Récits de quelques escapades cyclo d'une équipe de copains du Conseil Général du TARN et de leurs potes...
Piqués du NORE
(sortie du 3 avril 2004)
La réunion du 2 mars atteint ses objectifs. On s’approprie collectivement et individuellement les projets vélo 2004. Tout particulièrement le Ventoux et sa préparation. Cinq dates de sortie sont programmées : Pic de Nore le 3 avril, cols pyrénéens le 17 avril, Mont Ventoux le 8 mai, Albigeoise le 6 juin, traversée est-ouest du Tarn fin juin ou début juillet.
Les plus « pro » d’entre nous parlent préparation technique. Denis et Hervé nous incitent fortement à emmagasiner au plus vite les kilomètres d’endurance et de résistance. André envisage l’acquisition d’un précieux logiciel de cartographie d’itinéraires.
L’amicale pression des uns envers les autres monte d’un cran. Chacun y met du sien. Xavier compense quelques indisponibilités passagères de terrain en pédalant comme un fou sur son vélo d’intérieur. Francis aussi mais il s’avale six fois de suite la côte de la Drêche, un jour, entre midi et quatorze heures. Histoire de…
André reprend les sorties RTT du mercredi avec le Rando Cyclo Albigeois. Denis, Hervé et Bernard arpentent si régulièrement les routes du TARN qu’ils ont déjà engrangé deux ou trois fois plus de kilomètres que Walter et moi n’en avons ensemble acquis. Peut être ont-ils en tête pour le Ventoux quelques idées supplémentaires frisant l’exploit .
Un jeudi , on sort les vélos en fin d’après midi pour peaufiner la forme entre Albi, Teillet, Montroc et Villefranche. Cette escapade inhabituelle nous fait retrouver les senteurs de la campagne au coucher du jour. Et un vent favorable nous procure d’encourageantes sensations de retour après l’escalade d’une côte particulièrement affûtée.
En mars, on progresse tout en durcissant les parcours et les kilométrages. Ensemble, on renoue par exemple avec la côte de Saint Sernin sur Rance ou avec celles reliant Rabastens et Salvagnac. Xavier s’inquiète de temps à autre pour quelques crampes rabat-joie. Alain, Didier et Daniel nous accompagnent assez fréquemment et contribuent activement au rythme d’ensemble. Je m’accroche avec plus ou moins de réussite selon les difficultés des parcours.
C’est clair, le Ventoux et son année nous habitent maintenant. « Il » devient l’objet de bien des conversations ou des pensées. La vie civile continue naturellement. Le calendrier avance inexorablement. On s’accoutume à surveiller aussi l’état général de nos montures, pneus, freins, chaîne, pignons et dents des plateaux. A prendre soin régulièrement du vélo. Chlorocycles , Célestin et Andouard nous soignent .
Le 3 avril, comme prévu, on part se confronter avec le Pic de Nore. Celui du Critérium International, mi tarnais, mi audois. Des ex épopées du Mazamétain Laurent Jalabert et de nombreux souvenirs.
Retour sur image. Le Conseil Général a été le partenaire de cette compétition de renom pendant trois ans. Walter et d’autres ont à l’époque été mobilisés pour installer au sommet les barrières d’avant la ligne d’arrivée. Et y respirer longuement l’air vivifiant. Pour ma part, je repense à la présentation officielle de ma brochure sur les routes cyclo-touristiques du Tarn de Laurent Jalabert. Jaja y était allé de sa propre proposition d’itinéraire auprès du Comité du Tourisme. J’ai d’ailleurs conservé sa lettre s’excusant timidement d’une réponse tardive. Christophe Basson et Marilyne Salvetat avaient aussi joué le jeu. Tout comme Jacques Esclassan et Christian Chaubet.
Samedi 3 avril donc, six heures trente. Albi dort, hormis quelques boulangers et dépositaires de presse. Je récupère Walter devant chez lui. On retrouve Bernard, Denis, Hervé, Didier, Daniel et Xavier sur le parking du stadium. La nuit et les phares de nos voitures renforcent un perceptible sentiment de cohésion et de complicité enjouée. Comme si, telles les petites canailles d’anciens feuilletons télévisés, on préparait un « coup ».
