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Récits de quelques escapades cyclo d'une équipe de copains du Conseil Général du TARN et de leurs potes...

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Veillée d’armes ( mai 2004)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Veillée d’armes.

( MAI 2004)

 

 

 

 

 

Ce vendredi matin 7 mai, on colporte  au Conseil Général une incontestable excitation vélocipédiste.  Nos collègues se marrent  en nous voyant charger vélos et cageots de nourritures dans une des voitures. « Alors, c’est pour bientôt ? » demande Francis le vigile.  On retourne bosser le sourire aux lèvres. Robert, un autre ami de longue date, me téléphone de sa banque pour m’encourager. J’apprécie.

 

 

 

 

 

 

André et Dany, Xavier et Walter prennent la route vers 13 heures. Je suis supposé faire de même à 17 heures 15, en compagnie de Francis de Crestoules et d’Alain l’artisan - beau frère de Diable Rouge.

 

 

 

 

 

 

On quitte réellement Albi à 18H20. Après avoir récupéré Alain chez lui et salué Arlette. Après avoir  rendu visite à Célestin, le marchand de cycles nous mettant à disposition du matériel de rechange. Après avoir subi, sans énervement, quelques embouteillages urbains.  Après avoir regonflé une roue arrière de la 206 qui en avait manifestement grand besoin.

 

 

 

 

 

 

Francis se retrouve au volant de ma voiture  sans avoir eu véritablement le temps  de dire ouf. Je lui passe le relais avec délectation tout en confiant les cartes à Alain assis à ses côtés. Mon amour du vélo n’a d’égal qu’une réelle indifférence aux charmes de la conduite automobile. Surtout depuis notre voyage au Danemark et en Suède. Là, le plaisir s’allie à la sérénité et au civisme. Ici….

 

 

 

 

 

 

On cause vacances, boulot, dégustation de vins et vélo. Alain a travaillé 25 ans dans la même entreprise avant  que  celle-ci ne périclite suite à une transmission familiale  déstabilisatrice.

 

 

 

 

 

 

 Francis adore déguster des vins et il a participé ce matin aux séances  liées au Congrès National des Vignerons Indépendants. Je lui parle Cahors, il me répond Domaine de Lagrézette de ce très « cher » Alain-Domique Perrin et vacances à Figeac.

 

 

 

 

 

 

On  roule à proximité du Viaduc de Millau. Et on admire l’ouvrage. Son architecture demeure finalement subjuguante de légèreté  malgré ses 2640 mètres de long et ses 343 mètres de haut. Et que dire de ses 150 (ou plus) haubans, de ses piles élancées et de son tablier si fin. 

 

 

 

 

 

 

A Montpellier, on loupe la direction de Nîmes. Des jeunes nous remettent dans le droit chemin. On y gagne la traversée – aller-retour- des quartiers de la Mosson et de la Taillade .Manifestement,  Francis  n’apprécie pas cette banlieue.  Je montre à mes copains les rails volontairement herbagés du tram.

 

 

 

 

 

 

Alain nous parle de sa jeunesse cycliste. Avant l’armée, le mariage et la construction de la maison, il s’entraînait tous les soirs après le boulot. Pas étonnant qu’il roule toujours aussi facile.

 

 

 

 

 

 

En quittant l’autoroute vers Orange et Carpentras, on se trompe de route au point de nous diriger vers Sorgues. On s’arrête, on lit les cartes, on rebrousse chemin et on pense au deuxième service de pâtes de Walter. Elles seront les bienvenues accompagnées d’une bouteille de Côtes de Ventoux.

 

 

 

 

 

 

Le téléphone sonne justement. Les sept autres copains prennent de nos nouvelles. On convient d’un lieu de rendez vous avant d’arriver à Malaucène. André et Dany nous guideront jusqu’au   Clos Saint Michel.

 

 

 

 

 

 

On en franchit la porte d’entrée à 23H30.  Les copains nous accueillent tous en même temps. Ils ont eu largement le temps de dîner. Walter assure un impeccable  second service: salade, spaghettis à la carbonara, fromages, Côtes de Ventoux. On se régale. Je finis goulûment la plâtrée dans la célébrissime poêle venue de la maison bleu d’Albi. Forza Italia !

 

 

 

 

 

 

Il règne une atmosphère chaleureuse et attentionnée dans cette grande salle à manger et cuisine à l’américaine en prolongement.  Un vrai espace vie façon architecte d’intérieur.   Les copains, assis les uns à côté des autres, font équipe autour de notre tablée.   On aime aussitôt le lieu et l’ambiance.

 

 

 

       

 

 

 

Francis a fait le bon choix en réservant cet hébergement. On le découvrira  réellement demain matin, le Clos Saint Michel  est en fait intégré à une exploitation arboricole et viticole bordée d’oliviers et de chênes. Il se compose de 3 villas : Anaïs, Juliana et Sara, toutes regroupées face à la piscine, (14mx7m), avec de larges terrasses individuelles exposées sud. A la nuit,  on a  surtout   remarqué en garant les voitures le  terrain de pétanque et les boules appropriées ainsi que la piscine.

