Récits de quelques escapades cyclo d'une équipe de copains du Conseil Général du TARN et de leurs potes...
Tous vainqueurs du Ventoux
10 sur 10…
Samedi 8 mai. Historique armistice. Il y a 59 ans. On n’y pense pas vraiment en nous levant à 7H30. Notre immédiate actualité est sportive. « Il » nous occupe l’esprit. Le Ventoux. Ce mythique Mont Chauve, ce Géant de Provence. On a tous rendez vous avec lui.
Une seule question. D’abord quel temps fait il ? Ici, à Malaucène, beau, un peu frisquet mais déjà ensoleillé. Par contre les montagnes environnantes sont parfois « dans le noir » ou le sombre. Patience, pensons nous, le temps d’arriver, nous les trouverons dégagées.
Ma journée commence par la descente présidentielle d’André. Comme prévu, « notre bien aimé Président » quitte sa chambre à l’étage et transite par la nôtre pour s’en aller acheter à Malaucène les baguettes et les chocolatines du groupe. Il s’en acquitte avec discrétion, ponctualité et altruisme.
La maisonnée s’éveille, se douche, investit la salle commune et la table du petit déjeuner. Xavier et Walter ont droit à d’interrogatives mises au point sur leur lit à baldaquin. Hervé et Denis n’échappent pas non plus à de perfides allusions à leur cohabitation rapprochée. Diable Rouge qualifiera plus tard ces moments, et d’autres, de « franches rigolades avec des vannes typiquement masculines donc irracontables »….
On découvre les habitudes alimentaires ou diététiques de chacun. Denis défend l’option bol de céréales et thé. La majorité préfère l’alliance pain, beurre, confiture, café ou café au lait. Et chocolatines. Xavier avale quelques comprimés enrobés contre les crampettes. L’ex rugbyman affine sérieusement sa préparation. On le sent appliqué et expérimenté. Alain et Walter, « les deux beaufs « se font gentiment rappelés à l’ordre par l’Ange Blanc qui juge leur café au lait « indigeste avant l’effort ». Que nenni, pensent ils si fort qu’on croit l’entendre.
Vient ensuite le moment de s’habiller en grimpeur du Ventoux et de soigner les vélos. Cuissard long, cuissard court, manchons, jambière, maillot, veste de survêtement, chaussures, gants, barres énergétiques, bonnet, lunettes, compteur, cardio, pompe, bidons, casque, journaux de protection pour la descente, …. C’est à ce moment précis que chacun entre dans sa peau de sportif devant vaincre un défi volontaire. L’atmosphère devient un tant soit peu plus concentrée.
Je me retrouve seul en cuissard long alors que foisonnent autour de moi les cuissards à mi mollets . Ce genre si particulier de tenue manque encore à ma garde robes. Je regarde les copains. Diable rouge en exhibe une ravissante noire et rouge. Il porte d’ailleurs ces couleurs de la tête aux chaussures. Accordées au cadre et aux pneus de son vélo. On lui accorde à l’unanimité un prix de l’élégance.
Chacun s’applique à préparer sereinement ses deux bidons devant le reste de l’équipe. Izostar, Inkospor, les boissons minérales avec glucides et vitamines au goût de pamplemousse s’étalent sans vergogne. Ce ravitaillement ultra légal – provenant de Go sport notamment- n’empêche pas les plus mauvais esprits du groupe d’exprimer quelques grasses plaisanteries sur les piqûres, prises de sang et autres tares indélébiles de la tricherie en vogue dans le cyclisme professionnel.
On se marre. Que ce monde de la triche et de la dope nous parait loin ! Nous, on a d’abord tous confiance les uns envers les autres. On sait ensuite dans quelles conditions d’éthique sportive on a tous préparé l’ascension de ce jour. On y va enfin pour un bonheur simple, amateur, individuel et collectif. Tout ça à la fois ! Notre richesse…
Pourtant, avant d’entamer ce même tracé, je repense à Simpson et, surtout à Marco Pantani tous deux morts des suites de dopage sportif ou civil … Leurs noms restent associés au mythique Ventoux même si les circonstances diffèrent. Simpson y a laissé la vie le 13 juillet 1967, à 1 kilomètre du sommet.