On charge les vélos dans les voitures concernées et après une courte halte chez Alain, le groupe au complet prend la route de Castres et de Mazamet.
L’Ange Blanc, reconnaissable malgré sa tenue de couleur, piaffe déjà d’impatience. « Tu comprends, on va pas démarrer de bonne heure ! » Ses tracas feints nous laissent de marbre. Nous n’avons ni l’ambition ni les moyens physiques de l’imiter .Il veut rentrer en vélo depuis Mazamet avec son pote Hervé.
A Réalmont, première halte. Xavier nous fait renouer avec une solide tradition de ravitaillement chocolaté d’avant épreuve établie depuis la journée du RD 53 .
On stoppe. La bastide s’anime déjà en son premier jour de foire annuelle. Le boulanger est d’ailleurs en train d’approvisionner les organisateurs. On voit défiler d’alléchants caddies emplis de chocolatines. Quelques instants après, on se marre à la vue de notre pote sortant de la boutique ses emplettes gourmandes à la main.
On cause de tout et de rien durant le trajet : hygiène sportive, rugby, matériel et artisans du vélo, cuisine du terroir, sport, élections régionales et cantonales, vacances, nanas, Ventoux et météo…Assis à l’arrière de la voiture de Bernard, entre Alain et Walter, je ne perds aucune seconde des sketches improvisés entre l’Ange Blanc et le Diable Rouge. C’est pas triste ! Et dire qu’en plus ils bossent ensemble, ces deux compères !
Les prévisions météo entendues laissent présager d’un certain brouillard un peu frisquet . Nous entrevoyons au contraire au fil des kilomètres vers le « sud » des conditions presque idéales.
On gare les voitures à côté du stade de rugby de Mazamet. Pipi quasi général sur la végétation environnante. Je pense spontanément à Lucien Mias et à l’abbé Pistre distributeur patenté de pignes au motif catholique qu’ «il vaut mieux donner que recevoir ». Eux aussi ont baigné mon enfance sportive .Et la mythologie des équipes du XV de cette époque.
On traverse Mazamet en commençant par emprunter malencontreusement deux portions de rues en sens interdits. Non loin de la Place Laurent Jalabert dont l’inauguration me revient plaisamment en mémoire. Je me souviens aussi de la présence effacée, ce jour, d’un certain Nicolas. Des larmes de la Maman et des rires du Papa. Et du bonheur sincère du maire si gentil Monsieur Bourguignon.
On emprunte « la route des usines » dont plusieurs friches industrielles ont été rasées .Le paysage y est devenu moins sinistre, les couleurs immobilières moins grises mais l’empreinte de l’ancienne industrie de délainage demeure fortement. J’oublie de penser, et Xavier aussi certainement, aux éventuelles menaces de crampettes. Le moral s’accorde à la météo. Optimiste.
On dépasse la Maison du Jouet et du Bois et l’embranchement vers la route d’Hautpoul au Moulin de l’Oule avant d’entamer l’ascension vers les Yès. Dès les premiers lacets, je décroche du groupe. Et m’en tiens raisonnablement à un rythme moindre et respectueux des infos de mon détecteur de pulsations cardiaques. Pas plus de 168 . Sage et lent. Lent mais sage. « Sur le petit » plateau et les pignons arrière en milieu de moyeu.
J’atteins les Yès sans perturber la nonchalance d’une poule en bord de chemin. Son silence est à l’unisson de l’environnement. La forêt respire sereinement. Je m’entends pédaler tout comme j’entends de temps à autre le bruissement de l’eau des ruisseaux et quelques sifflements d’oiseaux.
Sourire intérieur. Pour la première fois de ma vie, je me retrouve en train de peiner sur un parcours accompli auparavant – peu importe les années-en voiture officielle , juste devant les pro du cyclisme. De quoi apprécier les différences.
