Récits de quelques escapades cyclo d'une équipe de copains du Conseil Général du TARN et de leurs potes...
Après un ravitaillement en eau offert par une habitante, les « 7 mercenaires » attaquent la montée vers Aspin. 5,5 kms à 8% de moyenne. Hervé et Sylvain forment le duo de tête . Ils arrivent au sommet après une pointe à 18 kms/h sur le dernier kilomètre.
Derrière, Alain perd de sa superbe. Denis remarque son allure déhanchée. Avant de lâcher prise, il conseille à André de reprendre calmement l’ami artisan au train. Conseil suivi et objectif atteint. André en profite dès lors pour suivre à distance la lutte des deux premiers.
Denis finit l’Aspin épuisé. Au point de perdre quelque peu l’équilibre en posant pied à terre. Il se décontracte en adoptant des postures rappelant les pratiquants du poirier ou de la prière musulmane.
Il entame une descente revancharde sur cette montagne qui l’a fait « si magnifiquement souffrir ».
A l’arrière, Walter et Bernard « se font l’Aspin en toute tranquillité »….
Un rôti pour quatre heures et neuf copains
A la sortie d’Ancizan, Xavier préfère renter directement vers Saint Lary. Il n’a pas dompté les crampinettes. Je poursuis seul vers Arreau et la route du col d’Aspin. Et y retrouve , au bout d’à peine 2 kilomètres de montée ( à 3%) , Denis puis Alain puis les cinq autres.
On rentre à bonne allure. Je me sens en forme. Walter, un peu moins par moments. Ce troisième col doit naturellement peser sur les jambes de l’homme au P 38. Je regrette de n’avoir pas accompli l’intégralité de la course mais manifestement j’aurais dû démarrer trois heures avant les autres.
De retour devant Vignemale 3, on s’occupe naturellement d’abord des vélos. Chacun d’entre eux retrouve ses conditions d’acheminement de l’aller. Et donc la remorque présidentielle à tracter par Hervé pour mon Concorde et les machines de Denis, Alain, Walter et Hervé.
On récupère ensuite les changées nous permettant après toilette de nous réinsérer dans la société des gens « propres sur eux ».
André nous cornaque pour la douche au camping (tout proche) 4 étoiles de la régie municipale de Saint Lary. On y remarque quelques camping cars dont un muni de tout l’attirail pour recevoir la télé par satellite. Je ne reconnais pas pour autant celui rencontré sur la route de la Hourquette.
Apparemment notre Président se trouve en pays de connaissance. ll doit y entretenir depuis longtemps des contacts avec des personnes débordant d’initiatives. Il s’est déjà procuré les jetons « eau chaude » avant même qu’on ne pense à s’en préoccuper auprès de la responsable de l’accueil. Et nous les distribue magnanimement.
Le sanitaire du camping nous séduit. Chaud et beau, comme on ne peut que le dire devant un bâtiment privilégiant intérieurement et extérieurement le matériau bois. La douche nous débarrasse de nos odeurs de fauves et de nos immédiates fatigues et contractions. Que c’est bon l’eau chaude qui coule sur nos carcasses !
Propres sur nous mais plus ou moins peignés, on sacrifie au rite des photos souvenirs avant de réinvestir l’appartement 10 de la résidence du Vignemale 3 . On marche de concert dans la rue, nos sacs à la main. Diable Rouge nous gratifie de quelques unes de ses facéties . L’homme, le sportif et notre comique troupier , sont tous en forme.
Il est à peu près 16 heures.A cette heure, les nourrissons allaitent et les bambins goûtent. Nous, on s’apprête à attaquer un repas d’amitié . Notre collation collective chez la Trémo-dream-team. Moment tout autant indispensable que le départ collectif du matin pour l’échauffement ou le regroupement en haut du col d’Azet .Sans lui, la journée resterait inachevée.
Françoise ,Madame Trémolières l’intendante, la femme et la mère de ces deux cyclo du même nom , a tout prévu : agencement du salon, pain, eau , vin, rôti, cornichons, chips, fromages et fruits . Le tout agrémenté d’un gâteau de Sylvie et d’une bouteille de Corbières offerte à nouveau par notre plus grand buveur d’eau, l’Ange Blanc.
On cause, on dévore, on boit, on rit, on finit tout ou presque .Le bonheur de la table partagée se ressent à chaque instant. L’heure tourne et on la laisse tourner jusqu’à près de 18 heures.
Le retour à cinq dans la Berlingo d’Hervé prolonge à souhait ce pur moment de camaraderie et d’amitié. On continue à tchatcher et à tirer ensemble des enseignements de cette journée. Sur le sport, la vie, l’éducation, l’alimentation…
Nos bilans sportifs ont beau rester disparates, on se sent plus que jamais tous co-acteurs d’une équipe cultivant plus que le simple goût de l’effort. Ou y associant le plaisir du partage de valeurs liées à l’amitié et au respect dans la différence. Différents, pas concurrents. Joli programme en ces temps d’affirmation constitutionnelle !.
On se souviendra tous de cette journée présidentielle à Saint Lary .Pas tous pareillement pour les bilans sportifs mais unanimement pour l’ambiance du groupe en tout moment . Et pour cette Hourquette d’ Ancizan qui sait si bien se faire désirer tout en restant longtemps distante. Et qui domptée, resplendit de naturel et dévoile tous ses attraits.
Nous la voulions. C’est fait. Ite missa est. Habemus bellessimam Hourquette ! André, prépare ta fumée blanche !