André distribue des éditions du journal Vaucluse agricole afin qu’on se protège des écarts de température dès les premiers mètres de la descente retour. Chacun engouffre aussi un k-way dans une des poches de sa veste ou de son maillot. Quelques uns commettent l’erreur de délaisser leurs vrais gants pour de simili mitaines. Ils s’en rendront compte trop tard. Plus exactement, « …ils s’en mordront les doigts »..
Denis, discret capitaine de route, emmène un mini sac de secours. On en appréciera ultérieurement de délicieuses figues séchées.
Le départ est retardé de quelques instants car le galopin Xavier recherche avec ardeur son compteur- cardiographe. Il ne le trouve pas. Et s’en re-trouve d’autant plus meurtri qu’il s’agit d’un cadeau de sa femme. Il téléphone avec espoir pour s’assurer auprès d’elle de son oubli. Sans succès car il a préparé lui-même (exceptionnellement, rajoutent ses charrieurs de copains) ses affaires de voyage.
Après avoir mis à sac le lit à baldaquin et toute la chambre commune, Xav laisse traîner une de ses mains dans une des poches arrière de son maillot. Il y découvre l’objet tant désiré.
On quitte donc le clos Saint Michel un peu avant 9H30. Après une dernière pause photo à l’entrée de la propriété. Eric, le maître de céans, officie devant le regard amusé d’un couple d’Allemands eux aussi clients de ce petit paradis.
On rejoint raisonnablement Bédouin, distant de 12 kilomètres de Malaucène. Aucun copain ne flambe insolemment sur cet itinéraire de jonction. On passe à peu près groupé le col de la Madeleine (499 mètres) à allure correcte mais précautionneuse. J’apprécie la situation car, bien souvent, nos départs dominicaux ne s’inspirent pas réellement de cette même philosophie.
Hors la beauté du paysage, une chose nous frappe dès ces premiers kilomètres. Les automobilistes du Vaucluse se montrent compréhensifs envers les (nombreux) cyclos arpentant cette route départementale 19. On y voit un heureux présage.
Au centre de Bédouin, un embranchement indique Mont du Ventoux, 22 kilomètres. On le prend. Nous voici embarqués volontaires sur la départementale 974 et sa mythique montée.
Les six premiers kilomètres devraient nous paraître encore accueillants. Leur déclivité, avons-nous retenu de nos lectures préalables, varie entre 2,5 % et 5,5%. . Pas de quoi déjà souffrir. Surtout lorsqu’on pense au reste.
Il fait beau et le soleil incite plusieurs copains à ôter leurs manchons et autres vêtements de précaution. Ces costauds mettent donc pied à terre pour s’aérer. Pas moi. Exprès. Je leur souris en les dépassant pour, naturellement, la seule et unique fois de la matinée .Quelques soient les circonstances et la durée de mon ascension, je veux absolument tenter de « tout monter sans descendre du vélo ».
On regarde au loin. Les montagnes nous paraissent très éloignées et belles. On roule sereinement. Les 3,5% de pente de ce premier kilomètre nous laissent le loisir d’observer le proche environnement. On remarque en bord de route un champ de coquelicots en pleine forme. Je repense à ma visite du Musée Van Gog d’Amsterdam, lors de notre périple à deux couples d’amis jusqu’en Suède, et à l’affiche de ces mêmes fleurs rapportée à Albi. Elle égaye le couloir d’entrée et dorénavant me fera aussi penser au Ventoux.
Plus loin, deux panneaux signalent la Chapelle des Moustiers et son entrée dite des « artistes » (certainement des exposants). On sourit ensuite furtivement à l’indication d’une auberge paysanne appelée La Crémaillère . Avant le dîner resto de ce soir, notre programme prévoit d’autres réjouissances plus sportives. L’instant n’est vraiment pas au mélange des genres.