 

 

 

 

 

 

Pendant notre dîner, Denis  relate avec humour  le périple du trio. Il possède aussi  le talent de  lancer un sujet et le faire expliciter par le copain concerné. Bernard raconte sa soirée « mobylette » avec le restaurateur du Vigan.

 

 

 

 

 

 

Hervé  semble fatigué  et en colère (rentrée)  contre lui-même.  Il s’acquitte du récit de sa chute pour une énième fois.  Chacun espère qu’il ne s’en ressentira pas trop demain matin pour le Ventoux. Pour l’instant, « ça picote, ça tiraille »….

 

 

 

 

 

 

J’ose lui demander s’il a prévenu Marie Christine. Non, bien sûr, il ne veut pas l’inquiéter pour si peu. « On verra le dernier soir ou au retour » dit il, à la fois ennuyé et amusé. Hervé, l’inoxydable  rouleur  est aussi un  mari prévenant  et prudent.

 

 

 

 

 

 

 On visite rapidement la bâtisse.  Notre villa Anaïs. Trois chambres, deux mezzanines avec couchage, 3 salles de bains.      Xavier et Walter nous présentent leur chambre  et son lit deux places à baldaquin. Les plaisanteries fusent sur les répartitions en chambrées.

 

 

 

 

 

 

 Dany et André poursuivront leur vie commune commencée en voiture. Hervé et Denis peaufineront leur sketch du «  ronfleur-crisseur de dents ». Je me déclare volontaire pour faire chambre commune avec Bernard. Alain et Francis occuperont une mezzanine.

 

 

 

 

 

 

On discute posément de l’heure du petit déjeuner et des ravitaillements en pains et chocolatines. Ce sera  8 H pour un départ vers 9H -9H30.  Histoire de préparer les hommes, les vélos et les estomacs. Histoire aussi  de composer avec la température et la météo. Et de grimper au sommet autour de midi.

 

 

 

 

 

 

On estime nos besoins  à  12 baguettes .André déclare qu’il adore sentir les odeurs des villages tôt le matin. Il se propose pour visiter la boulangerie  demain matin et assurer le ravitaillement. Nul n’ose contredire «  notre bien aimé Président » et sa suggestion pleine de  bon sens. 

 

 

 

 

 

 

On reparle aussi bien sûr du parcours. Le sujet a été longuement évoqué en début de soirée  en nous attendant.   Je ressors mon mini dossier sur les 3 accès, leur déclivité, les commentaires collectés sur des sites internet. Francis et moi avons aussi imprimé plusieurs variantes de circuits  au  cas où la météo ou la sécurité routière nous contrarieraient.

 

 

 

 

 

 

Tout va bien. Le Mont Ventoux est accessible sans problème. La météo s’améliorera au fil de la journée. Le choix se porte définitivement sur la montée »sud » par Bédouin. Officiellement la plus dure. « Mais on y arrivera, tous, chacun à son rythme »… 

 

 

 

 

 

 

On parle très peu en fait de l’ensemble de la rando prévue. Il y aura  pourtant bien une suite au Ventoux. Une descente jusqu’au chalet Reynard et une prometteuse ballade autour des gorges de la Nesque. Au total, 110 kilomètres  de décor naturel inhabituel et une dernière grimpette du col de la Madeleine  entre Bédouin et Malaucène. « Il » nous accapare.

 

 

 

 

 

 

En fait, on ne sent pas vraiment d’inquiétude générale. Pas en cet instant. Tout juste un peu d’appréhension. Surtout une volonté partagée «  d’y aller ». On l’a voulu, on s’est préparés, on est venus, alors…vivement demain qu’on se le coltine, ce sacré Ventoux ! Le tout est dit en douceur  par les uns ou les autres. On est prêts pour le défi individuel et collectif.

 

 

 

 

 

 

On se persuade quasiment tous d’une chose. L’ascension ne se termine pas au 16 ème kilomètre, à hauteur du Chalet Reynard. Au contraire, le plus dur reste à faire. Et il faut garder  encore de la ressource et de l’énergie pour l’infernal dernier kilomètre.

 

 

 

 

 

 

L’heure passe. Il est maintenant 0H 25 .Chaque couple rejoint sa chambre.  J’en profite pour cacher mes deux bouteilles de Gaillac brut dans le frigo et mettre mon colistier dans la confidence. Elles voisineront  avec une grande bouteille de Coca  xaviéresque.  Question de génération ? Non,  l’ex coach albigeois apprécie  toutes sortes de bulles..

 

 

 

 

 

 

On tchatche un peu puis, comme tous les autres, on ne tarde pas à s’endormir. Fin de la veillée d’armes.  Et, maintenant, le Ventoux, c’est pour dans quelques heures !

 

 

 

 
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D
pour la 2eme fois je relis l 'épopée Basque racontée avec humour, et agrémentée des photos qui en disent long sur ce week end vélo qui restera dans longtemps dans ma mémoire.<br /> bravo pour le site et surtout continue DA.
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