Je repense à ces champions et à leurs efforts qui, à l’époque, me paraissaient en les voyant si faciles à entreprendre. Sans trop savoir maintenant si, eux aussi, carburaient uniquement avec les barres énergétiques de chez Gerblé, les boissons minérales d’Isostar ou les bananes de l’épicier du coin. Comme nous aujourd’hui , demain ou après demain. Question d’éthique et de plein gré sans insu .
Et oui, rétrospectivement, j’éprouve pour ces gars plus que la certitude du doute. Je me sens triste devant nos rêves et nos enthousiasmes ainsi assombris. Dépité de repenser aux clins d’œil brillants de Jean Marie Leblanc content de m’avoir alors trouvé une place dans une des voitures des commissaires de course. « Vous les verrez de près et apprécierez encore plus leur talent »….
Un peu plus loin, un peu plus haut, après Tréby, le refuge et plusieurs hectomètres de plat laborieusement conquis, quelques plaques de neige subsistent en bord de route mouillée. Je repère les piquets permettant l’hiver de mesurer la hauteur de l’enneigement.
L’arrivée au sommet- 1211 mètres- me surprend tant je pensais trouver le relais de télévision à gauche et non à droite des derniers lacets. Les copains s’y sont mis à l’abri pour m’attendre. Ils ont eu largement le temps d’admirer le panorama à 360 degrés et les formes arrondies de ce balcon méridional des Cévennes. Devant nous, La Montagne Noire, les Monts de Lacaune, les Corbières, la plaine de Carcassonne. Les Pyrénées et surtout le Canigou.
Ce relais de TV et d’ondes radio FM est d’une mocheté évidente. Haut de 102 mètres, il symbolise le millésime technique 1978 car une terrible tempête dans la nuit du 1er au 2 décembre 1976 en a détruit la précédente version. Peu importe, nous sommes tous contents et fiers de l’avoir apprivoisé. Chacun à son rythme. Et finalement de manière cool malgré la sueur printanière. A la régulière.
La descente vers Pradelles Cabardès sur 6,5 kilomètres nous permet de flirter avec les 60 kilomètres à l’heure. Un régal et un cocktail d’émotions car, malgré la vitesse, il faut sans cesse surveiller l’état de la route. Et en encaisser les à coups entre ces nombreux piquets rouge et blanc de mesure de l’enneigement hivernal.
Un chevreuil coupe subitement la route forestière des copains de tête . Derrière et plus haut, je me débats avec le bonnet de Walter qui a tendance à vouloir glisser sur mon visage et m’empêcher de voir la route. Je regrette fortement de n’avoir pas remis les gants à l’amorce de cette mini plongée. En fin de descente, rassérénés, on salue malignement quelques courageux cyclistes commençant leur effort en sens inverse. « Allez les gars ! »….
A Pradelles ( 812 mètres), devant les toits d’ardoise, je repense à cette ancienne soirée passée ici avec le « clan » Jalabert dans une des salles communales. A l’époque, le « tonton » de Jaja manageait le « fan club » avec le marchand de journaux de Payrin Augmontel. Et l’ambiance leur ressemblait, discrète avant de devenir sans limite .
Les villages de notre périple s’appellent Pradelles-Cabardès, Cabrespine, Villeneuve –Minervois, Salle-les Cabardès, Lastours, les Ilhes, Roquefère, Labastide-Esparbaïrenque. Ces paysages radieux du Minervois et de la vallée du Cabardès vont nous dépayser et nous enchanter. Denis pense déjà ou encore aux maquis et garrigues de Corse. « Je suis sûr, si j’amenais les filles ici, elles m’en parleraient aussitôt »….
Je vérifie de visu quelques lectures paysagères sur le Cabardès .Il y était raisonnablement question de landes et bruyères de sommets, de châtaigneraies sur de fraîches et vertes pentes, de garrigues bruissant de cigales, d’air empli de thym, de lavandes et de vignes. Tout y est.
On rayonne sur nos vélos, emmagasinant les senteurs et les couleurs. Heureux d’être là, ensemble. Impressionnés par le nombre de pêcheurs le long de la rivière avenante.