Quelques mètres après, on rentre dans l’ambiance Tour de France par l’humour et la tradition. On aperçoit le trident d’el Diablo peint en plein milieu de la chaussée. Sa fine peinture a résisté à la météo et aux techniciens de la voirie. Tant mieux.
Quelques images amusantes de ses facéties me reviennent en mémoire. Je l’imagine gesticulant ici et en rigole comme un enfant. Mentalement, je lui adresse de virtuels compliments. Longue vie à toi, el Diablo, Didi Senft, citoyen allemand, arpentant en costume rouge et noir (tiens, tiens..) les routes de montagne de Tour depuis des lustres.
Deuxième kilomètre. La plus faible pente de l’ascension plafonne à 2,5% de déclivité .Un nouveau carrefour nous laisse le choix entre le Mont Ventoux et Flassan. Inutilement. On ne reviendra pas sur notre décision.
La route s’élargit curieusement. Les copains m’ont déjà tous re dépassé. D’autres groupes aussi. On roule, chacun à son rythme, entourés de vignes basses Côtes de Ventoux et du restaurant le Mas des Vignes. Un panneau publicitaire nous situe le Chalet Reynard à 14 kilomètres tout en vantant ses nombreux équipements d’accueil. J’apprendrai plus tard qu’il s’y déguste une sacrée assiette du randonneur et qu’en automne on y goûte l’omelette aux truffes ou la tartine du chasseur. Cette tartine se recouvre de perdreaux et faisans rôtis désossés.
J’en termine avec les troisième, quatrième, cinquième et sixième kilomètres et leur déclivité comprise entre 4,5% et 5,5%. A Sainte Colombe, un panneau officiel confirme l’ouverture officielle de l’accès routier au Ventoux. Un autre rappelle l’interdiction de rouler pour les cars dépourvus de ralentisseur électrique.
Je quitte le village des Bruns et arrive à Saint Estève. On le pressent soudain. La mise en jambes est terminée. L’Ascension commence vraiment à la sortie du village. Le premier virage plat de l’entrée laisse place à un second quasiment en épingle. Ensuite, « ça commence aussitôt à monter ». Irrémédiablement. J’imagine Hervé debout sur ses pédales.
Du septième au quinzième kilomètre, les pourcentages de montée atteignent 8,5%, 1O%, 10 ,5%, 9,5%, 9,5%, 10 %, 9%, 9%, 8,5%. Ce qui signifie quelques passages à 12%. Les cèdres de la forêt de Bédouin sont progressivement remplacés par des chênes, des hêtres et des pins. Avant de disparaître totalement vers 1500 mètres et de laisser la place à d’interminables éboulis de cailloux blancs un peu avant le Chalet.
Denis s’échappe du groupe des huit à partir du 10 ème kilomètre. Et s’en va monter au train tout en pensant au lendemain et à la montée depuis Malaucène. Auparavant, il reste discuter et pousse la gentillesse jusqu’à prendre des photos. J’y ai même droit. André aussi revient vers moi et m’incite à m’alimenter. Les potes, j’adore.
En fait, bien que distancé, je grimpe dans de bonnes conditions en gérant correctement l’effort sur ce premier tronçon. Je ne dépasse pas ou presque pas le seuil des 168 pulsations théoriques du cardio. Je m’applique à respirer profond. Je mouline raisonnablement sur le petit plateau et l’antépénultième pignon arrière.
Il m’arrive de penser au P38 de Diable Rouge et aux autres copains. Je les aperçois d’ailleurs lui, Bernard, Xavier et André dans des lacets supérieurs. Ces trois là montent ensemble jusqu’au chalet, précédés de Francis, d’Hervé, de Dany et d’Alain. André me parlera plus tard du « tracteur » Xavier.
Tout en grimpant à mon rythme, j’écarquille les yeux pour emmagasiner plein d’images, d’inscriptions et de témoignages de toute sorte. Prévert en aurait aimé l’inventaire.
