bouge, ça attaque de partout, Hervé me fait saigner les cuisses sur une répétition d’attaques dans une longue côte, que c’est dur mais tellement plaisant de nous voir finir ainsi cette traversée.
On arrête le vélo car il faut faire des photos pour immortaliser l’instant, chacun de nous je le pense doit ressentir quelque chose au fond de lui.
La pudeur masculine empêche bien souvent de s’exprimer sur ses sentiments, au risque de vous paraître un peu « bêta », je profite de cette occasion pour vous dire que j’ai aimé partager ces instants avec vous, bien sûr le groupe s’est un peu dilué à partir du jeudi soir, mais il s’est à chaque fois retrouvé sur le vélo, signe d’une complicité qui va au-delà du simple partage lors d’une ballade à vélo.
Je l’avais dit avant de partir, « si on passe cette traversée, on sera amis pour la vie »… style d’annonce lancée sans vraiment mesurer les paroles, sans aller jusque là, il est certain qu’un bout de quelque chose restera quelque part au fond de nos pensées et ce même dans 20 ans…………………..
Dimanche 25 juin : la ballade à la plage….
La nuit n’a pas pu couper le rythme auquel on roulait en fin d’après midi la veille, on prend les mêmes et on recommence, petites, moyennes ou grandes, les côtes sont grimpées en jouant un maximum avec toujours les six mousquetaires devant….comme quoi on avait la forme !!!
La plage est là devant nous, un bain, un¨dernier bon repas, les rangements dans les divers véhicules et retour chez nous.
Fin d’une traversée qui sans son ange gardien n’aurait pas pu se faire, merci le chauffeur, le photographe, le cuisinier, le porte bidon, le collègue attentionné, le copain qui achète du pain et des bananes (encore des bananes …. Des barres aussi…), du taboulet et qui n’en mange pas (lui qui l’adore, mais il n’y en avait pas pour tout le monde alors….), celui qui me parle dans les montées de cols, qui me prend mon casque, qui supporte tout le groupe et s’efface pour que tout fonctionne à merveille, oui, merci à toi Thierry qui en plus prend toujours le plus mauvais lit…. Tu reviens quand tu veux, nous on te prendra avec plaisir.