Le pré gascon n’a pas le monopole d’un certain bonheur. Ici aussi, les gens semblent aimer et pratiquer un même art de vivre. Sans se prendre la tête pour une quelconque futilité transformée en catastrophe immédiate. Le temps prend le temps de vivre.
Cabrespine. 309mètres et 10,5 kilomètres après Pradelles. On traverse rapidement ce haut lieu du tourisme patrimonial. Je me promets intérieurement d’y revenir pour découvrir le gouffre géant. Des guides l’ont référencé comme une des plus grandes grottes du patrimoine mondial.
Villeneuve Minervois. Autre ancien village fortifié et mégalithique éveillé au tourisme et à la promotion viticole. Durant sa traversée ensoleillée, Walter remarque un panneau routier situant Carcassonne à 15 kilomètres. On croit rêver. Je repère un peu plus loin la direction de Salsigne et de ses mines aurifères. Un autre symbole. Fin 2003, ses 172 mineurs ont mené un fort combat pour leur plan social. Juste avant la fermeture définitive des sites, décidée en 2001 pour fin 2004.
Lastours. On s’arrête quelques instants dans ce village symbole de la Croisade contre les Albigeois et de l’occupation par Simon de Monfort. A côté d’un point de ravitaillement en eau et des toilettes locales. En fait, en pédalant à bon rythme, on a dépassé, sans trop les regarder, les restes des quatre châteaux. Cabaret, Tour Régine, Surdespine, Querthinheux.
Il eut fallu lever vraiment la tête car ils sont édifiés au sommet d’un socle rocheux. A égale distance les uns des autres. Cette implantation a du leur conférer à l’époque un contrôle total sur les voies de pénétration vers la Montagne Noire.
Autrefois, l’usine Rabier de Lastours fabriquait des pièces de draps et contribuait à l’industrie textile locale. Elle est maintenant reconvertie et transformée en passage obligé pour l’accès aux châteaux. Le Pays Cathare s’est touristifié et l’usine avec. La voici devenue lieu d’accueil et d’info, boutique, salle d’exposition et restaurant.
On roule tous ensemble avec délectation le long d’un vallon jusqu’à Roquefère. Le village et ses petites maisons de schiste sont bâtis autour du château et de l’église gothique. Ce n’est plus l’heure de s’adonner au tourisme culturel mais plutôt le moment de regrouper ses forces.
Les ascensions vont reprendre, vers Labastide-Esparbaïrenque et Pradelles. Je m’y applique tout en respectant les limites de seuil de mon cardiogramme. En fait, on a surtout pensé aux difficultés d’ascension du Pic de Nore sans vraiment nous soucier de la suite des évènements . L’effort est réel mais surmontable. Patients, et habitués à l’être, les copains m’attendent plus haut à un carrefour d’avant Pradelles.
Peu après ces embranchements, on découvre une série d’éoliennes sur un mont voisin avant d’ avaler quelques hectomètres de légère côte. Denis , toujours en tête de l’équipe, achève sa montée et pose alors soudainement pied à terre. Geste ô combien inhabituel de sa part.
Dernier de la troupe, je pédale tout en l’observant avec attention. Il s’approche précautionneusement de quelques superbes chevaux en enclos. Et établit naturellement le contact avec eux. La scène est belle. Denis, notre copain, l’Homme qui aime parler à l’oreille des chevaux.
On digère les derniers faux plats d’une route bordée de forêts. Tout est beau sur cet itinéraire. Je pense à un autre collègue, Dominique, originaire du village tout proche de Cabrespy. « Le plus beau village au monde », me dira t’il lorsque je lui expliquerai notre itinéraire . Mon copain, cheville ouvrière du Comité des Fêtes s’avère un grand pro de la communication en toute circonstance.
Nous voici enfin sur la route départementale 118. Large, confortable et descendante vers les Montagnès et Mazamet. Un régal. Une presque griserie. On en profite tous pour achever facilement la rando à vitesse soutenue. Quitte à freiner bruyamment de temps à autre à l’entrée de quelques virages .Puis à marquer une dernière halte devant le belvédère dominant l’ex capitale mondiale du délainage et son Arnette.