Le bitume regorge par endroits de prénoms ou noms de coureurs connus ou inconnus. De Marco ( Pantani,) et Lance (Amstrong) ou Alex (Zuelle) à Richard (Virenque), Cédric (Vasseur) et Jaja le Mazamétain en passant par un certain Guy Lhomer. « Bon courage, Guy Lhormer » … « Vas y, Guy Lhormer »… « Bravo, Guy Lhormer »…L’écriture peinte fine et appliquée fait plus penser à un groupe de joyeux pédaleurs en vadrouille stimulés par leurs groupies qu’à une équipe de la Française des Jeux ou à de féroces aficionados. Quelques inscriptions DK me laissent enfin penser que des Danois sont venus encourager les leurs ici. Bjarn Riss évidemment.
Ailleurs, des barrières métalliques de sécurité tout le long de virages très prononcés rappellent les courses de côtes motorisées des grandes années. Je découvre aussi un graffiti hostile au Parc des Cévennes et un autre favorable à Provenco libro, près du Pavillon Rolland et d’une citerne de ravitaillement forestier en eau.
Bien sur, je me fais parfois dépassé par d’autres coureurs. On échange alors trois ou quatre mots, guère plus. Beaucoup d’entre eux possèdent un accent et un maillot étrangers. Hollandais, Allemands, Américains, Anglais. L’impact sportif et touristique du Tour de France explique évidemment leur engouement si actif.
Denis m’avait prévenu. Le Ventoux, question signalétique, n’égale pas le Tourmalet. Ici, le grimpeur ne peut, à chaque kilomètre, connaître le pourcentage des mille prochains mètres, l’altitude et la distante restante. C’est bien dommage d’autant que deux exceptions- aux kilomètres 6 et 15 – redonnent le goût de ce type de lecture.
Les premiers piquets de mesure de l’enneigement apparaissent, me semble t’il, au douzième kilomètre. Quelques mètres avant le hangar et le chalet des Enfants de Bédouin. Là où, aussi, sont installés des panneaux d’interdiction de stationner sur les bas côtés.
J’en viens aussi à me demander si certains grimpeurs étrangers de ce jour ne sont pas chaperonnés « sur le terrain » par une agence de voyages et son avenante conductrice blonde peu avare de compliments au volant d’une Scénic toutes glaces ouvertes. En tout cas, elle me crie quelques encouragements. Denis me dira plus tard en avoir été bénéficiaire. Xavier l’a remarqué aussi.
En atteignant le chalet Reynard et, donc, le quinzième kilomètre, je ne m’arrête surtout pas. Tant pis pour la stèle de Pierre de Champeville, professeur, artiste et pionnier de la première moitié du vingtième siècle du tourisme local.
Je me concentre sur le panneau situant l’arrivée à six kilomètres (j’escomptais cinq) et annonçant une pente à 7,1% pour les premiers mille mètres. Les cinq mille suivants avoisinent les 6%, 8%,7%,8% et 9%.
Le changement de température et de paysage est frappant. Le brouillard ne laisse véritablement apparaître que les lacets de la route et les piquets d’enneigement. Tout le reste se confond entre brouillard et cailloux blancs. Le sommet, l’observatoire météo et ses tours relais demeurent invisibles. Le vent ne simplifie pas l’effort selon les virages.
C’est le moment de s’accrocher. Je m’alimente, remonte les fermetures éclair, serre les doigts dans les gants et descend d’un cran mes pignons arrière. Me voici donc sur l’avant dernier.
Bien m’en prend. J’aborde le début de ce second tronçon sans souffrance apparente. La suite sera plus difficile mais jamais je ne penserai arrêter ou mettre pied à terre. Non, au contraire, je ressens moi aussi, à sept ou huit à l’heure, une certaine griserie. Et double même trois ou quatre cyclos en mauvaise posture. L’un zigzague, l’autre a déchaussé, le troisième attend sa femme en VTT.
Je croise Denis sans deviner son formidable temps de montée : 1H 47. Peu adepte de l’attente dans le froid à 1912 mètres, il redescend vers le chalet Reynard.
Il m’encourage très fort comme il a fait spontanément avec tous. Il nous confiera ultérieurement son « plaisir d’avoir croisé tous les copains avec chacun au fond du regard l’intime conviction qu’il arriverait au sommet….vrai plaisir encore d’en avoir vu monter certains avec un sourire jusqu ‘aux oreilles … ».
Je devine qu’il pense à André et Xavier. Roulant sur deux kilomètres à une moyenne de 14 km /h, ils ont lâché Walter, décroché Bernard, rattrapé Francis, Hervé en proie à un moment à une petite fringale, Dany et Alain. André en parlera l’après midi comme de cinq kilomètres d’euphorie. Xavier comme de quatre car le Président en super forme l’a distancé dans le dernier. Résultat, 2H O3 pour l’un et 2H 05 pour l’autre. Hip, Hip, Hip, Hourra !
Pour Diable Rouge, les six derniers kilomètres s’avèrent terribles. « Je croyais que la montée était plus facile à partir du chalet Reynard, j’ai crû que la partie était gagnée. Loin s’en fallait… ». L’homme au P 38 puise en lui-même les ressources nécessaires pour boucler le parcours en 2 heures et 10 minutes.
Le brouillard et l’intensité de l’effort dans le dernier kilomètre m’empêchent de tourner la tête vers la stèle de Tom Simpson. Je pense avoir vu son nom écrit sur une ligne blanche tracée sur le sol à hauteur de son monument.
Je ne vois pas, non plus, auparavant la stèle érigée en mémoire du Gaulois Paul Kraemer. Ce membre des Audax- ces fous nocturnes- est décédé le 2 avril 1983. J’ignore aussi, malgré moi, celle de 1979 concernant les exploits des cyclos de Bruges.
J’aperçois par contre – et je ne suis pas le seul- deux cyclos déchargeant leur vélo de leur voiture, trois kilomètres avant le sommet. Sans commentaires. Plus un coureur à pied à l’allure soutenue et constante. Chapeau là.
En plein effort, j’entends soudain quelques clameurs féminines saluant plus haut, j’imagine, l’arrivée d’un coureur. Je me dis que le sommet se rapproche. Et pédale en conséquence.
Et oui. Voici les deux derniers virages et l’ultime coup de rein à donner, debout sur les pédales, pour arriver à hauteur des bâtiments et de la boutique. Pour le franchissement de la ligne.
Plusieurs copains, en sortant de la boutique de souvenirs me voient boucler mes tout derniers mètres. Je réponds à leur acclamation par un grand cri de satisfaction. Pose le vélo, récupère facilement et, à mon tour, pénètre quelques instants dans ce local à l’abri du vent et des moins deux degrés de la température extérieure. Plus de dix degrés de différence avec la plaine.
On se congratule sincèrement. Tous contents et un peu fiers de soi et du groupe. On prend le temps de discuter posément avec le marchand de charcuterie en train d’installer son étal. Il nous parle sangliers et saucisson de Beaufort. Avant de se pencher pour ramasser quelques papiers négligemment abandonnés par des touristes…. en voiture.
C’est sur, on arbore aussi un large sourire intérieur. Malgré le vent et le froid, chacun ressent en cet instant quelques gorgées de bonheur et autres plaisirs grandissimes.
On ne se prend pas pour Bobet, Robic, Charly Gaul, Raymond Poulidor, Eddy Merckx, Bernard Thévenet, Bernard Hinault, Marco Pantani tous vainqueurs de cette étape si particulière du Tour de France. On réalise simplement qu’à notre manière on a pris le même chemin.
Bien évidemment, la météo ne nous permet pas de jouer les touristes. D’apercevoir l’ancien observatoire, le centre de relais hertzien de France Télécom et les relais de transmission de l’armée et des chaînes de télé et radio. De nous rendre à la Chapelle Sainte Croix.
On rayonne quand même. Allez, disons le. La première tentative de groupe s’avère une première victoire. Et dans les meilleures conditions. Ce mythique Ventoux demeure pour tout cyclo une ascension légendaire avec l’Alpe d’Huez, le Tourmalet et le Puy de Dôme.
Notre Ventoux, on l’a tous gagné. On en revient tous vainqueurs. 10 sur 10 sur toute la ligne .Et maintenant, le Ventoux, c’est fait !