Le poids aidant, il m’arrive de caracoler en tête de peloton ou pas loin. Tout près d’Hervé auquel j’ai coupé la route un peu avant sans le faire exprès. Rouler vite et en groupe demande aussi de la discipline. Promis, je serai plus attentif.
Pédaler en roue libre aère la tête. Je repense spontanément à mes années touristiques . Et aux déplacements de terrain dans ce « sud » si méfiant du « nord » du Tarn Aux déjeuners de l’époque chez « le » restaurateur de Mazamet Henri Jourdon lors des accueils de presse. Aux rencontres avec l’agent de voyages Michel Camanès ou avec Myriam Bonnery et ses présidents successifs de syndicat d’initiative.
Je me rappelle aussi quelques visites rendues aux animateurs passionnés d’ Hautpoul et aux dévoués retraités bénévoles du chalet de l’Office de Tourisme de Mazamet. A l’époque, les premiers ébauchaient leur projet avec une inébranlable conviction . Ils avaient raison d’avoir raison avant leurs interlocuteurs institutionnels. Les fêtes d’Hautpoul ont acquis une forte notoriété sans trahir l’esprit de découverte et de respect du site. Quant aux seconds, leurs statistiques ultra précises constituaient une substantielle contribution à l’observatoire économique du tourisme tarnais en cours de maturation.
En rejoignant les voitures, on hume les dernières secondes de notre sortie radieuse. Elle s’est avérée belle, dépaysante, amicale et….utile en prévision du Ventoux. Et en plus, on a accroché le Pic de Nore à notre rapport d’activité 2004. Youpi…..
On traîne un peu pour changer de tenue et raccrocher les vélos. Xavier en enfourne plusieurs dans son puissant véhicule. Il laisse exploser sa satisfaction d’avoir pu rouler sans la moindre contrariété physique. On partage cette joie sincère.
Les premières séparations interviennent. On salue Denis et Hervé en passe de tenir leur promesse : continuer à vélo jusqu’à Albi. Encore trois heures de selle pour nos champions. A la vôtre, messieurs.
Je rentre en voiture avec Bernard. On en vient facilement à parler de vacances, de famille puis de parents disparus. C’est ça aussi le vélo et ses efforts partagés. L’instauration d’un climat de confiance permettant des échanges vrais et sincères sur la vie, le boulot, l’art de vivre !
Bernard conduit comme il se conduit avec nous : cool, calme, disponible, prêt à s’adapter. On tchatche posément durant tout le trajet , quelques mètres derrière l’Espace diésélisé de Xavier. Lui a récupéré Alain et Walter. On se suit en confiance. Denis et Daniel roulent dans un troisième véhicule.
Xavier nous surprend pourtant une fois en amorçant une reprise énergique éructant un vilain jet de vapeur de gaz oil. Il nous pollue , le bougre. Nous réalisons alors notre état d’homo -automobilis .
A Réalmont, on devine le succès de la foire à la longueur des parkings improvisés en bord de route à l’entrée et à la sortie de la bastide. Impressionnant .Les pandores restent mobilisés en permanence pour tenter d’harmoniser la circulation d’ensemble. Le carrefour devant chez Noël grouille de monde. La brigade renforcée se montre. Il semble régner une atmosphère emplie de bonne humeur et de champêtre pagaille .
Puygouzon. Fin d’étape. Un peu avant quatorze heures. On se quitte devant la maison d’ Alain, tous contents d’une telle sortie. Radieusement réussie. On a atteint l’objectif du jour. Dans ce groupe, de grands enfants ont réalisé un de leurs rêves enfouis . En prévision du prochain. Le Grand. Une légende.
On en oublie les quelques souffrances des passages les plus abrupts ou les plus longs. On est content d’avoir sereinement assumé ces nouveaux préliminaires de l’Année du Ventoux . Réellement endurcis par rapport aux habituelles sorties .On en redemande. On a aimé. D’ailleurs, c’est clair, on revient …piqués du Nore !